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les pourfnivent. * Géogr. de Blaew. La Martiniére , Voyagedans les pais feptentrionaux.
ZKMBLIENS, Habitans de la Nouvelle Zemble. Voyezl’article précédent.
ZEMBLIN. Voyez 1 K M L Y N,
ZEMBRA ou ZEMBRE, vers le commencement duNil, eft auflî appellé Zaïre dans fa partie feptentrionale. VoyezZAÏRE.
ZEMBROW, petite ville de Pologne, dans la Mazovie.Elle eft dans le Palatinat de Czersko, à dix - huit lieues de laville de Bielsko, vers Je Couchant. * Maty, Di£t. Géogr.
Z E M L E. Voyez ZEMBLE.
* Z E'M IRA ou ZAMIRA, fils de Bézer, de la Tribude Benjamin. * I. Cbron. ou Paralip. cb, 7, v. 8.
* Z E M L Y N ou ZEMBLIN, ville de la Haute Hon-grie, eft fituée fur le Bodrog, à fept ou huit lieues de CaiTovievers le Levant, & à neuf de Tokay vers le nord. Elle eft capi-tale d’un Comté qui porte fon nom, & qui eft entre ceux deBarfod, d’Abanviwar , d’Unghwar & de Péreczaz. * Maty,Jjicf. Géogr.
ZE'MÛNICO, place forte de la Dalmatie, à fept millesde Zara , fu cédée par les Vénitiens au Grand-Seigneur l’an1573. Mais l’an 1657, I e Provéditeur Fofcolo conlidérant lesdefordres que les Turcs de Zémohico, caufoient aux environs,réfolut de les en chaffer, & reprit ce Fort, qu’il fit démolir,après en avoir tiré les munitions de guerre & de bouche. L’an1682, Aflan- Begh-Durach, fuivi d’un grand nombre de Turcs,tenta de s’y rétablir; mais il périt dans cette entreprife, & futdéfait par les Morlaques. * Le Père Coroneili, Dejcription de laMerée.
ZEN.
* *~T E'N A S , Juif, Doéleur de la Loi, & Diiciple de S.
i—i Paul. Cet Apôtre en parle dans fon Epître à Tite, cb. 3.
v. 13.
ZENDEROW ou ZENDREW. Voyez S E'M E N-DRIA.
ZENDICISME, fentiment erronné qui du tems de Ma-homet fe trouvoit parmi les Arabes. Cette erreur approchoitbeaucoup du Sadducéïfme, & confiftoit à nier la Providence, laréfurrection & la vie à venir. * Prideaux, Vie de Mahomet, p. ii.
ZE'NE’TES, peuples d’Afrique , qui forment l'une descinq Tribus des Bérébéres. Ils confervent leurs anciennes habi-tations dans les campagnes de Trémécen, qui eft la dernièreprovince & la plus occidentale du Royaume de Fez. Les Béri-mérinis ayant chaffé de ces plaines certains Arabes , qui lesavoient poffédées pendant tout le régne des Almohades, ils ymirent les Zénétes & les Haoares, leurs Vaflaux.pour lesrécom-penfer des fervices qu’ils en avoient reçus à leur établiflement.Ces peuples les ont toûjours habitées depûis, fous le nom deCbaviens, errant avec des tentes comme les Arabes, & parlantun Arabe corrompu, quoique ce foit une nation Africaine. Ilsétoient autrefois très-puilfans, & mettoient fur piécinquantemille chevaux, & trois fois autant d’infanterie ; de forte qu’ils’en fallut peu qu’ils ne dépoffédaflent les Oatazes qu’ils oférentattaquer. On dit qu’en une bataille , à jour nommé, dont lamémoire eft fort célébrée dans Fez, ils eurent l’audace de pro-mettre au Roi qui régnoit en ce tems - là, & avec lequel ils étoienten guerre, de ne combattre que fur des chevaux qui ne pafle-xoient point l’âge de trois ans. Le Roi de Fez leur ayant promisla même chofe, fit couper le crin & la queue à fes chevaux, afinqu’ils ne paruflent que des poulains, & il les défit par ce moyen,à caufe qu’ils ne purent être maîtres des leurs. Les guerres con-tinuelles qu’ils ont eues depuis avec les Rois de Fez & deMaroc, & avec les Portugais, les ont li fort affoiblis, qu’ils nefauroient faire préfentement plus de huit mille chevaux, & de cin-quante mille hommes de pié. Leur Cavalerie eft fort bonne,mais l’Infanterie eft peu de chofe. Cependant comme leur or-gueil les empêche de fe foumettre volontiers au joug, ils fe ré-voltent à la moindre occafion, & paffent d’un Royaume à l’au-tre, avec leurs tentes & leurs troupeaux. Leurs femmes font blan-ches, & fe piquent d’être belles & bien parées. Elles portentforce joyaux d’or, d’agent, deperles & de cornalines, auxbras,à la gorge & aux oreilles. Le païs eft fort bon pour le blé &pour les pâturages, & l’on y recueilleroit quantité de froment &d’orge, fi l’on cultivoit toutes les terres; mais ces peuples ne la-bourent que ce qui eft autour de leurs habitations. Il y a par-mi les champs une herbe qui engraifle les chevaux & le bé-tail en moins de douze ou quinze jours; mais quand elle jetteun petit épi barbu, on les empêche d’en manger, parce que cetépi les étrangle & les fait mourir. Quoiqu’il ne refte plus queles murailles des anciennes villes fans aucun bâtiment, ilsne laiflent pas d’aller s’y camper pendant l’hiver. * Marmoi,Dejcription de l'Afrique , l. 4. c. 1. Th. Corneille, DiÜ. Géogr.
