LIVRE VI, CHAP. XIX. 2l5
aulres lui donnent presque toujours des tem-perainen Is.
La loi des douze tables en admettoil deux;eile ne condamnoit au talion qne lorsqu’onn’avoit pu appaiser celui qui se plaignoit (i).On pouvoit, apres la condamnation, payerles dommages et inlerets (2), et la peine cor-jiorelle se convertissoit en peine pecuniaire ( 3 ).
CHAPITRE XX.
De la punition des peres pour leurs enfants.
On punit ä la Chine les peres pour les faulesde leurs enfants. C’etoit l’usage du Perou (/i).Ceci est encore tire des idees despotiques.
On a beau dire qu’on punit a la Chine lepere pour n’avoir pas fait usage de ce pouvoirpaternel que la nature a etabli, et'que les loismeines y ont auginenle; cela suppose loujoursqu’il 11’y a point d’honneur cliez les Chinois.Parmi nous, les peres dont les enfants sontcondamnes au supplice, et les enfants ( 5 ) dontles peres ontsubi le meine sort, sont aussi pu-nis par la honte qu’ils le seroient a la Chinepar la perte de la vie.
( 1 ) Si membrum rupit, lii cum eo pacet, talioesto. Aulu-Gelle, liv. XX, cliap. I. — ( 2 ) Ibid. —■(3) "Voyez aussi la loi des Wisigotlis, 1. "VI, tit. IV,§. 3 et 5.—( 4 ) Voyez Garcilasso,Histoire des guerrescivilcs des Espagnols.—(ä) Au lieu de les punir,disoit Platon , il faut les louer de ue pas rcssemblerä leurpere. Liv. IX des Lois.