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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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A >' A I, Y S F.

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Les ecrils doivenl etre nioins punis quc les aclions ijninais les simples pensees ne doivent Fctre. Aueu-satLous non juridiques , espions, lellrps anouyiues,lontes ces ressources de la tyrannie, egalement liou-teuses a eeux qui eil sont Finstrument et a ceuxquisen servent, doivenl. t tre proscrites Jans un bongouvernement monnrehique. I I ncst pennis daecu-ser quen face de la loi, qui punit loujours o« lac-cnse ou le ealonmiateur. Daus toul autre eas, ceuxqui gouvevnent doivent dire avee leiuperenr Con-stance : « INous ne saurions soupeonner c'elui a (jui« il a inauque uu accusatcur, lorsquil ne lui man-« quoit pas uu cnneiui«. Cest nuc Lres boune Institu-tion que cellc d une parlie publique qui sc Charge ,au noiu de lotat, de poursuivre les crimrs, et quiait foule i utilile des delateurs saus eu avoir les vilsiuiereU , les iuconvenients et rinfamie.

La grandeur des impdts doit clre eu pijoporliondit^cle avee laliberte. Ainsi, dans les dcmocratics,ils pcn\ent etre plus grands qnailJeurs saus etreonereux,parceqnecliaque<ploy< n les regarde com menu Irilmt quil se paie a lui-meme , ei qui ussure latranqnillitc et Ic sort de cliaque membre. De plus,dans un etat dcmocratique, lcmploi iufldele des dc-niers pnblics est plus difjicile, parccquil est plusai.se de Je conuoitre et de le punir, le depositaireeu devant comptc, pour ainsi dire , «nu premier ei-toyen qui Fexige,

Dans qnelque gouvernementque ce soif, lcspccede ti'ibut la moins onercuse est celle qui est etabliesnr les marehandises , parceque le ciloven paie saussen appercevoir. La quantite excessive destroupes,en lemps de paix, u est quun pretexte pour eliarger1c peuple dinipdts, un moyeu denerver Fetal-, etun instrnment de servilude. La vegie des tributs,qui en fall rentrcr le produit cu euticr dans le Ilse