livre v, chap. xr. i57
Comme les peuplcs qui vivent sous uneboime police sont plus lieurcux que ceux qui,saus regio et sans eliefs, errent dans lesforets;aussi les inonarques (|ui vivent sous les loisfundamentales de leur etat sont-ils plus heu-reux que les princes despotiques qui n’ontrien qui puisse regier le cceur de leurs peuplesni ie leur.
CIIAPITRE XII.
Continualion du meine sujet.
Qu’o n u’aille point clierclier de la magnani-mite dans les etats despotiques; le prince n’ydonneroit point une grandeur qu’il n’a paslui-meme : ehez lui il n’y a pas de gloire.
C’est dans les monarcliies que l’on verra au-tour du prince les sujets recevoir ses rayons ;c’est lä que chacun, lenant, pour ainsi dire ,un plus grand espace, peut exercer ces vertusqui donnent a l’ame, non pas de l’indepen-dance, niais de la grandeur.
CIIAPITRE XIII.
Idee du despotisme.
Q u a n d les sauvages de la Louisiane veulentavoir du fruit, ils coupent Farbre au pied, etcueillent le fruit (i ). Voilä le gouvernementdespotique.
(i) .Luttres edif. tome II, page 3ia.
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liSfR. DES LOIS. I.