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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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6 DE l ESPRIT DES I.OIS.

theologien , mais ecrivain politique, il pour-j oit y avoir des choses qui ne seroient entiere-xnent vraies cjue dans une facon de penser hu-maine, nayant point ete considerees dans lerapport avec des verites plus sublimes.

A legard de la vraie religion, il ne faudraqne tres peu dequite pour voir que je nai ja-mais pretendu faire ceder ses inte reis aux iu-terets politiques, mais les unir : or, pour lesunir, il faut les connoitre.

La religion chrctienne, qui ordonne auxliommes de saimer, veut sans doute que cha-que peuple ait les meilleures lois politiques etles meilleures lois civiles, parcequelles sont,apres eile, le plus grand bien que les hommespuissent donner et recevoir.

CHAPITRE II.

Paradoxe de Bayle.

M . Bayle (x) a pretendu prouver qnil va-loit mieux etre athee quidolätre, cest-ä-dire,en dautres termes, quil est moins dangereuxde navoir point du tout de religion que denavoir une mauvaise.« Jaimerois mieux, dit-il,« que lon dit de moi que je nexiste pas, que si«lon disoit que je suis un mechant homme. »Ce nest quun sophisme fonde sur ce quilnest daueune utilite au genre humain quelon croie quun certain homme existe, aulieu

(1) Pensees sur la comete, etc.