LIVRE XXVI, C H A P. VIII. ’jl
civil ä la chose. Mais n’avoir attention qu’aulieu, c’est ne reflecliir ni sur la nature et ladefinition du vol, ni sur la nature et la defini-tion du sacrilege.
Comme le mari peut demander la Separationä cause de Finfideiite de sa femme, lafeimne lademandoit autrefois a cause de Finfideiite dumari (i). Cetusage, contraire a la dispositiondes lois( 2 ) romaines, s’etoit introduit dans lescours d’eglise (3), oii Fon ne voyoit que lesmaximes du droit canonique; et effeclivement^ä ne regarder le mariage qye dans des ideespurement spirituelles et dans le rapport auxclioses de l’autre vie, la violation est la meine.Mais les lois politiques et civiles de tous lespeuples ont avec raison distingue ces deuxclioses. Elles ont demande des femmes un de-gre de retenue et de continence qu’elles n’exi-gent point desliomines, parceque la violationde la pudeur supjiose dans les femmes un re-noncement a toutes les vertusparceque lafern nie, en violant les lois du mariage, sort del’etat de sa dependanc? naturelle; parceque lanature a marque Finfideiite des femmes pardes signes certains, outre que les enfants adul-terins' de la femme sollt necessairement aumari et a la cliarge du mari, au lieu que les
(i) Beaumanoir, ancienne Coutnme deBeauvoisis,cli. XIIII.—( 2 ) Leg. I, cod. ad /eg. Jul. de adult.—(3) Aujourd’hni, en France, elles ne connoissentpoint de ces clioses.