ZEZ ZIA.ZIB ZIC.ZID.Scc.
fit ferment d’exterminer tous les Portugais qui étoient dans l’E-thiopie , ce qui les obligea de fe joindre au parti de l’Empereurqui marcha contre les Rebelles. Il les attaqua & eut d’abordl'avantage du côté où combattoit l’aile commandée par les Por-tugais; mais il fut défait par les Rebelles & tué dans le combat.Les Portugais à leur tour furent obligez de céder au grand nom-bre & de chercher leur falut dans la fuite. Ils furent prefque toustuez, bleffez ou prifonniers. Peu de tems après, les ennemisfe brouillèrent, & fe diviférent en deux partis, de l’un defquels,étoit ChefZézelaze qui vouloit placer fur le thrône l’EmpereurJacob que l’on avoit choili il y avoit fept ans, & que l’onxetenoit prifonnier à Naréa; & de l’autre Eras, qui defiroit defaire tomber la couronne fur la tête de Sacinos , coufin de l'Em-pereur qui venoit d’être tué. Enfin ils fe réunirent tous deux& tirent choix de Sacinos. Zézelaze ayant alors appris que l’Em-pereur Jacob s’avançoit avec une puiffante armée, quita le partide Sacinos pour prendre celui de Jacob. Le dixiéme de mars1607 on en vint aux mains, Sacinos demeura vainqueur, & Ja-cob perdit la vie dans la bataille. Après cela, Zézelaze péritmiférablement. * Voyez le Supplément de Paris 173 6.
Z E' Z 1 L, ville. Cherchez I Z L L
ZI A. Z I B. ZI C. Z I D. Z I E. ZI G. Z 11 . ZI K. &c.
Z I A, ifle. Cherchez C E'E & Z E' A.
* Z 1 A H ou Z I E, fils d’Abihaï, de la Tribu de Gad.
Il en eft fait mention I. Cbron. ou Paralip. ch. 5. v. 13.
Z I A N I (Sébaftien) étoit Doge de Venife, lorsque le PapeAlexandre III s’y retira, après la prife de Rome par l’EmpereurFrédéric Barberouffe, l’an 1167. Cet Empereur ayant envoyé O-thon fon fils, pour demander le Pape, fut obligé, après avoireu du defavantage dans un combat naval, où le Prince fon filsfut pris par Ziani, de venir à compofition. Le Pape, pour re-mercier le Doge, lui fit préfent d’une riche bague, & inftitua lacérémonie, où le Doge époufe le Golfe de Venife: elle fe faitencore tous les ans avec cérémonie, le jour de l’Afcenfion, pourmarquer l’Empire acquis à la République fur cette mer. * Da-vity. Baronius.
ZIATECZ, ZIATECS, ZIATECK, ZIA-T E Z K & Z I A T E C S K. Voyez S A T Z.
Z 1 B, ville de la Phénicie, fituée fur une éminence au bordde la mer, & peu éloignée de Ptolémaïde. Quelques - uns pré-tendent que ce foit la vieille Achzib, dont il eft parlé dans Jofué,ch. 19. v. 29. Ce qui les fait être de ce fentiinent, c’eft que S..Jérôme place Achzib à neuf milles de Ptolémaïde vers Tyr, àquoi s’accorde la fituation de Zib. Cette ville eft un des lieuxd’où ceux de la Tribu d’Afer ne purent chafTer les Cananéensnaturels. * Voyage d’Alep à JéruJalem en 1697. Th. Corneille,DiÜ. Géogr.
ZIBELLET ou ZIBELLETTA. Voyez G I-B L E T.
* ZIB IT ouZIBITH, ville de l’Arabie Heureufe, eft ca-pitale d’une Principauté qui porte fon nom, & fituée fur la riviére de Zibith, à 60 lieues d’Aden vers le Couchant feptentrio-nal. Cette ville eft grande & marchande. On la prend pourl’ancienne Saha ou Sabce , capitale de la Sabée, laquelle quelquesuns pourtant placent à Sciebam, ville de la même contrée. * Ma-ty, DiS. Geogr.
* ZIBIT ou ZIBITH, Principauté de l’Arabie Heureu-fe, s’étend du nord au fud, depuis la Principauté delà Mec-que , jufqu’à celle de la Mocca, ayant an Levant la Principautéde Téhama & au Couchant la Mer Rouge. Les Turcs ont étémaîtres de ce païs. Il appartient maintenant à un Prince Arabe.Ses lieux principaux font Zibith capitale, Dhafar & Siden. *Lemême.
* ZIBIT ou ZIBITH, rivière d’Afîe dans l’Arabie, tra-verfe la Principauté de Tibith, du nord-eft au fud-oueft, ar-rofe la ville de Tibit, & fe jette^dans le Golfe Arabique, autre-ment dit la Mer Rouge.
