DE MO N T E SQITT E II.
Jones, en prcnant si souvent nolre ton ponr mö-dirc plus agreablenieut de nous.
Malgre lc succes de cet ouvrage, M. de Montes-quieu ne s’eu cloit point declare ouvertement l’au-teur. Penl-elrc croyoit-il echapper plusaiscmentparee moyen a la salyre litteraire qui epargne plns vo-lonticrs les eorits anonymes, parccque c’est lou-jours la personne , et non ronvrnge, qui est le liutde ses trails. Peul-ctre craignoit-il d’etre attaquesurle pretendu eont raste des Lei irespersanes avec Paus-lerile de sa place : cspece de reproehe, disoil-il ,que les critiques ne manquent jamais, parcequ’il nedeinande aucun effort d’esprit, Mais sonsecret eloitdecouvert , el de*ja le public le montroil a l’aeade-inie fraucaise. L'evenement fit voir combien le si-lence de M. de Montesquieu avoit eie sage. Usbeks’exprime quelquefois assez librement, non sur lei’ond du cliristianisme, mais sur des maticrcs quetrop de personnes affeetent de confondre avec lecliristianisme meine ; sur i’espril. dcpcrseculion donttant de ebretiens ont ete animes; sur les usurpalionsteinporelles de la puissance Ceclesiastique ; sur lamultiplication excessive des monasteres , qui enle-vent des sujets ä l’etat saus donnera Dieu des ado-rateurs ; sur quelques opinions.qu’on a vainementteilte d origer eu dogmes ; sur nos disputes de reli-gion , toujouis Violentes, etsouvent funestes. S’ilparoit tonclier aiüeurs ä des queslionsplus delicatcset qui Interessent de plus pres la religion cbrölienne,srs reiiexions , opprccieesavcc justicc , sont en effetl res favorables a la revelatiou, pnis qu’il se borne amoiitrer combien la raison humaine abauilounee a