LIVRE VI, MAP. XXI. ai7
^ouvs un bonheur pour eux d’avoir l’occasion<le Fexercer; et on le peut presque toujoursdans nos conlrees.
On leuv disputera peut-etre quelqne bran-clie de Fautorild , presque jainais Fautoriteentiere; et si quelquefois ils combattent pourla couronne , ils ne combattent point pourla vie.
Mais, dira-t-ou, quand faut-il punir? quandfaut-il pardonner? (Fest une cliose qui se faitimeuxscntirqu’elle ne peut seprcscrire. Quandla clemence a des dangers, ces dangers sonttrcs visibles; on la distingue aiseinent de cetlefoiblesse qui mene le prince au mepris et äJ’iinpuissance meine de punir.
L’empereur Maurice (i) prit la resolutionde ne verser jamais le sang de ses sujets. Anas-tase (a) ne punissoit point les crimes. Isaacl’Ange' jura que, de son regne, il ne feroitniourir personne. Les empereurs grecs avoientoublie que ce n’etoit pas en vain qu’ils por-toient l’epee.
(i) Evagre, Histoire.—(2) Eragm. de Suidas, dansConst. Porphyrog.