DE l’eSPKIT DES LOIS.
« Soüi, dit un auteur cliinois, c’est qu’au lieu« de se borner, comme ies anciens, ä une in-« spection generale, seule d: gne du souverain,
« les ])rinces voulurent gouverner tout imme-« diatement par eux-memes (i). n L’auteur clii-nois nous donne ici la cause de la corruptioneie presque loutes les monarchies.
La monarclile se perd lorsqu’un prince croitqu’il montre plus sa puissance en changeantl’ordre des choses qu’en le suivant; lorsqu’ilöte les fonctlons naturelles des uns pour lesdünner arbitrairement ä d’auti’es, et lorsqu’ilcst plus amoureux de ses fantaises que de sesvolontes.
La monarcliie se perd lorsque le prince,rapportant tout uniquement ä lui, appelle l’e-lat ä sa capitale, la capitale ä sa eour, et la coura sa seule personne.
Enfin eile se perd lorsqu’un prince mecon-noit son autorile, sa Situation, l’amour de sespeuples, et lorsqu’il ne sent pas bien qu’unxnonarque doit se juger en sürete, comme undespote doit se croire en peril.
CHAP1TRE VII.
Continuation du merne snjet.
Ije principe de la monarcliie se corromptlorsque les premieres dignites sont les mar-
(i) Compilation d’ouvragcs iaits bous lrs Ming ,rappar'.cs put le I’. du Halde.