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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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257
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I.IVRE VIII, CH AP. XI. 2D7

Une institutionpareille, qui etablissoitla sedi-tion pour empeeber labus du pouvoir, sem-bloit devoir renverser quelque republique quece !üf: eile ne detruisitpas celle de Crete. Yoicipourquoi (1).

Lorsque les anciens vouloient parier dunpeuple qui avoit le plus grand amour pour !apatrie, ils citoient les Cretois. La patrie, di-soit Platon (2), noin si lendre aux Crelols. IlsTappeloien t dun noin qui exprime Tamourdune mere pour ses enfants ( 3 ). Or, Tamourde la patrie corrige tout.

Les lois de Pologne 011t aussi leur insurrec-tion. Mais les inconvenienls qui eil resultentfont bien voir que le seul peuple de Crete etoiten etat demployer avcc succes un pareil re-in ede.

Les exercices de la gymnastique etablis eher,les Grecs ne dependirent pas moins de la bun-te du principe du gouvernement. « Ce furent'< les .1 acedeinoniens et, les Cretois, dit Pla-« ton ( 4 ), qui ouvrirent ces academies faiuen-« ses qui leur firent lenir dans le monde un« rang si dislingue. La pudeur salarma da-« bord, rnais eile ceda ä Tutilite publique. » Du

( 1 ) Oq se l'eunissoit toujours dabord contre lesennemis du dehors ; ce qui sappeloit syncrelisme.Plutarque, Moral, p. 88. ( 2 ) Republique, 1. IX.(3) Plm., Moral., an traite, Si lkomme dagedoit se melerdes affairespubliques.(4) Repub.liv. V.

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