LIVKE XXIV, CHIP. VI. l3
pcnseroient devoir a la patrie. Les principesdu cliristianisme, bien graves dans ie coeiir,seroient infiniment plus forts que ee faux hon-neur des monarchies, ces vertus liumaines desrepubliques, et cette crainte servile des etatsdespotiques.
II est elonnant qu’on puisse iniputer a cegrand liomme d’avoir meconnu l’esprit de sapropre religion, qu’il n’ait pas su distinguerles ordres pour l’etablissement du cliristia-nisme d’avec le cliristianisme meme, ni lespreceptes de l’evangile d’avec ses conscils.Lorsque lc legislateur, au lieu de donner deslois, a donne des conseils, c.’est qu’il avu queses conseils, s’ils etoient ordonnes comme deslois, seroient contraires al’esprit de ses lois.
CH AP IT RE VII.
Des lois de perfectlon dans la religion.
Les lois liumaines , faitcs pour parier a l’es-prit, doivent donner des preceptes, et pointde conseils: la religion , faite pour parier aucoeur, doit donner beaucoup de conseils, ctpeu de preceptes.
Quand par exempie eile donne des regles,non pas pour le bien, mais pour le meiileur,non pas pour ce qui estbon, mais pour cequiest parfait, il esl: convenable que ce soient desconscils et non pas des lois; car la perfectionne regarde pas l’unii ersalilc dps hommes iiides clioses. De plus, si ce soiit des lois, il <n