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lanalion. La vanit.e, qni gmssii les objels, cst nn))on ressort pour le goavernenienJ ; l'orgucil , quiles deprise, est un ressort dnngereux. I.c Icgislalehrdoit respeeter, jnsqn’ä im ecrtain point , les preju-ges, los passinus, les ahus. li doit imiter Solon , f|niavoit donne aux Alhenicns, non les mcilleurcs loisen clles-memes, mais les meilleures cpi’ils pussentnvoir : le carnctcro gai ile ces peuples demandoitdes lois plus faciles ; le carnclere dur des Lacedc-inoniens, des lois plus severcs. Les lois sont rm mau-vais moyeu poxxr cliaiigcr les maniercs et les usuges;e’est par les rccompenses et lexcmple qu'il fauttacher d'y parveuir. II est pourlant vrai , en meinetrmps , rpie les lois d’un peuple, rpiand on idaffeetepas d’y cho:pier grossiercmeut et direetemcnt sesirneurs , doivgut iiilluer insensibleinent sur eiles,soit pour les affermir , soit pour les changer.
Apres avoir approfondi de cette manierc la 11 a-lure el 1‘esprit des lois pav rapport aux differentesespecos de pnvs et de peuples , lautem’ revient denouveau a eonsiderer les etats les uns par rapportaux untres. D’abord, eil les comparant. enlre cnxd'unc manierc generale, il n’avoil pu les envisager<juc par rapport au mal fju’ils peuveut se faire : ieiil les envisage par rapport aux secours mutuelsqn'ils peuveut sc doiiner ; or ees serours sont prin-cipaicincnt foiides sur le commerce. Si l’csprltdecommerce produit naturellement un esprit d’interctoppose a la sublimite des verlus morales, il veudanssi un peuple naturellement juste , el en (’loignel'oisivete et 1c brigandage. Les nations libres rjnivivent sous desgouverneinents moderes doivent s'y)i\rcr plus que les nations cselaves. .lamais.une i:a-tiou ne doit exelure de son commerce imeauire na-tion sans de grandes raisons. An reste , la libcrtecnce geurc n’est pas une facultc absolue accordet? aux