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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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167
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tnitE V, C.HAP. XV. 167

Elle entre nalurellement dans les gouver-nemenls moderes ( 1 ) , et sur-tout dans lesrcpubliques , ä cause de la plus grande con-liance que lon doit avoir dans ia probite desciloyens, et de la douceur que doit inspiverwie forme de gouvernement que cliacun sem-ble setre donnee lui-memc.

Si, dans la republique romaine, les lcgis-lateurs avoient elabli la cession des biens (2),on ne seroit pas tombe dans taut de seditionset de discordes civiles, et Ton nauroit pointcssuye les dangers des maus, ni les perils desremedes.

La pauvrele et Fincertitude des fortunesdans les etals dcspotiques y naturalisent lu-sure, cliacun augmentant leprix de sonargenta proportion du peril (piil y a a le preter. Lamiserevicnt donede toulesparls dans cespaysmalheureux , tout y est eite , jusquä la res-source des empcunts.

II arrive de Ja quun marcband 11y sauroitfaire un grand commerce ; il eil au jour lajournce: sil se cliargeoit de bcauconp de mar-ebandises, il pordroit plus par les interet.squil donneroil jiour les payer, quil ne gagne-roit sur les marebandises. Aussi les lois sur

(1) 11 en est de meine des atermoicnicnts dans lesbanepteronres de bonne foi.(2) Elle ne ful etablieqne par la loi Julia, de cessione bonorum . O11 evi-toil. la prison, et la cession de biens ne toi f pas igno-nüuieuse. Cod. liv. II, tit. XII.