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pour la recette de fes droits & de fes revenus dans ce païs-là.Il s'embarqua fur la flotte, qui portôit BlafcoNunès Vêla, pour-vu de la charge de Viceroi du Pérou. Etant arrivé dans ceNouveau Monde, il y trouva les affaires fi brouillées, parlesdifputes & par les divifions des Efpagnols, qui l’avoient décou-vert, & qui en avoient fait la conquête, qu’il fe détermina à é-crire ce qui fe pafloit. Faifant réflexion quelque tems après furce qu’il en avoit écrit, il crut que cela ne fuffifoit pas, & quepour le bien entendre, il falloit néceffairement remonter plushaut, & expliquer des événemens, defquels (fpx dont il étoittémoin, tiroient leur origine. C’eft ainfl que de degré en de-gré il remonta jufques à la découverte du pais. Il ne put ache-ver fon Ouvrage, pendant qu’il étoit au Pérou: il faillit à luicoûter la vie pour l’y avoir commencé, par la brutalité d’unMettre-de-camp de Gonzale Pizarre, qui menaçoit de tuerquiconque entreprendroit d’écrire fes allions, parce qu’il favoitqu’on n’en pou voit rien écrire d’avantageux, li fut donc contraintde difcontinuer, & ne pouvant mieux faire, il fe contenta derecueillir tous les Mémoires qu’il put avoir, fur lefquels il com-pofa fon Hiftoire, quand il fe vit en lieu de pouvoir le fairePurement. Il la préfenta en manufcrità Philippe II, Roi d’E-fpagne, qui la lut pendant fon voyage d’Angleterre, l’hônorade fon approbation, & ordonna à l’Auteur de la faire imprimer.Auguttin de Zarate la dédia à ce Prince, qui n’étoitpas ehcorealors Roi d’Efpagne. L’Epître dédicatoire eft datée d’Anvers,le 30 de mars 1555. Nous y apprenons que l’Auteur étoit em-ployé aux Païs - Bas dans les affaires de la Monnoye. C’efl: decette Epître & de la préface mife au devant de l’édition Fran-çoife, que nous avons tiré une bonne partie de ce que nousvenons de dire.
* ZARATE (François Lopès de) Poëte Efpagnol, futSé-cretaire de Rodéric ou Rodrigue Caldéron, après la mort du-quel il quitta la Cour, & mourut en 1658, âgé déplus de 70ans. Ses Poëfles ont paru fous le titre de Obras varias de Fran-cefco Lopès de Zarate. Sa meilleure pièce efl fa Tragédie d’IIer-cule. * Gr. Di cl. Univ. Holl. Nicolas Antonio, Bibliotb. Hifp.
ZARATIN CASTELLINI. Cherchez CASTEL-L I N I.
Z A R B I E N, Roi des Gordiens , peuples d’Arménie , étoittributaire de Tigrane; & s’étant laffé de fa tyrannie l’an 69 avantJefus-Chrift, il fit un traité fecret avec L.ucullus, pour s’en dé-livrer. Tigrane le découvrit avant que les Romains fuffent en-trez en Arménie, & le fît affafllner avec toute fa famille. I.u-cullus , vainqueur , lui fit de magnifiques funérailles, & luidreffa un fuperbe tombeau. * Plutarque, dans Lucullus.
