LIVRE XXVI, CIIAP. XIV. 7p
rents, c’cst une diose tres ddicate de bien po-ser le point auquel Ies lois de la natnre s’arre-tent, el oü les lois civiles commencent. Pottrcela il faut etabür des principes.
Le mariage du 111s avec la merc confondl’etat des cboses : le fils doit un respeet sausbornes a sa mere, la femme doit un respeetsans bornes ä son niari; le mariage d’une mereavec son lils renverseroit dans Tun ct dansl’autre leur etat naturel.
11 v a plus : la naliire a avanee dans les feirt-mes le temps oü elles peuvent avoir des en-fants; eile l’a recule dans les hommes ; et, parla meine raison, la femme eesse plutöt d’avoirceLte faeulte, et riiomme plus tard. Si le ma-riage entre la mere et le' fils etoit perrais, 11arriveroit presque toujours que lorsque leinari seroit eapable d’enlrer dans les vues dela nalure la femme n’y seroit plus.
Le mariage entre le pere el la lille repugnea la nature comine le precedent; mais il iv-jmgne moins, parcequ’il n’a poini res deuxobstacles. Aussi les Tarlares, qni peuventepouser leurs lilles(i), n’epousent-ils jamaisleurs meres, coinmc nous le voyons dans lesrelations ( 2 ).
(1) Gelte loi est bienvmcienne pavmi enx. Attila,ilit Priscus dans son ambassade, s aireta dans uncertaiu lieti |mur epouser Esca , sa lille: (..böse pcr-mise, dit-il, par les lois des Scytbes, p. 22.—(2) His-toire des Xattars, part. III, p. aöü.