I.IVRE VIII, CH AP. XI. 2D7
Une institutionpareille, qui etablissoitla sedi-tion pour empeeber l’abus du pouvoir, sem-bloit devoir renverser quelque republique quece !üf: eile ne detruisitpas celle de Crete. Yoicipourquoi (1).
Lorsque les anciens vouloient parier d’unpeuple qui avoit le plus grand amour pour !apatrie, ils citoient les Cretois. La patrie, di-soit Platon (2), noin si lendre aux Crelols. IlsTappeloien t d’un noin qui exprime Tamourd’une mere pour ses enfants ( 3 ). Or, Tamourde la patrie corrige tout.
Les lois de Pologne 011t aussi leur insurrec-tion. Mais les inconvenienls qui eil resultentfont bien voir que le seul peuple de Crete etoiten etat d’employer avcc succes un pareil re-in ede.
Les exercices de la gymnastique etablis eher,les Grecs ne dependirent pas moins de la bun-te du principe du gouvernement. « Ce furent'< les .1 acedeinoniens et, les Cretois, dit Pla-« ton ( 4 ), qui ouvrirent ces academies faiuen-« ses qui leur firent lenir dans le monde un« rang si dislingue. La pudeur s’alarma d’a-« bord, rnais eile ceda ä Tutilite publique. » Du
( 1 ) Oq se l'eunissoit toujours d’abord contre lesennemis du dehors ; ce qui s’appeloit syncrelisme.Plutarque, Moral, p. 88.— ( 2 ) Republique, 1. IX.—(3) Plm., Moral., an traite, Si lkomme d’agedoit se melerdes affairespubliques. —(4) Repub.liv. V.
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