I.TVKE TTT, CHAP. V. Io3
Qne si, dans le peupie, il se trouve quelquemalheureux honnete liomme (_i), le Cardinalde Richelieu , dans son Testament politique ,insinue qu’xxn monarque doit se gai'der de s’enservii\2). Tant il est vrai que la vertu n’estpas le ressort de ce gouvernement! Certaine-xnent eile n’en est point exclue; mais eile n’enest pas le ressort.
CHAPITRE VI.
Comment on supplee ä la vertu dans le gouver-liement inonarchique.
J e me hate et je marche ä grands pas, afinqu’on ne croie pas que je fasse une satyre dugouvernement monax’clxique. Non ; s’il man-que d’un ressort, il en a un autre. L’honneur ,c’est-ä-dire le prejuge de chaque personne etde cllaque condition , prend la placcde la ver-tu politique dont j’ai parle, et la l’epresenlepar-tout. Il y peut inspirer les plus helles ae-tions; il peut, joint ä la force des lois, con-duire au but du gouvernement comme la vertumeine.
[Ainsi, dans les monarchies bien reglees, toutle monde sera ä peu pres bon citoyen, et ontrouvera rarement quelqu’un qui soit homme
(i) Entendez ceci dans le sens de la note pre-ccdente.—(y.) Il ne faut pas, y est-il dit, se servil’de gens de lxas lieu ; ils sont trop austeres et tropdifliciles.