ZENG. Voyez Z E'G N A.
ZENGUI ou ZENGUY, rivière. Voyez S A N G U I-C IJ A.
Z E'N I A L, fils d’Ufum Caflan, Roi de Perfe, fut envoyépar fon père avec une puiflante armée l’an 1473, pour attaquerTrébizonde. Ce jeune Prince entrant dans laCappadoce, défit40000 Turcs, commandez pat Cafamora Bacha, qu’il fitprifon-nier; & mit enfuite en déroute Mahomet Bacha, qu’il rencon-tra un peu plus avant dans le Royaume, à la tête de 35000 hom-mes. Ces heureux fuccès lui ayant enflé le courage, il vouluten venir aux mains avec Mahomet II, qui commandoit fon ar-mée en perfonne, & qui tailla en pièces toute celle de Zénial,qu’il tua lui-même dans la chaleur du combat. Cette bataillediminua beaucoup les forces de Mahomet, & abattit le courage
Z E N.
d’Ufum- Caffkn. * Boiflat, Hijioire de Saint-Jean de Jérufalent ,
l. 6 .
Z E' N I C E'T E , Pirate fort renommé , ayant occupé leMont-Olympe (où il avoit bâti une forterefle,) ruïnoit par fescourfes continuelles la Lycie, laPamphylie& laPifidie; maisil fut défait par P. Servilius, furnommé l'IJ'aurique, vers l’an 48avant Jeftjs-Chrift. Se voyant forcé dans fa retraite, & fur lepoint d’être pris, il fe brûla avec toute fa maifon. * Strabon,l. 14,
*ZE'N O (Charles) célébré Vénitien d’une famille ancienne,ayant perdu fon père à l’âge de fept ans, après avoir vu mourirfa mère dès les premières années de fa vie, fut envoyé à Avi-gnon auprès du Pape Clément VI, avec un Précepteur. Le Pa-pe lui donna un logement chez lui, le fit revêtir d’un habit clé*rical, & lui donna à Patras une prébende d’un revenu confidéra*ble. Il retourna enfuite à Venife, d’où après qu’il y eut fait fesHumanitez, on l’envoya à Padoue pour y étudier en Droit, au-quel il s’appliqua pendant trois ans. Enfuite il fe relâcha danscette étude, & s’engagea au jeu où il perdit tout ce qu’il avoir.Se voyant fans reflource, il porta les armes pendant cinq ans. En-fuite, étant de retour à Venife, où il demeura ptu, il alla pren-dre pofleflion de fon Bénéfice; mais à peine y fut - il arrivé qu’ilfut dangereufement bleffé, ce qui l’obligea à retourner â Veni-fe. Dès qu’il fut guéri, Pierre, Roi de Chypre l’attira auprèsde iui, & s’en fervit en beaucoup d’occafions importantes. Aprèscela il retourna à Patras, où il fe vit obligé de faire plus le mé-tier d’Ôftïcier que celui de Chanoine. 11 y devint amoureuxd’une jeune perfonne de famille noble, nommée Clarence, &l’épou*fa. Depuis ce tems - là il fignala fa valeur, & après plufieurs ex-péditions d’un grand Capitaine, on lui donna le Gouvernementde Milan, & enfuite de tout le Milanois. Il eut aulîi plufieursfois le commandement de la flotte des Vénitiens, & remportafur les Turcs plufieurs grands avantages. Cependant ayant étéaccufé d’avoir violé les loix du païs, qui défendent à un Véni-tien de recevoir aucune paye d’un Prince étranger, ce que lanécellïté l’avoit obligé de faire, il fut mis en prifon ; mais fon in-nocence reconnue & les cris des Citoyens lui firent rendre la li-berté & lés honneurs qu’il méritoit. Zéno de fon côté oubliantl’injure , qu’on lui avoit faite, continua de fervir fa patrie, avecle même zélé & la même ardeur qu’auparavant. Réfolu enfin depaflerle refte de fes jours dans un repos honnête & dans le feinde fa patrie, il fe maria de nouveau pour avoir une compagnedans fa vieillefle. Il pafla la plus grande partie de fon tems 1l’étude & à la méditation, rechercha l’amitié & la converfatioades Savans, & mourut l’an 1418, âgé de 84 ans & quelques mois.Léonard Juftiniani, Orateur de ce tems-là .prononça la mêmeannée en Latin l’Oraifon funèbre de Zéno, imprimée en 1731. *Voyez le Supplément de Paris 1736.
