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8 (1740) Lettres SEH - Z
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Z E B.

de gland » dont on fe ferç’pour teindre les cuirs, eft le plusconfidérable de i'Iûe. On trouve auifi dans cette Ifle du plomb& de la craye, affez femblable à celle de Briançon, il n’y a quecinq ou lix familles du Rite Latin. L’Evêque Grec eft allez ri-che, & toute l’ille eft pleine de Papas 6t de chapelles, LesBourgeois de Zéa s’attroupent ordinairement pour nier la foye& s’alfeyen: fur les bords de leurs terralles afin de laill'er tomberle fufeau jufques au bas de la rue qu’ils retirent enfuite en fou-lant le fil. M. de Tournefort vit l’Evêque lui même dans cettepofture. Pline a remarqué que de fon tems on cultivoit à Zéales figuiers avec beaucoup de foin: on y eft encore aujourd’hui dansle même goût. * Tournefort, Voyages, &c. tome i. p. 330 £?/««;.

It? ValéreMaxime rapporte* comme témoin oculaire, avoirvu une Citoyenne de cette ifle, iflue d’une Maifon illuftre, la-quelle après avoir vécu longtems dans une félicité parfaite,craignant que l’inconftance de la fortune ne troublât par mal-heur l’arrangement heureux de fes jours, prit la réfolution de fedonner la mort. Elle informa fes Concitoyens de la réfolutionqu’elle avoit prife, non par oftentation, mais pour ne pas quit-ter fon polie fans être autorifée. Pompée, qui étoit fur leslieux, accourut à ce fpedtacle. 11 trouva la Dame couchée furfon lit, de proprement ajuftée. Il employa toute la vivacité defon éloquence, pour la détourner de fon deffein, mais elle n’enfut point ébranlée. La tête appuyée fur le coude, elle entrete-noit gayement ceux qui l’étoient venu voir: enfin, après avoir ex-horté fes enfans à l’union, & leur avoir partagé fes biens, elle pritd’une main allurée un verre plein d’un poifon tempéré qu’elle a-vala. Elle n’oubiia pas d’invoquer Mercure, & de le prier de la con-duire en l’une des meilleures places de l’Elizée ; 6t fans perdreun moment de fa tranquillité, elle marquoit les parties de foncorps, où le poifon faifoit impreflion ; & lorsqu’elle le fentitproche du cœur, elle appella fes filles pour lui fermer les yeux,& expira. * Voyez M. Du Puy, Dialogues fur les plaijirs, fur lespaffions, fur le mérite des femmes, & fur leur fenjibilité pour l’hon-neur, imprimez en 1717.

ZE'AL, ifle. Voyez Y E L L.

* Z E B, un des Princes de Madian, fut trouvé dans un pref-foir, 6c mis à mort par les Ephraïmites qui prirent fa tète 6c laportèrent à Gédéon au delà du Jourdain, où ils pourfuivoientles ennemis. * Juges , cb. 7. -j. 25.

Z EB, province du défert de Numidie, qui dépend pour laplus grande partie du Royaume de Tunis, en Latin Zeba Regio.Procope la place près du Mont-Auraz. Elle a au Couchant ledéfert de Mazila, où errent des Arabes fort puiffans ; au fepten-trion les côtes des montagnes de Bugie; au Levant la provincede Biledulgérid, qui répond au Royaume de Punis; 6c au mi-di les déferts par où paffe le grand chemin de Técort à Querque-len. La capitale, que l’on appelloit Mefzeb, doit fa fondationauifi bien que fa ruine aux Arabes Schifmatiques. C’eft un paisde fablons ardens, où fe trouvent force feorpions & ferpens,dont la morfure eft mortelle. La quantité d’eau & de dattesqu’on y trouve fait que la contrée eft fort peuplée, mais il y apeu de terres labourables. 11 y refte encore cinq villes ancien-nes, favoir, Befcara, Borgi, Nefta, Télacha & Deufen. Cesdéferts font fréquentez par les Arabes de Sumeit & de Sayd,qui font riches & confidérables. Aufli les Rois de Tunis & deTrémécen s’en fervent - ils dans leurs guerres , parce que leurnombre eft de plus de quatre - vints mille combattans, & la plu-partgens de pié. * Marmol, Defcr. de P Afrique, tome 3. ci. 47.Th. Corneille, Dift. Géogr.

*Z E'B A D J A ou Z A B A D I A, fils de Bertha, de la Tri-bu de Benjamin. * I. Chron. ou Paralip. cb. 8. v. 17.

* Z E’B A D J A , fils d’Elpahal, de la Tribu de Benjamin.

* I. Cbron. ou Paralip. cb. 8. v. 17.

* ZE’B AD J A, fils de Jéroham de Guédor, fe rendit prèsde David en Tfiklah, 6t s’attacha à lui contre Saül, Roi d’Iûaël.

