2o8 T)F. l’f. SPEIT DES I, OIS.
riots , que ce fut le premier et le dernier sup-])lice oü l’on tdmoignaavoir perdu la memoirede l’hümanite. II se trompe: la loi des douzetablesest pieinededispositionstrescruelles(i).
Celle qui ilecouvre le inieux le dessein desdticemvirs est la peine capitale prononcee con-tre les auteurs des libelles et les poeles. Celan’esl gtiere du genie de la republique, oü lepeuple aime a voir les grands liumilies: maisdes gens qui vouloient renverser la liberteeraignoienl des ecrits qui pouvoient rappeierl’ospril de la liberte (2).
Apres l’expulsion des decemvirs, presqueloules les lois qui avoient fixe les peines fu-rent ötees. On ne les abrogea pas expresse-ment; niais,la loi Porcia avant defendu demettre ä mortun citoyen romain, elles n’eu-rent plus d’application.
Voila le temps auquel 011 peut rappeier ceque Tite-Live ( 3 ) dit des Romains, que ja-mnis jteuple 11’a plus aime la moderation despeines.
Que si l’on ajoute a la douceur des peinesle droit qu’avoit im accuse de se retirer avantle jugement, on verra bien que les Romainsavoient suivi cet esprit que j’ai dit etre nalurela la republique.
(1) Ou y trouve le supplice du feil, des peinesprescpie tonjours capitales, le vol puni de mort, etc.—(2) Sylla, anime du meiue esprit que les decem-virs, augmenta coinme eux les peines eoutre lesecrivains satyriques.—( 3 ) Liv. I.