r I.ITU XXV, CH AP. II. 87
nous-memes d’avoir ete assez intelligents pouravoir choisi une religion qui tire la divinitede i’humiliation oü les autres l’avoient mise.Nous regardons l’idolatrie cornine la religiondes peuples grossiers; et la religion qui a pourobjet 1111 etre spirituel, comme celle des peu-ples eclaires.
Quand, avec l’idee d’un etre spirituel*su-prcme qui forme le dogme, nous pouvonsjoindre encore des idees sensibles qui entrentdans le culte, cela nous donne un grand atta-chement pour la religion , parceqae les motifsdont nous venons de parier se trouvent jointsa notre pencliant naturel pour les choses sen-sibles. Aussi les catboliques, qui 011t plus decette Sorte de culte queles protestants,sont-ilsplus invinciblement attaehes ä leur religionejue les proteslants nelesontala leur, et pluszeles pour sa propagation.
Lorsque (1) le peuple d’Ephese eut apprisque les peres du concile avoient decide qu’onpouvoit appeler la Vierge mere de Dien , il futtransporte de joie ; il baisoit les mains descveques, il einbrassoit leurs genoux, tout re-tenlissoit d’acclamations.
Quand une religion intellectuelle nousdonne encore l’idee d’un clioix fait par la divi-nite, et d’une distinction de ceux qui la pro-fessent d’avec ceux qui ne la professent pas ,cela nous attaclie beaucoup ä cette religion.
(1) Lettre de S. Cyrille.
4 .