** I. Cbron. ou Paralip. ch. 12. v. 7.

* ZE'B AD J A, troiliéme fils de Mefçélemja, fils de Coré,de la Tribu de Lévi & du nombre des Portiers du Temple deJérufalem. * I. Cbron. ou Paralip. cb. 2 6. v. 2.

* ZE'BADJA, fils d’Ifmaël, fut Conducteur de la Maifonde Juda, pour les affaires du Roi, du tems que Jofaphat régnoità Jérufalem. * II. Cbron. ou Paralip. cb. 19. v. 11.

* Z E'B A D J A, fils de Micaël, fils de Sçephatja, retournade la captivité de Babylone avec Efdras, & quatre vints hom-mes avec lui. * Efdras ou I. Efdras, cb. 8- v. 8.

ZE'B E'A, rivière de la Baffe Ethiopie. Elle a fa fourceaux confins de l’Abyffinie, traverfe toute la côte de Zangu£-bar, & fe décharge dans l’Océan Ethiopien à Mélinde. C'eftfans doute la même que Sanfon dans fes grandes Cartes appelleQuilimango. * Maty, Dict. Géogr.

* Z E'B E'D E'E ou Z A B D I, fils d’Afaph & père de Mi-cha de la Tribu de Lévi. * Nébcmie ou II. Efdras, cb. 11. v. 17.

Z E'B E'D E'E, père des Apôtres faint jean& faint Jacques.

* S. Matthieu, cb. 4. v. 21.

Z E'B E'E ou Z E'B A H & S A L M A N A ou T S A L-MANA, Rois de Madian, étoient à la tête de fix vints millehommes, lorsqu’ils furent défaits par Gédéon. * Juges, cb. 8.

Z E'B EN. Voyez HERMANSTADT.

Z E'B E N N E ou Z E'B I N E, Evêque d’Antioche. VoyezZ E' B I N.

* ZE'BIN, Evêque d’Antioche fuccéda à Philéte, l’anSî8, & eut pour fucceffeur SaintBabylas en 238.

* Z E'B I N A ou Z A B I N A, de la famille de Nébo. A-près le retour de la captivité de Babylone, il fut obligé de ren-voyer fa femme, parce qu’elle n’étoit pas Juive. * Efdras ouI. Efdras, cb. 10. v. 43.

* ZE'B I NE (Saint) Solitaire, parvint à une extrême vieil-li fans s’être jamais relâché de l’auflérité de fa vie. Son don

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particulier étoit la prière, & il étoit occupé le jour & îâ huit Ace faint exercice. Il ne recevoit de vifites que quand il ne pou-voit pas fe difpenfer de les recevoir. Théodoret qui parle dece Saint dans fon Hijïoire Reiigieufe, n. 24, dit qu’il avoit eulongtems avec lui un autre Solitaire, nommé Polycbrone. CetIliftorien ajoûte qu’il n’avoitpas vu le premier, mais feulementle fécond qui lui avoit fait un récit de la vie de Saint Zébine»* Voyez le Supplément de Paris 1736.

Z E' B I N E, Evêque d’Antioche. Voyez Z E'B I N.

