LIVRE III, CHIP. X. 109
c’est la religion. On abandonnera son pere, onle tuera meine, si le prince Fordonne: mais onne boira pas de vin, s’il le veut et s’il Fordonne.Les lois de la religion sönt d’un precepte su-perieur, parcequ’elles sont donnees sur la tetedu prince comme sur celle des sujets. Mais ,quant au droit naturel, il n’en est pas de meine;le prince est suppose n’etre plus 1111 liomme.
Dans les etats uionarchiques et moderes, lapuissance.est bornee par ce qui en est le l'es-sort; je veux dire l’lionneur, qüi regne, comnienn monarque, sur le prince et sur le peuple.On n’ira point lui alleguer les lois de la reli-gion ; un courtisan se croiroit ridicule: on luialleguera sans cesse celles de l’lionneur. De lafesultent des modifications necessaires dansl’obeissance; Fbonneur est naturellement Su-jet a des bizarreries, etl’obeissanee les suivratoutes.
Quoique la maniere d’olieir soit differentedans ces deux gouvernements , le pouvoir estpourtant le meme. De quelque cöte que lemonarque se tourne^ il empörte' eJ; precipitela balance, et est obei. Toute la difference estque, dans la inonarcliie, le prince a des lu-mieres, et que les ministres y sont infinimentplus Labiles et plus rompus aux.affaires quedans Fetat despotique.
ESPR. BES LOIS. I.
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