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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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175
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LIVRE V, ClIAP. XII. 175

Seconde question. Esl-ce ime bonne nia-xime quun eitoyen puisse etre oblige daccep-ter dans larmee «ne place inferieure ä cellequil a occupee? On vöyoit sonvent, chez lesRomains, le capitaine scrvir iannee dapressous son lieutenant (1). Cest que, dans les re-publiques,la vertu demande quon fasse a le-tat un sacrilice continuel de soi-meme et de sesrepugnances. Mais, dans les monarcliies,riion-neur, vrai ou faux, ne peut souffrir ce quil ap-pelle se degrader.

Dans les gouvernements despotiques,lon abuse egalement de lltonneur, des posteset des rangs, 011 fait indifferemment dun priu-ce un goujat, et dun gonjat un prince.

Troisieme question. Mettra-t-on sur unemeine tete les emplois civils et militaires ? ilfaut les unir dans la republique, et les separerdans la monarchie. Dans les republiques il se-roit bien dangereux de faire de la professiondps armes un etat particulier distingue de ce-lui qui a les fonctions civiles; et dans les 1110-narcbies il ny auroit pas moins de peril ä don-ner les deux fonctions ä la meine personne.

On ne prend les armes dans la republiquequen qualite de defenseur des lois et de la pa-

(1) Quelques eenturions ayaut appele au peuplepour demander leiuploi quils avoieuL eu: « Il cst<' juste, mes compagnous , dit un centurion, rpie« vous regardiez comnie lionorables Lous les postes" vous delcndrez la republique. » Tite-Live,liv. ULII.