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8 (1740) Lettres SEH - Z
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ii 8 ZSC. Z U A. ZV A &c.

coul'c à peu près du fud au nord, & joignant fes eaux à cellesdu Floe, va le rendre dans la Mulde à Dobelln. * Gr. üitï.Univ. Holl.

♦ ZSCHOPA, TSCI-IOPA ou S C H O P A, petiteville lituée fur une rivière de même nom , de laquelle il ejt parlédans l’article précédent , eft au fud-oueft de Drefde, dont elle eftéloignée d’environ onze lieues.

Z U A. Z U B. Z U C. Z U E. Z U G. &c.

* rj UANTE-WITH, Idole des Rugiens. Quelques

/^ Moines de Corbie ayant pris la réfolution de prêcherla Foi dans le Nord, vinrent jufqu’à Rugen, dont ils converti-rent les peuples à la Foi Chrétienne. Ils bâtirent une églifeconfacrée à Jefus Chrift, fous l’invocation de faint With. LesRugiens revinrent bientôt à leurs erreurs. Ils chafférent leursPrêtres & les Chrétiens , & honorèrent feulement faint Withcomme un Dieu, à qui ils donnèrent le nom de Zuante-Witb.lis le confultoient comme un Oracle, & lui facrifioient affidû-ment. Ils ne permettoient à aucun Marchand venu dans leurpaïs, d’en fortir avec fes marchandifes, qu’il n’eût facrifié à ceprétendu Dieu. * Krantzius, Vandalia, l. 2 & 3.

ZVARIN , ville de la contrée de Marat, province duRoyaume de Mongibir dans l’Abyffinie. Elle eft allez forte &fituée fur une haute montagne: fes Habitans font d’un natureldoux, mais ils font idolâtres. * Voyages de Vincent Le Blanc,partie 2. cb. 14. Th. Corneille, Diü. Géogr.

Z U A T A P L U G U S. Cherchez S ü A T H E' S.

* Z U A Z O (Alphonfe) Licentié, fut choifi en 1516 pourêtre Adminiltrateur des Indes, avec charge de faire feul l'Officedes Auditeurs Royaux. 11 arriva dans ce païs-là le troiliémeavril 1517. 11 les obligea tous à comparaître devant lui, &rendit plufïeurs fentences aufquelles il fallut fe foumettre, parcequ’il n’y avoit point d’appel. Ses ennemis firent jouer tant deredorts contre lui, qu’enfin il fut révoqué & le Licentié Ro-drigue de Figueroa fut nommé pour le relever. Ce dernier vou-lut faire le procès à Zuazo, mais fes machinations échouèrentcontre un homme d’une probité reconnue. En 152a, il futchoifi pour être Gouverneur de l’ille de Cuba. Sa conduite eutl’approbation de tous les gens de bien, mais fes envieux lui fuf-citèrent des affaires, dont U fortit avec honneur. * Voyez leSupplément de Paris 1736.

Z U B U. Voyez ZEBU.

Z U C A L A, anciennement IJlkmus Tauricus, eft un Ifth-me, qui joint la Tartarie Crimée avec celle de Nogais, quifont les deux parties de la petite Tartarie. Cet Ifthme eft entrele Lac de Sefcan & le Golfe de Nigropoli, partie de la MerNoire. Il n’a que demi - lieue de largeur, & il eft défendu parla ville de Précop, qui y eft fituée. * Maty, Diü. Géogr.

*ZUCARELLO ou ZUCCARELLO, petite vil-le d’Italie avec titre de Marquifat, eft dans la partie occidenta-le de ce qu’on appelle la rivière de Gênes , vers les confins duMarquifat de Céve dans le Piémont. Elle eft au nord-nord-oueft d’Albenga, dont elle eft éloignée d’environ trois lieues.

ZUCCAW. Voyez S U C K A W.

ZUCCHE'RO (Taddée) Peintre célébré, né dans le Du-ché d’Urbin en Italie, & fils d’un Peintre, appellé OUavien,qui l’éleva jufqu’à l’âge de quatorze ans, & l’envoya à Romepour s’y perfectionner. Taddée, n’ayant encore que dix-huitans, s’y aquit de la réputation par fes Ouvrages. Il avoit unfrère, nommé Frédéric, auquel il donna les Inftruétions de laPeinture, & qui acheva depuis ce que Taddée avoit commencéde plus confidérable ; car celui ci étant mort fort jeune, à l’âgede 37 ans, laiffa plufïeurs beaux Ouvrages imparfaits. * Féli-bien, Entretiens fur les Vies £5? fur les Ouvrages des Peintres, to-me 2. Entret. 4. p. 243 £? fuiv. édit, de Trévoux 1725.

