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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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!>re (Vobjets distinctement appercns ct rnpidemcntpresentes, sans fatigue pour le leeleur. En laissantbeaueoup voir, il laisse encore plus a penser ; ct ilauroit pu intituler son livre, Bisloire romaineä Fusage des hommes d'v-tat. et desphilosophes.

Quclque reputation qne M. de Montesquieu sofüt acqnise par cc dernier ouvrage cl par ceux quiravoient precede, il n'nvoit fait que se frayer lechemin a unc plus gramle eutreprise, a celle quidoil immortaliser son liom et le rendre respectableaux sieclcs futnrs. Il en avoit deslong-tcmps formele desseiu : il en. medita pendant ringt ans lexecu-fion; oti, pour parier plus exactement, tonte sa viocn avoit cte la meditation continuelle. IVabord ilsetoit fait en quclque faqon etranger dansson pro-pre pays, alin de le niteux eonnoitre ; ilavoil en-suite parcoum tonte TEurope et profondement elu-die les differents peuplcs qui l'linbitent. Lislofamouse qui se glorifie tant de scs lois et qui enproÜte si mal avoit ete pour lui, dans ce long voyagc,ce que lisle de Crete fut autrefois pour Lycurgue,une ecole oii il avoit su sinstrnire saus tout ap-prouver. Eulin il avoit, si on peul parier ainsi ,inLerrogc et juge les nations et les hommes celcbresq.ui nexistent plus aujourdliui que dans lesannalcsdu mondc. Ce fut ainsi quil selcva par degres auplus bcau litre qnun sage puisse meriter, celui deicgislateur des ual io ns.

Sil etoit anime par Timportanee de la matiere,il etoit effraye cn meine temps par son ctcnduc: ilrabandouna, et y revint a plusieurs reprises. Ilsentit plus dune fois, coinnie il lavoue lui-meme,