Proprietes distiuctives de la monarchie.
Un etat monarchique doit etre d’une gran-deur mediocre. S’il etoit petit, il se formeroiten republiqne; s’il etoit fort etendu, les prin-cipaux de l’etat, grands nar eux-memes, n’e-tant j>oiiit sous les yeux du prince, ayant lern-eour hors de sa cour, assures d’ailleurs contreles executions promptes par les lois et par lesmosurs, pourroient cesser d’obeir; ils ne crain-droient pas une punilion irop lente et iropcloignee.
Aussi Charlemagne eut-i! a peine fonde sonerapire, qu’it fallut le dlviser; soit queles gou-xerneux’s des provinces n'obeissent pas, soitque,pourles faire mieux obeir, il füt necessaircde partager l’em[)ire en plusieurs royaunies.
Apres la mort d’Alexandre, son empire futpartage. Comment ces grands de Grece et deMacedoine, libres, ou dumoins chefs des con-querants repandus dans cette vaste conquete,auroient-ils pu obeir?
Apres la mort d’Atlila, son empire fut dis-sous : tant de rois qui n’etoient plus contenusne pouvoient point reprendre des chaines.
Le prompt etablissement du pouvoir sansbornes est le remede qui, dans ces cas, peutprevenir la dissolution : nouveau malheurapres celui de l’agrandissement!
Les fleuves courent se meler dans la mer,
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1SPR. UES LOIS. I.