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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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1TYRE V, CTIAP. VII. l4l

la vertu, la gravite, les Services, donnent en-tree; les senateurs,exposes ;i la vue da pcuplecojnme les simulacres (les dieux, inspirerontdes sentiments qui seront portes dans le seinde loules les familles.

II fant sur-tout que ce Senat s’altaelie auxinstitutions anciennes, et fasse en Sorte quele pcuple et les magistrats ne s’en departentjamais.

II y a beaucoup h gagner, en fait de moeurs,ä garder les coutumes anciennes. Comvne lespeuples corrompus font rarement de grandeschoses, qn’ils n’ont guere etabli de societes,fonde de villes, donne de lois; et qu’au con-traire ceux qui avoient des moeurs simjiles etausteres ont fait la pliqiarldes etablissements;rappeier les liomines aux maximes anciennes,c’est ordinairement les ramcner a la vertu.'

De plus, s’il y a eu quelque revolution , etque Ton ait donne ä l’etat une forme nouvelle,cela n’a guere pu se faire qu’avec des peineset des travaux infinis, et rarement avec l’oisi-vete et des moeurs corrompues. Ceux meinequi ont fait la revolution ont voulu la fairegoufer, et ils n’ont guere pu y rt ussir que parde bonnes lois. Les institutions anciennes solltdonc ordinairement des corrections, et lesnouvelles , des abus. Dans le cours d’un longgouvernement, 011 va au mal par une penteinsensible, et on ne rempnte au bien que parun effort.

On a doute si les memhres du Senat dont