* Z E’N O (Jacques) petit-fils du précédent, porta d’abordle nom de Raïnier , mais après la mort de fon grand - père, on nel’appella plus que Jacques Zéno, pour faire revivre dans ce nomla mémoire de fon père & de fon grand - père. Il la fit revivred’une manière fort honorable pour lui. En 1447, il fut fait E-vêque de Feltri & de Belluno; & en 1459 ou 1460, il fut trans-féré fur le Siège de Padoue qu’il occupa jufqu’à fa mort, arrivéel’an 1481. On a de lui La Vie de Nicolas Albergati Cardinal; LaVie de Charles Zéno, fon grand-père, laquelle fe trouve dans le 19tome de la Collection des Ecrivains de l’Hiftoire d’Italie faitepar M. Muratori, & écrite en Latin par l’Auteur, après avoirparu longtems auparavant traduite en Italien; plufieurs Manu-ferits qui fe voyent dans la Bibliothèque Ambrofienne, entreautres Des Difcours Latins, & les Vies des Papes depuis S. Pierrejufqu'à Clément V. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
Z E'N O (Jean-Batifte) Cardinal, Vénitien, étoit ifi*u d’unetrès-ancienne famille, qui avoit rendu de grands fervices à laRépublique, & donc étoit Rainier Zéno, Doge de Venife, quivers le milieu du XIII fiécle, remporta deux infignes avantagesfur l’armée navale des Génois. Le Père de ce Cardinal, futJean Zéno, Procurateur de S. Marc; & fa mère, N. . . Barbo,étoit nièce du Pape Eugène IV, & fœur de Paul II. Ce Pontifeprit une fi grande affeétion pour fon neveu, parce qu’il lui reflem-bloit fort, qu’il l’aima comme fi c’eût été fon propre fils. Aprèsl’avoir fait Protonotaire du faint Siège, Chanoine & Archiprê-tre de Saint-Pierre de Rome, Abbé de Saint - Zénon de Véro-ne, & Evêque de Vicenze, il le créa Cardinal en 1468, & luidonna toutes les prérogatives de Cardinal Neveu & de Patron.Il lui acheta depuis plufieurs Terres confidérables, entre autresun Comté & un Duché. Après le décès de fon oncle, il fit élirele Cardinal de la Rove're , qui prit le nom de Sixte IV. CePape lui donna par reconnoiflance l’Evêché de Frefcati & la Lé-gation de Péroufe, & l’envoya auflî Légat à Venife. Le Cardi-nal Zéno fut un des plus magnifiques Prélats de fon tems: àl’exemple de l’Empereur Tite , il regardoit comme un jour per-du pour lui, celui auquel il n’avoit fait aucun bien à perfonne.Il employa à la conftruétion de l’églife de San-Santino 12000écus d’or: celles de S. Zénon à Vérone, du SainttEfpriten lamême ville, & de S. Benoît à.Crémone fe reflentirent de fes libé-ralitez, ainfi que plufieurs autres églifes. Le Pape AlexandreVI en ufa mal avec lui; ce qui l’obligea de fe retirer à Padoue,où il mourut le huitième mai 1501, âgé de 63 ans. Son corpsfut porté en l’églife de S. Marc de Venife, où le Sénat lui fieériger un fuperbe Maufolée de bronze, enrichi de fept ftatuesde même métal : auflî laifla- t’il à la République deux cens milleducats, à condition qu’on lui feroit tous les ans un fervice fo-lemnel, où le Doge & le Sénat affifteroient, & auquel ils con-viennent les Ambafiadeurs des Princes étrangers. Il légua auflîpar fon teftament cinquante mille écus pour des œuvres pieufes.* Aubéry, Hijioire des Cardinaux.
Z E'N O B fi (Saint) Zenobius, Evêque de Florence, étoit
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