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LIVRE VI, CITAP. XIV.
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consuls ä la proposer, parceque le tribunC. Cornelius avoit resolu de faire etablir despeines terribles coiilrc ce crime, a quoi lepeuple etoit fort porte. Le Senat pensoit quedes peines immoderees jelteroienl bien la ler-rcur dans les esprits, mais qu’elles auroientcet effet, qu’on ne Lrouveroil plus personnepour accuser ni pour condamner; au lieuqu’en proposant des peines modiques, 011 au-roit des juges et des accusateurs.
CII AP IT RE XY.
Des lois des Romains ii l’egard des peines.
Je me trouve fort dans mes maximes lorsquej’ai pour moi les Romains ; el je crois que lespeines tiennent a la nature du gouvernement,lorsque je vois ce grand penple ebanger cete.gard de lois civiles a mesure qu’il eliangeoitde lois poliliques.
Les lois royales, faites pour un peuple com-pose de fugitifs, d’esclaves el de brigands,furent tres severes. L’esprit de la republiqueauroit demanile que les decemvirs n’eussentpas mis ces lois dans leurs douze tables; maisdes gens qui aspiroient ä la tyrannie n’avoientgarde de suivfe l’esprit de la republique.
Tite-Live (1) dit, sur le supplice deMetiusSuffetius, dictateur d’Albe, qui fut condamndpar Tullns Iloslilius a etre tire par deux clia-
(i) Liv. I.