ZUCCHE'RO (Frédéric) natif du Duché d’Urbin en Ita-lie, étoit frère de Taddée, & apprit fous lui les premiers élé-mens de la Peinture. Il travailla enfuite avec lui; & lui ayantfurvécu, il acheva ce qu’il avoit commencé de plus confidérableà Rome. Lorsqu’il eut fini les Ouvrages de fon frère, il allaà Florence où le Grand Duc l’avoit mandé, pour achever depeindre la coupe de l’Eglife de Sainte-Marie del Fiore, que leVafari avoit laiffée imparfaite. Depuis, le Pape Grégoire XIIIle fit venir à Rome, où il eut quelques différents avec les Offi-ciers de fa Sainteté. Pour fe venger d’eux il fit un tableau, oùil répréfenta la calomnie, & y peignit au naturel, avec desoreilles d’âne, tous ceux qui l’avoient offenfé; puis il l’expofapubliquement fur la porte de faint Luc, le jour de la Fête dece Saint, & fortit de Rome pour éviter la colère du Pape. Ilpaffa en France, où il peignit pendant quelque tems pour leCardinal de Lorraine; puis il alla en Flandre, & de là en Hol-lande , & enfuite en Angleterre, où il fit le portrait de la ReineElifabeth. Enfuite il retourna en Italie, travailla quelque temsà Venife, & enfin fut rappellé à Rome par le Pape Grégoire quilui pardonna fa faute. Sous le pontificat de Sixte V, PhilippeII, Roi d’Efpagne, le manda pour peindre à l’Efcurial; maison ne fut pas fatisfait de ce qu’il y fit à fraîfque, & il eut luimême quelque fujet de mécontentement: de forte qu’il retournaà Rome, où il travailla au parfait établiffement de l’Académiedes Peintres. Il fit mettre en exécution le Bref que GrégoireXIII avoit donné pour fon éreétion, & fut le premier qu’onélut Prince de cette Académie. Peu après, il fit bâtir une très-belle maifon, où fe faifoit l’affemblée des Peintres; & y ayantépuifé la plus grande partie de fon bien, il alla à Venife, poury faire imprimer les livres qu’il avoit compofez fur la Peinture.Delà étant paffé en Savoye, il y peignit pour le Duc, & fit unvoyage à Lorette; d’où étant venu à Ancône, il y mourut âgéde 76 ans. Zucchéro travailloit fort bien en Sculpture, & en-

ZUC. Z UE. ZUG.

tendoit aufll l’Architefture : ce qui augmentoit encore fa répu-tation, outre qu’il étoit bienfait, & fort honnête homme. * Lemême.

Z U C C H I (Barthélemi) de Monza au Milanois, mort l’an1631, a fait une Traduction Italienne de l’Hiftoire de Juftin, &des cinq livres du Père Turfeiin, Jéfuite, de l’Hiftoire de No-tre-Dame de Lorette, aufquelsilen a ajouté unfixiéme; les li-vres du Père Jérôme Platus, Jéfuite, fur le bon Etat de la Reli-gion. * Ghilini, tome 1. Bailiet, Jugemens des Savans, £?c. to-me 2. partie 3. p. 572. n. 1000. édit. d’Amlterdam 1725.

ZUCCORA, bourg & château de l’Ule de Pifcopia,dans l’Archipel, versl’Afie, eft arrofé d’un ruifièau d’eau doucequi ne tarit point. Ses Habitans afférent que l’on y pourraittrouver beaucoup de mines; mais que la crainte d’y attirer lesTurcs, les oblige de laiffer ces thréfors dans la terre. * Bo-fehini, de Archipelago.

Z U C K A W. Voyez S U C K A W.

Z U E'C A. Voyez G I U D E'C A.

ZUENTIBOLD, Roi des Efclavons, de Moravie, Ducde Bohême. Voyez SUATOCOPIUS.

ZUENTIBOLD, neveu de Raftix, Duc des Margiens,dans l’EfcIavonie, fe diftingua vers l’an 860, 861 & 869, parfa perfidie. Après que Raftix fe fut révolté contre Louïs le Ger-manique, il le trahit, & le livra à Carloman, fils de Louïs le Ger-manique, qui lui fit crever les yeux, avant que de lui rendre laliberté. Zuentibold, établi par cette trahifon dans les bonnesgrâces de Louïs, ne demeura pas longtems en repos. II fe mità faire un parti pour s’élever plus haut: ce qui le fit accufer detrahifon, & arrêter. Louïs le remit en liberté, enfuite de quoiZuentibold reprit encore les armes; mais il fut obligé de deman-der la paix l’an 869, & mourut vers ce tems - là. * Annal. Fuld.Dupleix, dans la Vie de Louïs le Germanique, L 4 £? 5.

