LIVRE VI, CII AP. i. 181
trictiöns, d’extensions, qui nmltiplicnt les casparticuliers, et seinbient faire un art de la rai-son mime.
La difference de rang, d’origine, de condi-tion , qui est etablie dans le gouveriiemelit mo-narcbique, entrafne souVeiit des distinctioii'sdans lamature des biens; et des lois relativesä la Constitution de cet etät peuvent augmen-ter le nombre de ces distinctions. Ainsi, parminons, les biens sont propres, äcquets ou con-quets dotaux, pafapbernaux, paternels et ma-• ternels; meubLes de plüsieurs especes; libres,snbstitues, du lignäge ou non; nobles en franc-aleu, ou roturiers; rentes foncieres, ou con-stituees ä prix d’argent. Cliaque sorte de bienest soumise ä des regles particulieres; il fautles suivre pour en disposer; ce qui öte encorede la simplicite.
Dans nos gouvernernents, les fiefs sont de-venus hereditaires. II a fallu que la noblesseeftt. une ccrtaine consistance, afin que le pro-prietaire du fief fut en elat de servir le prince.Cela a du produire bien des Varietes: pär exem-pie, il y a des pays oü I on n’a pü partagerles fiefs entre les freres; dans d’autres, les ca-dets ont ]ju avoir leur subsistance avec plusd’etendue.
Le nionarqüe, qui connoit chacune de sesprovinees, peut etablir diverses lois ou souf-frir differentes coutumes. Mais le despofe neconnoit rien et ne peut avoir d'attention surrien; il lui faut Une allure generale; il gouverne
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