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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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XIVitE XXVI, CHIP. VI. 67

wie eonsöquence de la loi naturelle ; ce quinest pas.

La loi naturelle ordonne aux peres de nour-rir leurs enfants, mais eile noblige pas de lesfaire lieritiers. Le partage des biens, les loissur ce partage, les successions apres la mortde celui qui a eu ce partage; tout cela ne peutavoir eie regle que par la societe, et par con-sequcnt par des lois politiques ou civiles.

II est vrai que lordre politique ou civil de-mande souvent que les enfants succedent auxperes, maisü,ne lexige pas toujours.

Les lois de nos ftefs ont pu avoir des raisonspour que Iaine des m;\les, ou les plus prochesparentspar mäles, eussent tout, et que Iesfulesneussent rien: et les lois des Lombards (i) ontpu eil avoir pour que les soeurs, les enfantsnaturels, les autres parents, et ä leur defautle fisc, concourussent avec les filles.

11 fut regle dans quelques dynasties de laChine que les freres de 1empereur lui succe-deroienl, et que ses enfants ne lui succede-roient pas. Si lon vouloit que leprince eulunecertaine oxperience, si Fon craignoit les mino-rites, sil falloit prevenir que des eunuques neplacassent successiveinent des enfants sur letrone, on put tres bien etablir un pareil ordrede succession; et qnand quelques ( 2 ) ecrivains

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(1) Liv. Tt, tit. XIV, §. 6, 7, et (2) Le P. duHalde, sur la seconde dyrmstie.