LIVRE I, CHIP. III. 7V
Toutes les nations ont nn droit des gens ;et les Iroquois memes, qui mangent leurs pri-sonniers, en ont un. 11s envoient et recoiventdes ambassades; ils connoissent des droits dela guerre et de ia paix: !e mal est que ce droitdes gens n’est pas fonde sur les vrais prin-cipes.
Outre le droit des gens, qui regarde toutesles socieles, il y a un droit politique pour cha-cune. Une socielc ne sauroit subsister sans ungouvernement. « La reunionde toutes les for-« ces partieulieres, dit tres bien Gravina,« forme ce qu’on appelle 1’etat politique. i>
La force generale peut etre placee entre lesmains d’un seul, oü entre les mains de plu-sieurs. Quelques uns ont pense que, la natureayant etabii le pouvoir paternei , ie gouverne-ment d’un seu ! etoit le jilns conforme a lanature. .Ri ais l’exemple du pouvoir paternel neprouve rien: car si le pouvo.r du pere a durapport au gouvernement d un scui, apres iamort du pere, le pouvoir des freres, ou, apresla mort des freres, ce.ui des cousins-germains,ont du rapport au gouvernement de plusieurs.La puissanee politiuue comprend nCcessaire-ment l’union de plusieurs lamilles.
II vaut n.ieux dire que le gouvernement leplus conforme a la nature est celui dont ladisposition partieuiiere se rapporte mieux ala disposition du peuple pour lequel il estetabii.
ISPR. DF.S LOIS. I,
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