Z E'B U, ZUUU ouZUBUT, Ifle des Indes, éloignéede cent cinquante lieues de celles de Luçon & de Catignan. El-le a trente lieues de longueur du fud au nord, & la ville de Je-fus en eft fa capitale. LesHabitans fe peignent le corps de diffé-rentes couleurs, ce qui eft caufe qu’on lui a donné auffi le nomde Los Pintados. Ils vont nuds, & n’ont qu’un morceau de toilequi leur pend depuis la ceinture jufqu’aux genoux. Les Payensprennent autant de femmes qu’ils veulent, & il y en a toûjoursune principale. Lorsque quelcun meurt, on le mec dans unecaille au milieu de fa maifon. Les femmes les plus conlidéra-bles du lieu lontaflifes autour du corps, fous une toile de co-ton qui leur fert de tente, 6c couvertes toutes d’une toile blan-che de coton; chacune ayant auprès d’elle une jeune fille, quitient un éventail, fait de palme, pour lui donner du vent. Lesautres font placées autour de la chambre, avec de grands té-moignages de trifteffe. L’une d’elle coupe peu à peu les che-veux du mort, & fa principale femme fe couche fur lui, appro-chant fa bouche de la fienne 6c mettant fes bras fur fes bras, ÔCfes jambes fur fes jambes. Elle pleure toutes les fois que l’oncoupe des cheveux de fon mari, 6c chante dans l’intervalle quel’on ceffe d’en couper. 11 y a dans plufieurs endroits de lachambre, des vafes de porcelaine avec du feu, fur lequel on mecdu ftorax 6c du benjoin qui rendent une bonne odeur, 6c lemort demeure dans la maifon cinq ou fix jours avec cérémonie.Enfuite, on le frotte de camphre, &c après l’avoir enfermé dansla caiffeavec des doux, ou des chevilles, on le porte dans unlieu couvert 6c clos de bois. Ces infulaires ont pour armes desfarbatanes, avec des carquois remplis de flèches enveniméesqu’ils tirent par ces farbatanes, des poignards dont la poignéeeft d'or & enrichie de pierreries, 6c des lances, des boucliers,6c des cuiraffts, faites de cuir de bufle. Leurs viandes font toû-jours comme à demi cuites & fort falées, 6c leurs repas durentordinairement cinq ou fix heures. Quand ils les prennent, ilss’affeyent fur des nattes faites de palmes, 6c le Roi même étoitalfis de cette forte dans le tems que les Efpagnols le virent man-ger l’an 1520. Il avoit au devant de lui en deux plats de porce-laine des œufs cuits, 6c à fes côtez deux vafes aufli de porcelai-ne pleins de vin de palme 6c buvoit avec des cannes. Ce Roi,qui étoit idolâtre avant la venue des Efpagnols, fe fit batifer lamême année avec un grand nombre de fes Sujets. L’Jfle de Zé-bu obéît préfentement au Gouverneur des Philippines. Ses an-ciens Rois alloient piez nuds, avec une toile de coton qui lescouvroit depuis la ceinture jufqu’aux genoux. Us avoient lecorps peint aufli-bien que leurs Sujets, & portoient quantitéd’or & de pierreries, tant aux oreilles qu’aux bras 6c aux jam-bes, avec une chaîne de grand prix au cou, 6c fur la tête unvoile fait à l’aiguille. * Davity, Etats du Roi de Portugal enAfie • Th. Corneille, Diü. Géogr. C’eft dans la ville de Jefus,que Ferdinand Magellan contraéla alliance avec le Roi de cetteIfle, qu’il reçut fous la proteftion du Roi de Caftille. Il fitmême la guerre au Roi de Matan, & y fut tué l’an 1520.

* ZE'BUDDA, fille de Pédaja de Ruma, femme de Jo-fias, Roi de Juda, & mère d’Eliakim ou Jéhojakim, qui fuccé-da à fon père. * IL ou IV. Rois, cb. 23. v. 3 6.

Z E'B U L, Gouverneur de Sichem, trahit Gaal 6c ceux deSichem, au fecours defquels il étoit venu pour fe garantir destyranniesd’Abimélech. * Juges, cb. 9. v. 28.

ZECCHIUS LÆL 1 US, Chanoine de Breffe en Ita-lie, favant dans la Théologie & dans le Droit Canon, floriffoitfur la fin du XVI fiécle.

* ZE'CHER, Z EK E R, ZACHAR ou ZACHA-RIE, fils du père de Gabaon & deMahaca. *1. Cbron. ou Pa-ralip. cb. 8. v.31: 6? cb. 9. v. 37.

* ZE'CHI O (Jean) né à Bologne, fut fait Citoyen Ro-main, 6c fe diftingua dans la connoilfance de la Philofophie &de la Médecine. Quelque difpute affez vive s’étant élevée en-tre les Médecins de Rome 6c ceux de Naples, fur la manière detraiter les fièvres, Clément VIII appella Zéchio pour la décider.Cet habile homme fe déclara pour les Médecins de Rome 6t fesRéponfes furent imprimées. Le Pape charmé des lumières & dela pénétration de Zéchio le prit pour fon Médecin. Il eut lemême emploi auprès du Pape Sixte V. On a de Zéchio, Con »fultationes Médicinales; de Urinis brevis Metbodus ; de Aquarumporreüanarum ufu cÿ prœftantia , in primam Hippocratis ApboriJ'mo *rum Seüionem Leüiones, avec quatre Traitez de Purgatione, deSanguinis Mifftone, de Criticis diebus, de Morbo Gallico. Il mou-rut à Rome, le deuxième décembre 1601 , âgé de 68 ans.

* Voyez le Supplément de Paris 1736.

* Z E' C H 1 U S, fut, à que l’on croit, le premier Roi des Bohé-miens vers l’an 550, & frère de Léchus, Roi de Pologne, &de Ruffus Roi de Ruflie. On prétend que les Ducs 6c les Roisde Bohême font defeendus de lui, jufqu’à Venceflas III, qui futtué à Olmutz. * George Hornius, Orbis Imperans.

ZE'CHRI. Voyez ZI CRI.

ZECKELHEID. Voyez Z E'K E L H E I !>•ZECKELS. Cherchez C I C U L E S.

Z E' D A M E T donna le commencement à l’Empire desChérifs, qui fe rendirent infenfiblement maîtres des Royaumesde Maroc, de Fez, de Tafilet, ôcc. Il fe retira dans le défertpour y mener une vie folitaire; & voulant perfuader qu’il étoitHa iffu