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DK MONTESQUIEU. 23
l’Esprit des lois, ce qui doit reudre l’autcur clier atontes les nations, ec qui serviroit incme a couvrirdes fautes plus graudes que les sienncs , c’est l’es-pril de eiloyen qui l’a dicte : ramour du'bien pu-blic, le desir devoirles liommesheureux,s’v mon-treut de tontes parls; et, n’eüt-ü que ce merite sirave et si precieux, il seroit digne, par cet endvoitseul, d’etre la lecture des peuples et des rois. Nousvovons deja par une licureuse cxpericncc que les.fruits de cet ouvrage ne se borneut pas dans ses lec-teurs a des sentimenls steriles. Quoique M. de Mon-tesquieu ait peu survecua la publicalion de l’Espritdes lois, il aeu la salisfaction d’entrevoir les effetsqu/il coimuence ä produire panni nous; l’amournaturel des Francais pour leur patric tourne versson veritabl^ objet; ce gout pour le commerce, pourragricnlture et pour les arts uliles, qui se repandiuseusiblcment dans notre uation; celte lumieregenerale snr les principes du gouvernement quirend les peuples plus attachcs a ce qu’ils doivent ai-mer. Ceux qui ont si indecemment attaque cet ou-vrage lui doivent peul-etre plus qu’ils nc s’imagi-nent. L’ingratitude au reste est le moindre reprochequ’on ait a leur faire. Ce n’est pas saus regret etsans honte pour notre siccle que nous allons les de-voiler : mais cettcliistoireimportetrop a la gloire deM. de Montesquieu et ä l’avantage de la philoso-pbie pour etre passee sous silence. Puissc Popprobrequi couvre eufin scs eunemis leur devenir salutaire !
A peinc l’Esprit des lois parul-il, qu’il ful reclier-clie avec empressement sur la reputalioii de l’au-teur : mais, quoique M. de Montesquieu cul ecrit