Z I C K E L S. Voyez C I C U L E S.
Z I C L O S, ville de Hongrie. Voyez M O H A T S.
* Z I C R I ou ZE’CHRI, fils de Jitshar ou Ifaar & frèredu féditieux Coré. * Exode, ch. 6. v. 21.
* ZI C R I, homme vaillant de la Tribu d’Ephraîm ; tua Ma-haféja, fils d’Achaz , Roi de Juda; Ezricam, Intendant de lamaifon ; & Elcana, le premier après le Roi. * II. Cbron. ou Pa-ralip. cb. 28. v. 7.
ZIDEN, SIDDEou GIODDA, ville de l’ArabieHeureufe. Elle eft dans la Principauté de Zibith, à l’embou-chure du Chaibar dans la Mer Rouge, & à 18 ou 20 lieues de laMecque vers le Couchant méridional. Quelques - uns prennentZiden pour la petite ville nommée anciennement Pudin , Pudni;d’autres pour l’ancienne Ocelis, Ücila, Acila, laquelle d’autresplacent à Zibith ou à la Mocca. * Maty, Dm. Géogr.
Z I E. Voyez Z I A H.
ZIEGENBALG (Barthélemi) naquit à Pulsnitz dans laHaute Luface le 24 juin 1683. Ses père & mère, qu’il perditfort jeune, étoient d’une condition fort médiocre, mais fort ap-pliquez à tous les exercices de la piété Chrétienne. Il commen-ça fes études à Gorlitz, & il fe fentit dès lors pouffé à fe con-facrer entièrement à Dieu. Il abandonna Gorlitz & fe rendit àBerlin, où il fit quelque féjour. De là il paffa à Hall en 1703 ,pour y faire fes études en Théologie. Quoiqu’il fût fort avancédans la connoiffance des Langues Gréque & Hébraïque, & dansles principes de la Théologie, il délibéra s’il devoit continuer, vula foibleffe de fa fanté. Ses amis lui confeillérent de voyager eninftruifant la jeuneffe, & en portant tous ceux qu’il pourroit àl’amour de la Religion. Comme le Danemarck eft en poffeflîonde la ville de Tranquébar depuis l’an ifci, leRoiréfolut en 1705, j
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d’y envoyer finalement des Millionnaires pour la conve.-fion desIdolâtres. On s adreffa à M. Francke de Hall pour choifir desfujets propres aux vues que Je Roi fe propofoit. Dans ces en-trefaites M. Ziegenbalg vint à Berlin. M. Francke, qui le con-noiffoit, jetta les yeux fur lui, & le détermina à entreprendre laMillion projettée. Réfolu à faire le voyage , il fe rendit à Cop-penhague, doù, avec fon Collègue Henri Plutfchau, il partitle 29 novembre I 7 ° 5 i êt ils arrivèrent à tranquébar le neuviè-me juillet 1706. Le premier obftacle qu’ils eurent àfurmonterfut l’ignorance de la Langue I atnule ou Malabare. Ils commen-cèrent par le Portugais, qui eft affez connu de ces Indiens. Uspafférent enfuite à la Langue des Malabares; & pour cet effetils prirent à leur fervice un Maître d’Ecole Malabare. Us eurentappris à lire & à écrire en peu de tems ; mais comme leur Maî-tre n’entendoit pas le Portugais, il ne pouvoit pas leur donnerle fens des termes. Ils trouvèrent heureufement un Malabare,qui parloit Portugais, Danois, Hollandois & Allemand. Parce fecours & par quelques autres, M. Ziegenbalg aquit une tel-le connoiffance de la Langue Malabare au bout d’un peu plusd’un an , que les plus habiles d’entre les Payens en étoient éton-nez. Cette connoiffance le mit en état de prêcher, de catéchi-fer & de lire les livres, pour connoître au jufte les fentimens deces Infidèles. Les Payens & le Roi du pais maltraitèrent fort leSavant dont les deux Millionnaires s’étoient fervis, parce qu’illeur avoit révélé tous les Myftéres de la Religion des Malabares.Le fixiéme novembre 1706, M. Ziegenbalg & fon Collègue com-mencèrent à inftruire leurs Catéchumènes en Portugais, dansune maifon qu’ils avoient louée à Tranquébar. Cet exercice atoûjours continué & il fe fait aujourd’hui dans une églife, bâtiedepuis quelques années. Le 22 janvier 1707, ils commencèrentà catéchifer les enfans des Payens en Langue Malabare, ce quia continué depuis ce tems - là. Les deux Millionnaires ayant ef-fuyé diverfes contradictions, moins du côté des Payens que desChrétiens de Tranquébar, fe partagèrent les fondions. M. Zie-genbalg fe referva ce qu’il falloir faire en Langue Malabare, &M. Plutfchau demeura chargé de la