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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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LIVRE XXVI, CHAP. III. 63

une lille dont lenfant a peri, en cas quelle11ait fjoinl. declare au magistrat sa grossesse ,nest pas moins eontraire a ln defense natu-relle. II suffisoit de lobliger den instruier .unede ses plus proehes parentes , qui veillat a laConservation de lenfant.

Quel autre aveu pourroit-dle faire dnns cesupplice de in pudeur naturelle? Leduration.a augmcnte en eile lidee de la Conservationde cette pudeur; et a peine dans ces momentsest-il restr en eile une idee de la perte de la vie.

On a beaucoup parle dune Ioi dAngle-terre(i) qui perinettoit a une iille de sept ansde se choisir un mari. Cette ioi etoit revol-tante de deux manieres : eile navoit aueunegard au temps de la malurite que la nature adounee ä lesprit, ni au temps de la maluritequelle a donncc au corps.

Un pere pouvoit, chez les Romains, obli-ger sa fille ä repudier son mari (2), quoiquileüt lui-meme consenti au mariage. Mais il est,contre la nature que le divorce soit mis entreles mains dun tiers.

Si le divorce est conforme a la nature, ilne Test que lorsque les deux parties, bu aumoins une delles, y consentent; et, lorsque nilune ni lautre ny consentent, cestun monstre

( 1 ) M. Bayle, (laus sa Critique (le riiistoire duCalvinisme, parle de cette loi, p. 2g3.( 2 ) Voyez laloi V, au code de repndiis et judicio de moribusSublato.