aß4 de l’esprtt des lois.de Lacedemone etoit la liberte; le seul avan-tage de sa liberte, c’etoit la giolre.
Ce fut l’esprit des republiques grecques dese contenter de leurs terres comme de leurslois. Athenes prit de l’ambition, et eil donna äLacedemone; mais ce fut plutot pour Com-mander a des peuples libres que pour gouver-ner des esdaves, plutot pour etre ä la tete del’union que pour la rompre. Tout fut perdulorsqu’une monarcbie s’eleva; gouvernementdont l’esprit est plus tourne yers l’agrandis-sement.
Sans des circonstances particulieres (i), ilest difficile que tout autre gouvernement queie republicain puisse subsister dans une seuleville. Un prince d’un si petit etat chercheroitnaturellement ä opprimer, parcequ’il auroitune gründe puissance et peu de moyens pouren jouir ou pour la faire respecter : il fouleroitdoncbeaucoup ses j)eu]>les. D’un autre röte,un tel prince seroil aisement opprime par uneforce etrangere, ou meine par une force do-mestique; lepeuple pourroit ä tous les instant»s’assembler et se reunir contrc lui: or, quandun prince d’une ville est cbasse de sa ville, leproces est fini; s’il a plusieurs viiles, le procesn’est que connnence.
(i) Comine quaml un petit souverain se maintienteutre deux. grands etats par leur jalousie mutuelle ;mais il n’existe que precairemeut.