ZARIADRE, frère cadet d’Hyftafpe, gouvernent appa-remment fous l’autorité de Cyrus, thutes les provinces depuisles portes Cafpiennes, jufqu’au Tanaïs, c’eft à dire, félon Ar-ïien, l. 3. jufqu’à l’Orxantes qui arrofe la Sogdiane. Il étoitdoué, ainfl que fon frère, d’une beauté finguliére; ce qui fitdire d’eux, qu’ils étoient fils de Vénus & d’Adonis. Une jeunebeauté qui fe préfenta à lui en fonge, lui donna de l’amour; &Odatis, fille d’Homarte, Roi des Marathes, peuple Scythe, quiétoit celle qu’il avoit vue, le vit de même, & en fut éprife. L’a-mour qui les rendit ingénieux à découvrir en quel lieu étoitl’objet qui les avoit frappez, fut les réunir malgré tous les obfta-cles. Homarte après avoir rejetté la demande que Zariadre luifit de la Princeffe, parce qu’il n’avoit point d’enfans mâles, &qu’il aimoit mieux laiffer fes Etats à un naturel du païs qu’à unétranger, prit jour pour marier Odatis, qui en avertit fon A-mant. Tous les Seigneurs s’étant affemblez , elle eut ordred’examiner celui qui lui plairoitleplus, & de lui préfenter finecoupe d’or remplie de vin. Pendant qu’elle verfoit le vin trifte-jnent, & les larmes aux yeux, Zariadre qui s’étoit avancé avecfes troupes fur la frontière, & qui avoit fait une diligence in-croyable pour arriver à tems, furvint, & fe fit connoître à elle.Elle ne lui eut pas plutôt préfenté la coupe, qu’elle fut enlevéefans que fes domeftiques fe miffent en devoir de la tirer desmains du raviffeur, parce qu’elle leur avoit fait confidence defon amour. Cette Hiftoire, dit Charès, cité par Athénée, l.13, eft célébré dans l’Afie. On la répréfente fur les muraillesdans les temples & dans les Palais, & le nom d’Odatis devenuilluftre efl: ordinaire aux filles des Grands. On peut faire deuxdifficultez. En premier lieu Zariadre, dit Charès, étoit maître,iKvfieviri , des provinces dont on a parlé, de même qu’Hyftafpefon frère de la Médie, &c. Ils n’etoient donc pas des Gouver-neurs , & quand ont - ils régné V En fécond lieu, on ignore ceque c’efl: que les Marathes, ce peuple ne fut jamais. Mais onrépond que l’expreflion dont fe fert Charès, eft impropre: &pour ce qui regarde le nom dn peuple , où Odatis prit naiffan-ce, il n’eft pas plus furprenant qu’il foit inconnu d’ailleurs, quecelui des autres peuples de la Scythie Afiatique.
Z A R I Z A, ville de Tartarie fous la domination du GrandDuc de Mofcovie, eft à 49 degrez & 42 minutes d’élévation,fituée fur la rive droite du Wolga au pié d’une colline, & for-tifiée de cinq battions, & d’autant de tours de bois. Elle n’apour tous Habitans qu’environ quatre cens Strélits ou Mouf-quetaires, qui font employez contre les courfes des Tartares &des Colaques , & que l’on oblige d’efeorter les bateaux quimontent & defeendent la rivière. Depuis Zariza jufqu’à Aftra-kan & jufqu’à la Mer Cafpienne.on ne voit que des landes & desbruyères. Ainfl ce terroir étant incapable de porter du blé,tout ce païs efl contraint d’en faire venir de Cafan , d’où l’ony en apporte en abondance, en forte qu’il y eft à meilleur mar-ché qu’à Mofcou. Audeffous de Zariza eftl’Ifle de Zerpinske,où les Soldats de la garnifon de cette villeenvoyent paître leurbétail. A une lieue & demie de ce même lieu de Zariza, onvoit encore les ruines d’une ville qui avoit été bâtie par Tamer-lan, fous le nom de Zaarefgmi, c’efl à dire, vüle Royale. Son
Z A R. Z A S. Z AT. g?
Palais & fes murailles étoient de brique, qui ont fervi depuisau bâtiment des murailles & de plufieurs églifes & couvens d’A-ftracan. * Oléarius, Voyage de Mofcovie (ÿ de Fer je. Th. Cor-neille , Diü. Géogr.
* Z A R K A D ou ZARGAT, bourg avec un fort châ-teau, en Hongrie , eft au fud-fud-oueft du Grand Varadin,dont il efl éloigné d’environ douze lieues. En 1710, les Mé-contens de Hongrie le rendirent aux Impériaux par capitulation.* Gr. Diü. Unix, Holl. Carte de Hongrie, publiée à Amiterdamfous le nom de M. Delifle.
ZARLIN (Jofeph) Italien, natif de Chioggia, dans l’E-tat de Venife, s’eft rendu célébré par la connoiffance qu’il avoitde la Mufique. Au jugement du Père Merfenne, & d’AlbertBannus, il eft le plus favant de tous les Auteurs qui ont écritfur cet Art. Il mourut à Venife l’an 1599, & fut enterré dans l’é-glife de faint Laurent de cette ville, où toutes fes Oeuvres ont étéimprimées en quatre volumes, in folio. *De Thou, Hijl. Teiflier,Eloges des Hommes Savons, tome a. p. 358-édit, dellollande 1715.
Z A R M A N O C II E' G A S, Indien, vint à Athènes, lors-qu’Augufte y étoit, & fit dreffer un bûcher dans lequel il fe jet.ta après s’être deshabillé. On mit cette Infcription fur fon tom-beau. Ici gtt ’Zarmanocbégas Indien, qui Jeion la coututne de fonpats, s’eft fait mourir. Cette coutume étoit extravagante & in-jufte; mais le faux zélé & des idées de Religion mal entenduesengageoient à la fuivre. * Strabon, l. 15.
