LIVRE VIII, CHIP. v. a5 1
sent plus sentir aux nobles les perils et les fa-tigues du commandement que ses delices, etsi Fetal est dans une teile Situation qu’il aitquelque chose ä redouler, et que la süretevienne du dedans et l’incertitude du deliors.
Comme une certaine confiauce fait la gloIreet la sürete d’une inonarchiegil faul au con-traire qu’une republique redoute quelque cho-se (i). La crainte des Perses maintint les loischez le.s Grecs. Cartliage et Rome s’intimide-rent l’une l’autre, et s’affermirent. Chose sin-guliere ! plus ces elats onl de sürete, plus,comme des eaux trop tranquilles, ils sont su-jets a se corrompre.
CHAPITRE VI.
De la corruption du principe de la monarcliie.
Comme les democraties seperdent lorsque lepeuple depouille le senat, les magislrats et lesjuges, de leurs fonctions; les monarcliies secorrompeiit lorsqu’on ote peu ä peu les prero-gatives des corps ou les Privileges des villes.Dans le premier cas, on va au despotisme detous; dans l’autre, au despotisme d’un seid.
« Ce qui perdit les dynasties de Tsin et de
(i) .Tustin attribue ä la raort d’Epaminondas l’ex-tinction de la vertu ä Atbenes. N’ayaut plus d’emu-lation, ils depenserent leurs revenus eu fetes, fre-quentiüs ccenam quam castj'a Wisentes. Pour lo; sles Macedouiens sortirenl de l’obscurite. Liv- YI.