270 hf. i.’esprit des lois.riz (1), <‘st sujelte a des famines frequentes.Lorsque le peuple meurt de faim, il se dis-perse pour clierelier de quoi vivre; il se formede Loutes parts des Landes de irois , qualre oucinq voleurs. La plupart sont d’abord exter-liiinees ; d’autres se grossissent, et sont exter-minees encore. Mais , dans im si grand 110m-Lre de provinccs, et si eloignees, il peut arri-ver que quelque troupc fasse fortune. Elle seinaintient, se fortilie , se forme en eorps d’ar-mee, va droit ii lacapitale, et le chcfmontesur le tröne.
Telle estla naturede lacliosc, quelemau-vais gouvernement y est d’abord puni. Le des-ordrey nait soudain,parceque ce peuple pro-digieux y manque de subsislanee. Ce qui faitque, dans d’autres pays, on revient si diffici—lnnent des abus, c’est qu’ils 11’y onl pas deseffets sensibles : le prinee n’y est pas averlid’une maniere prompte et eclalante, comme ill’est ä la Chine.
11 ne sentira point, comme 110s princes, que,s’il gouverne mal, il sera moins lieureux dansl’autre s ie, moins puissant et moins riebe danscelle-ei : il saura que, si son gouvernement11’est pas bon, il perdra l’empire et la vie.
Comme, malgre les expositions d’enfants ,le peuple augnrente toujours ä la Chine (2), il
(1) Yoyezci-apres, 1 . XXIII, c. XEY.—(2) Yoyt 1 /,le memoire d’uu TsonyO ou pour cju’ou defriclie.Lettres edilianles, vinip-imieme recueil.