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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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DE L ESPRIT DES LOIS.

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le commerce ny ont-elles guere de lieu; ellesse reduisent ä la simple police.

Le gouvernement ne sauroit etre injustesans avoir des mains qui exercent ces injus-tices : or il est impossible que 1 ces mains nesemploient pour elles-memcs. Le peculat estdonc naturel dans les etats despotiques.

Ce crime y etant le crime ordinaire, les con-fiscations y sont utiles. I J ar-]ä on console lepeuple ; largent quon en tire est un tributconsiderable que le prince leveroit diflieile-mcnt sur des sujets abynuis: il ny a meine,dans ce pays , aucunc famille quon veuillecon Server.

Dans les etats moderes , cest tout autrecliose. Les confiscations rendroient la pro-priete des bieus incertaine ; eiles depouille-roient des enfants innocents, elles detruiroientnne famille lorsijuil ne sagiroit que de punirun coupable. Dans les republiques, elles fe-roieiit le mal döter legalite qui en fait lame,en privant un citoyen de son necessaire pliy-sique (1).

Une loi romaine veut(2)quon ne confisqu-eque dans le cas de crime de lese - majeste aupremier clief. Il seroit souvent tres sage desuivrc lesprit de cette loi, et de borner les

(x) tl me semble xpion aimoit trop les conlisca-tious dans la x-epublique dAtlienes.(2) Autlient.bona damnalorwn. (Jod. de bon. proscripl. seudamn. 1