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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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DE MONTESQTTTE V. f)

clara que , par dos raisonsparticulicres il n'avouoitpoint Los Leltres persanes, inais qui I etoil eneoro pluscloigue de desavouer un ouvrage dont il croyoit na-voir point a rougir , et quil devoit ei re juge da-pres une lecture , et non sur une dolation. Le ml-nistre prit eußn le parti par oii il nuroit du coni-mencer ; il lut 1c livre , ainia 1auleur, et appvii amieux placer sa eonfiauce. l/acadeinie francaisc nefut point privee dun de ses plus beaux ornemeuts :et la Trance eut le boulieur de conscrver im sujetque la Superstition ou la calomuie etoient pretes alui faire perdre ; car M. de Montesquieu avoit de-clare au gouvernement qunpres lespece doutragcquonalloitlui faire , il iroit clierchcr cliez les elran-gers , qui lui tendoient les bras , la siirete , le repos,et pout-olre les recoinpenses,quil auroit duespererdaus son pnys. La nalion eut deplore cette perte, etla lionte eu fut pourlant retombee sur eile.

Feu M. le mareclial d'Estrees , alors direeteur delacademie fraucaise, se couduisit dans cette cir-constauce en courtisan vertueux et d une ame vrai-meulelevee: il ne craignit ni dabuser de son credit,ni de le comproinetlre ; il soulint son ami, et jus-tilia Socrate. Ce trait de couragc, si precieux anxlettres, si digne davoir aujotirdbui des iinitalcnrs,et si bonorable a la memoire de M. le mareclial d'Ks-trees, nauroit pas du et re oublie dans son eloge.

M. 'de Montesquieu fut rccu le 2/j janvier i 728.Son^discours est un des meilleurs (juou ait pro-nonces dans une pareilie occasion : le merite eu estdaulaiit plus grand que les reeipioudaires, genesjasqu'alurs par ces formules et ces clogcs d'usage