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auatieres, et les traite avec tant de brievcte el deprofomleur, qu’une lecture assidue et meditee pcntseulc faire scntir le mente de ce livre, Klle servirasnr-lout, nous osons lcdire,ä faire disparoitre lepreteudu defaut de metliode dont quelques lecteursont accuse M. de Montesquieu; avantage qu'ilsn’auroient päs du lc taxer legerenient d'avoir ne-glige daus une matiere philosopliique, et dans unouvrage de vingl auuecs. II faut distiuguer le des-ordre reel de celui qui n’est qu’apparent. Le desor-dre est reel quand l’analogie et la suite des ideesue sout poiut observees; quand les conclusionssonlerigees en priucipes, ou les precedent; quand lelecteur, apres des detours saus nombre, se retrouveau poiut d’oh il est parti. Le desordre u’est qu’appa-rent, quand Tauteur, mettant a leur veritable placeles idees dont il fait' usage, laisse a suppleer auxlecteurs les idees intermediaires. Kt c’est aiusi queM. de Montesquieu a cru pouvoir et devoir en userdaus un livre destiue a des liommes qui peusent,dont le genie doit suppleer a des ouiissious volou-taires et raisorinees.
L’ordre qui sc fait apperccvoir dans les grandesparties de l’Esprit des lois ne regne pas moins dausles details : nous croyons que plus on approfon-dira l’ouvrage, plus on en sera convaincu. Lidele ases divisions generales, l’auteur rapporte a chacuncles objets qui lui appartiennent cxclusivement; eta l’cgard de oeux qui par differentes branclies ap-partieunent a plusieurs divisions a la fois , il a placesous chaque division la brauche qui lui appartienten propre. Par-la ou appcrcoit aiscuienl et saus ton-
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