iivre viii, chap. xix. 267polique dans celui ([ui gouverne. II faut que lapromptilude des resolutions supplee ä la dis-lance des lieux oü eiles sont envoyees; que lacvainte empeche la negligence du gouverneurou du magistrat eloigne; que la loi soit dansune seule tele; et qu’elle change sans cessecomme les accidents, qui se multiplient tou-jours dans l’etat ä proportion de sa grandeur.
CIIAPITRE XX.
Cousequences des clnipiti-es pvecedents.
Q OE si la propriete naturelle des petits etatsest d’etre gouvernes en republique ; celle desmediocres, d’etresoumis a un monarque; celledes grands enipires, d’etre douilnes par undes])ote; il suit que, pour conserver les prin-cipes du gouvernement etabli, il laut mainte-nir l’etat dans la grandeur qu’il avoit deja; etque cet elat cliangera d’esprit a mesure qu’onrctrecira ou qu’on etendra ses limites.
< CHAPIT R E XXI.
De I’empire de la Chiue.
Avant de finir ce livre, je repondrai a uneobjecLion (|u’on peut faire sur tout ce que j’aidit jusqu’ici.
Wos inissionnaires nous parlent du vasteempire de la Cliine comme d’un gouvernementadmirablc, qui mele ensemble dans son ])rin-cipe la crainte, rhonneur et la vertu. J’ai donc