58 de l’esprit des eois.condamnerent et les accuses qui souffrirent,entre les lois civiles et celles de la religion.
CHAPITRE X Y.
De la propagation de la religion.
Tods les peuples d’orient, excepte.les malio-melans, croient toutes les religions en elles-memes indifferentes. Ce n’est que comme cli an-gement dans le gouvernement qu’ils craignent1’etaLIissement d’une autre religion. Cliez lesJaponais, oü il y a plusieurs sectes et oü i’etata eu si long-temps eh clief eeclesiastique, onne dispute jamais sur la religion (i). II en estde meine cliez les Siamois( 2 ). Les Calmouks (3)font plus; ils se font une affaire de consciencede souffrir toutes sortes de religions. A Cali-cutli, c’est une maxime d’etat, que toute reli-gion est honne (4).
Mais il n’en resulte pas qu’une religion ap-portee d’un pays tres eloigne, et totalementdifferent de climat, de lois, de nioeurs, et demanieres, ait tout le succes que sa saintetedevroit lui promettre : cela est sur-tout vraidans les grands empires despotiques: on tolered’abord les etrangers, parcequ’on ne fait pointd’attention a ce qui ne paroit pas blesser lapuissanee du prince; on y est dans une igno-
(i) Y'oyez Kempfer.— (2) Memoires du comtede Forbin.—'3) Histoire des Tattars , part, Y.—-( 4 ) Yoyage de Francois IVrard, eil. XXYIi.