Druckschrift 
[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
Entstehung
Seite
81
Einzelbild herunterladen
 

LIVRE II, CHAP. II. 8l

nayant quune voix (i"), cetoient les movenset les ricliesses qui donnoienl le suffrage, plu-tot que les personnes.

Solon drvisa le peuple dAtlienes en qnalreclasses. Conduit par lesprit de ia democratie,il ne les fit pas pour fixer ccux qui devoientelire, mais ceux qui pouvoient etre elus; etlaissan t ä cliaqtie citoyen le droit delection, ilvoulut(a) que, dans chacuuedecesquatreclas-scs, on put elire desjuges; mais que ce ne lutque dans les trois premieres, etoient les ci-toyens aises, quon put prcndre les magistrats.

Comme la division de eeux qui ent droit desuffrage est, dans la republique, une loi fon-damentale; la maniere de le donner est uneau I re loi fondamentale.

Le suffrage par le sort est de la nature de lademocratie; le suffrage par clioix est de cellede laristocratie.

Le sort est une facon delire qui nafflige per-sonne; il laisse a cliaque citoyen une esperanceraisonnable de servil - sa patrie.

IWais, comme il est dcfectueux par lui-meme,cest a le regier et ä le corriger que les grandsL'gislateurs se sont surpasses.

(i) Voyez tlans les Consideratlons sur les causesde la ^raadeur des Romains et de leur decadeuce,chap. IX , comment cet esprit de Servius Tullins seconserva dans la republique(2) Denys dHalic.,eloge dIsocrate, pag. 97, t. II, edit. de Wecbelius,Pollux, liv. VIII, c. X, art. i 3 o.