DE L ESPRIT DES LOIS.
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le commerce n’y ont-elles guere de lieu; ellesse reduisent ä la simple police.
Le gouvernement ne sauroit etre injustesans avoir des mains qui exercent ces injus-tices : or il est impossible que 1 ces mains nes’emploient pour elles-memcs. Le peculat estdonc naturel dans les etats despotiques.
Ce crime y etant le crime ordinaire, les con-fiscations y sont utiles. I J ar-]ä on console lepeuple ; l’argent qu’on en tire est un tributconsiderable que le prince leveroit diflieile-mcnt sur des sujets abynuis: il n’y a meine,dans ce pays , aucunc famille qu’on veuillecon Server.
Dans les etats moderes , c’est tout autrecliose. Les confiscations rendroient la pro-priete des bieus incertaine ; eiles depouille-roient des enfants innocents, elles detruiroientnne famille lorsiju’il ne s’agiroit que de punirun coupable. Dans les republiques, elles fe-roieiit le mal d’öter l’egalite qui en fait l’ame,en privant un citoyen de son necessaire pliy-sique (1).
Une loi romaine veut(2)qu’on ne confisqu-eque dans le cas de crime de lese - majeste aupremier clief. Il seroit souvent tres sage desuivrc l’esprit de cette loi, et de borner les
(x) tl me semble xpi’on aimoit trop les conlisca-tious dans la x-epublique d’Atlienes.—(2) Autlient.bona damnalorwn. (Jod. de bon. proscripl. seudamn. 1