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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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LIVRE III, CHIP. X. 109

cest la religion. On abandonnera son pere, onle tuera meine, si le prince Fordonne: mais onne boira pas de vin, sil le veut et sil Fordonne.Les lois de la religion sönt dun precepte su-perieur, parcequelles sont donnees sur la tetedu prince comme sur celle des sujets. Mais ,quant au droit naturel, il nen est pas de meine;le prince est suppose netre plus 1111 liomme.

Dans les etats uionarchiques et moderes, lapuissance.est bornee par ce qui en est le l'es-sort; je veux dire llionneur, qüi regne, comnienn monarque, sur le prince et sur le peuple.On nira point lui alleguer les lois de la reli-gion ; un courtisan se croiroit ridicule: on luialleguera sans cesse celles de llionneur. De lafesultent des modifications necessaires danslobeissance; Fbonneur est naturellement Su-jet a des bizarreries, etlobeissanee les suivratoutes.

Quoique la maniere dolieir soit differentedans ces deux gouvernements , le pouvoir estpourtant le meme. De quelque cöte que lemonarque se tourne^ il empörte' eJ; precipitela balance, et est obei. Toute la difference estque, dans la inonarcliie, le prince a des lu-mieres, et que les ministres y sont infinimentplus Labiles et plus rompus aux.affaires quedans Fetat despotique.

ESPR. BES LOIS. I.

IO