ZUENTIBOLD, ZUINTlBOLDKouZUEN-T I P O LD, Roi de Lorraine, étoit fils de l’Empereur Ar-noul, qui l’avoit eu d’une fes Maîtreffes. L’an 895, il fut éta-bli par ion père, Roi de Lorraine, dans une affemblée tenue iWormes. Depuis, il mit le iiége devant Laon, & fut obligéde le lever .apprenant qu’Eudes revenoit d’Aquitaine avecfon armée. Quelque tems après, il fut tué dans un combatdonné fur la Meufe le 13 août de l’an 900, & fut enterré à Su-fteren, au Duché de Juliers. Zuentibold avoit époufé Otte,fille du Comte Otbon, laquelle fe remaria depuis au Comte Gé-rard; mais il ne laiffa point de poftérité. * Les Annales de Ful-de. Réginon. Luitprand, &c.

Dans le Thefaurus Anecdotorum novus des Pères Dom Marten-ne & de Dom Durand de la Congrégation de S. Maur, on trou-ve deux Aétes de ce Prince en Latin; & dans le premier tomede leur ColleÜio ampliffima, on en a quatre, le premier de l’an89s > le fécond de l’an 897 » & les deux autres de l’an 898 : dansle tome fécond de la même Colle&ion, il y a auffi piufieurs Di-plômes du même Zuentibold.

ZUENZIGA, province ou défert de la Lybie. Il a auCouchant Tégaza; au Levant Playr; au feptentrionSégelmeffe,Tebelbelt & Beni-Horay; & au midi le défert de Guir, vis àvis du Royaume de Guber au païs des Nègres. Quoique ce dé-fert foit très - fec & très-ftérile, il ne laiffe pas d’être habité pardes peuples appeliez Guenaferis. C’eft par là que paffent lesMarchands de Trémécen qui vont à Tombut & au Royaumed Yca; ce qu’ils ne font pas fans un grand danger, àcaufe queles animaux meurent quelquefois de foif en chemin, principa-lement au quartier de Gogden, où l’on fait jufqu’à neuf jour-nées fans trouver de l’eau, fi ce n’eft quelque marais quand ila plu, mais qui tarit auiïï-tôt. Parmi les Habitans qui font Afri-cains , il y a quelques Arabes qui tirent tribut de ceux de Sé-gelmeffe pour les terres qu’ils labourent. Ils errent par ces dé-ferts jufques à Yguid, & s’arrêtent aux endroits où ils rencon-trent de l’herbe pour leurs troupeaux. Il font riches en bétail& recueillent force dattes fur la frontière de Biledulgérid, oùils régnent par le grand nombre de leur cavalerie. II y a d’au-tres Arabes avec eux qu’on nomme Garfa & Efqué. Ils font tousnobles, & les Rois de Barbarie ne dédaignent point d’épouferles filles dq leurs Commandans. * De La Croix, Hifl. d'Afrique ,tome 2. Th. Corneille, Di£l. Géogr.

ZUE'RIUS BOXHORNIUS. CèercèêzBOXHORN.

Z U G, le feptiéme en rang parmi les treize Cantons Suiffes.

Il étoit autrefois habité par les anciens Tugins dontStrabon faitmention, & qui déjà avant la naiffance de Jefus Chrift étoiententrez dans les Gaules avec les Cimbres & furent battus par Ma-rius. La ville de Zug eft au pié d’une montagne & fur le bordd’un lac qui portent tous deux fon nom. La fituation riante decette ville ne laiffe pas d’être en même tems affez dangereufe,puisque le quatrième mars 1435, la rue la plus voiline du lacfut tout d’un coup engloutie avec tout ce qu’elle renfermoit.Le nom de cette ville vient de l’ancien peuple appellé enLa-tin Tugini & Tugeni. Dans le cinquième ilécle, le païs de Zugpaffa fous la domination des Bourguignons & enfuite fous celledes François. Dans le dixiéme fiécle, Zug retourna aux Roisde Bourgogne, &_en 1032 elle paffa à l’Empire. Elle fut en-fuite fous la domination des Comtes de Lentzbourg, dont ledernier, nommé Ulric, mourut en 1172. Tout ce païs, & par con-féquent la ville de Zug, pafférent alors entre les mains de fa pa-rente Richenza, mariée avec Hartinan, Comte de Kybourg. Larace des Comtes de Kybourg ayant été éteinte, Zug tombafous la domination de la Maifon de Habfpourg, & demeura fortattachée à la Maifon d’Autriche. La ville de Zurich ayant étéreçue dans la ligue des Suiffes en 1350, l’Archiduc Albrecht l’af-fiégea en vain & mit enfuite une forte garnifon dans Zug. Cet-te garnifon incommoda beaucoup les Suiffes par fes courfes &en empêcha même la libre communication, jufques à ce que les

Suif-