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pour le l)ien du pcuplc, il ne deyoit pas nvoir lepeuple pour joge; la profondeur de l'objet etoitune suite de son importance meine. Cepeudant lestraits qui etoient repandus dans l’ouvrage, et qniauroient ete dcplaces s’ils n’etoienl pas nes du fonddu sujet, persuaderent a trop de personries qu iletoit ccrit pour ellcs. On clierchoit uu livre agrca-ble, et on ne trouvoit qn’un livre utile, dont onne pouvoit d’aillenrs saus quelque attention saLsirl’ensemble et les dctails. On traita legerement l’Es-pril des lois ; le titre meme fut un sujet de plaisan-terie ( 1 ); enlin l’un des plus beaux monumeuts ütic-raires qui soient sortis de notre nation fuL regarded’abord par eile avec assez d’indifrerence. 11 failutque les veritables juges eussent eu le lemps de lire :bientot ilsramenerentla multi lüde tonjours promptea cliangcr d’avis. La partie du public qui eascignadieta a la partie qui ecoute ce qu elle devoit pensei*et dire ; et le suffrage des liommes eclaires, joiutaux echos qui le repeterent, ne forma plus qu’uiicvoix dans toule l'Europe.
Ce fut alors quc les enncmis pnblics et sccrets deslettres et de la pliilosopliie ( carelles en ont de eesdeux especes ) reunirent leurs traits contre rouvra-ge. De la cetle foule de brochures qui lui furentlancees de toutes parts , et que nous ue tireroospas de l’oubli ou eiles sont deja plongees. Si leu*sauteurs 11 ’avoieut pris de bonncs niesures pour etreinconnus a la posterite, eile croiroit que 1’Esprit
(1) M. de Montesquieu, disoit-on, devoit intituler so»livre , de l’täprit sur les lob.