LIVRE I, CU AP. II. "I
ne senl pasque l’on attribue aux hommesavanllelablisseinent des societes ce qui ne peut leurarrivcr qu’apres cet elablissement, qui leurfait 1 rouver des motifs pour s’altaquer et pourse defendrc.
Au sentiment de sa foiblesse 1’homme join-droit le sentiment de ses besoins: ainsi uneaulre loi naturelle seroit celle qui lui inspire-roit de cbereber a se nourrir.
J’ai dit que la crainte porloroit les liommcsa se fuir; mais les marques d’unc crainte reci-proqueles engageroient bientöl äs’approehcr.D’ailleurs, ils y seroient portes par le plaisirqu’un animal sent a l’approcbe d’un animalde son espece. De plus, ce cliarme que les deuxsexes s’inspirent par leur differenee augmen-leroit ce plaisir; et la priere naturelle qu’ilsse font toujours l’un a 1’autre seroit une troi-sieme loi.
Ou tre le sentiment que les liommes ont d’a-bord, ils parvieunent encore a avoir des con ■noissances; ainsi ils ont un seco.nd lien queles untres animaux n’ont pas. Ils ont donc unnouveau motif de s’unir; et le desir de vivreen soeiete estuue quatrienie loi naturelle.
C 11 AlUTfiE III.
Des lois positives.
Sitot que les liommes sont en .soeiete ilsperdent le sentiment de leur foiblesse; Ffgalite