Langue Portugaife. On corn-pofa des Cantiques eccléfialliques dans les deux Langues. Lecinquième mai 1707, les Millionnaires liatiférent quelques Ca-téchumènes , qu’ils avoient élevez dans leur églife Portugaife.Ils furent examinez publiquement fur tous les articles de la Re-ligion Chrétienne, & l’Aéte finit par un Sermon de M. Ziegen-balg fur la converfion des Gentils. Une difficulté confiderableque les Millionnaires eurent à combattre dans l’efpric des Infidè-les, fut l’indévotion & les mauvaifes mœurs des Européens; con-duite qui perfuadoit aux Indiens que les Chrétiens n’avoientpoint de Religion. M. Ziegenbalg ayant objefté à un de ceuxqui étoient dans cette penfée, que les Chrétiens alloient pourtantle Dimanche à I églife pour entendre la Prédication, cet hommelui répondit, que jufqu'alors il avoit cru que le Miniftre les exbur-t oit à boire à faire la débauche , £? qu'il fe fondait fur ce qu'au for-tir de l’églife ils fe jettoient dans les cabarets & les lieux de plaifir.La Million faifant des progrès, les Millionnaires drefférent unCatéchifte, Malabare de nation, pour les foulager. Ils jetté-rent le 14 juin 1707, les fondemens d’une églife uniquementdeftinéepour les Néophytes , & ils la nommérentla Nouvelle Jé-rusalem. M. Ziegenbalg fit en 1708 quelques voyages le long dela côte, & par tout où il paffa il difputa avec les Bramines, quis’étonnoient qu’un homme venu d’Europe depuis fi peu de tems,parlât & difputàt fi aifément dans leur Langue. Il commença aumois d’oftobre de la même année fa Verfion du Nouveau 'I’efta-ment. Il eft le premier de tous les Millionnaires qui ait fait con-noître l’Evangile aux Indes dans la Langue du païs. II fit im-primer le Nouveau Teftament à Tranquébar en 1714, »» quar-to. Aumois de juillet 1709, il arriva trois nouveaux Millionnairesdu Danemarck, Jean-Erneft Grundler, Jean-George Beuving &Polycarpe Jordan, qui apportèrent quelque argent, dont M. Zie-genbalg & fon Collègue avoient fort befoin pour foutenir leursEcoles qui s’étoient multipliées. M. Ziegenbalg entreprit un voya-ge dans le Royaume de Taniaor au commencement de feptem-bre 1709, mais dès qu’il eut fait trois lieues de chemin fur lesterres de ce Prince, on lui confeilla fort de n’aller pas plus loin,ce qui le fit revenir à Tranquébar. Le neuvième juillet 1711,il alla à Madras, & vifitatous lesétabliffemens des Européensfur la côte. Il vit le fameux Mont de S. Thomas de Méliapour,& trouva beaucoup d’ignorance dans les églifes des Millionnai-res Romains. Le 15 feptembre M. Plutfchau, ne fe fentant pasaffez robufte pour foutenir plus longtems les travaux d’une Mil-lion fi pénible, s’embarqua à Madras pour retourner en Europe.La Société de la Propagande en Angleterre, ayant appris lesfuccès de la Million de Tranquébar, lui envoya une riche afii-ftance en argent & en livres en 1711. Au mois de décembre1712 , trois bons Imprimeurs arrivèrent d’Allemagne à Tranqué-bar avec des caraétéres Malabares, qui fervirent à imprimer lapremière partie du Nouveau Teftament. M. Ziegenbalg, outrela Verfion du Nouveau Teftament, compofa un DiétionnaireMalabare, qui au mois de juin de l’an 1712, contenoit déjà vintmille mots. En 1714, après avoir fait imprimer le NouveauTeftament, comme on l’a dit, il s’embarqua pour venir en Euro-pe prendre foin des affaires de la Million. Sur le vaiffeau ilcontinua la Verfion du Vieux Teftament qu’il avoit commencée.Pendant une bonne partie de fon voyage il s’occupa à compoferune Grammaire Malabare, qui a été imprimée à Hall en 1716,in quarto. Le premier de juin 1715, il arriva à Bergue en Nor-vège, d’où il fe rendit par mer à Hambourg. Le Roi de Dane-marck étoit alors au liège de Stralfund. M.Ziegenbalg y alla,
& le Roi lui donna une audience favorable. Un Néophyte In-dien, Difciple de M. Ziegenbalg, eut l’honneur de faluer le Roi& de le remercier par.un compliment Allemand qu’il lui fit, au
nom de tous les Payens convertis, des dépenfes qu’il avoit faitesO a pow