Z A R M I S E G E' TII U S A ou en un mot Z A R M I-GE'THUSA, étoit autrefois la ville capitale des Daces,fous leur Roi Décébale. Dans une ancienne Infcription, elleeft appellée Ulpia Trajana: ce qui a quelque rapport à Trajan,qui conquit autrefois les Daces. Dans une autre Infcription ,elle fe nomme Colonia Ulpia, Trajana Augufta, Dacia, Zarmis .Aujourd’hui c’eft Veczel, Venecz ou Vatbel ; & en Langue Efcla-vone, Gradifcb, bourg delàTranffylvanie. *Lazius. Ptolomée.
Z A R N A T A, ville de la Tzaconie, ou Braccio di Maina tdans la Morée, eft fituée fur une éminence très-agréable. Safigure eft prefque circulaire. C’eft un porte où il femble quel’art & la nature n’ayent rien oublié pour le rendre confidérable.Les Vénitiens l’attaquèrent l’an 1685. Le Capitan Bacha n’enétoit qu’à cinq milles, & à la tête d’une bonne armée; mais iln’ofa tenter le fecours, & fit retraite. La garnifon fe rendit auGénéraliflimeMorofini; & fufvant la capitulation il en fortit fixcens hommes, qui furent conduits jufqu’au lieu dont on étoitconvenu. L’Aga qui commandoit dans cette place, craignantpour fa tête, fe retira parmi les Chrétiens, & paffa à Venife.Morofini y laiffa une garnifon de deux cens cinquante hommes,fous les ordres du Colonel Praftini. * Le Père Coronelli, De-,feription de la Morée.
Z A R N A W ouKARNOW, ville de la Haute Pologne,eft dans lePalatinat de Sendomir, entre la ville de Sendomir &celle de Sirad, environ à 35 lieues de la première, & à 30 de ladernière. * Maty, Diü. Géogr.
ZARPANE ou ROTA, que les Efpagnols appellentI’Ifle de Sainte-Anne , eft une des Ifles Marianes ou des Larrons.Elle a quinze lieues de tour. Elle eft à quatorze degrez de lati-tude feptentrionale, à fept lieues de l’Ifle de Guahan, & à 13 del’ifle d’Aguiguan. * Charles de Gobien, Hift. des Ifles Marianes,
Z A S. Z A T. Z AU. Z A W. Z A Y. Z A Z.
AS DE GAND. Voyez l’article de G A N D.ZASHALON ou HUNDERSBUEL, c’eft 1dire, les Cent Collines, bourg de Tranffylvanie, eft fitué dansles montagnes aux confins de la Valaquie, à treize lieues d’Her-manftadt vers le Levant. * Maty, Diü. Géogr,
Z A S I U S. Voyez S A S I U S.
Z A S L A W ou Z A S L O W, petite ville de Pologne-dansla Ruflie Rouge, a titre de Duché, & eft fitué dans la HauteVolhynie fur la rivière de Horin, à fix lieues au deffus de la vil-le d’Oftrog. * Maty, Diü. Géogr.
Z A T A ou Z A T II A, bourg de la Baffe Hongrie, eft fi-tué fur le Danube,-un peu, au deffous de l’emboûchure de laDrave. * Maty, Diü. Géogr.
* Z A T A S , rivière de Portugal, prend fa fource dans t’A-lentejo au voifinage d’Elvas, coule d’abord du fud-eft au nord-oueft, jufqu’à Fronteira, puis à peu près de i’eft à l’oueft, juf-qu’à ce qu’elle fe rende dans le Tage à Bénavente. * Sanfon,Carte de la partie méridionale de Portugal.
Z ATM AR, petite ville, mais bien fortifiée, eft bâtie furles montagnes de la Haute Hongrie & fur les frontières de laTranffylvanie. Elle eft capitale d’un païs qui eft érigé en Com-té, & qui appartient à l’Empereur; mais le Comte de Tékélîs’en empara l’an 1680, dès le commencement de fa révolté, &de celle des autres Seigneurs Proteftans de la Haute Hongrie.Depuis, cette ville a éré reprife par les Impériaux. *Baudrand,Diü. Géogr. Du Val.
ZATMARBARNYA, ville capitale d’un Comté demême nom, eft dans la Tranffylvanie fur la rivière de Zazurd,aux confins de la Haute Hongrie, & à dix-neuf lieues de Clau-fembourg, vers le nord. On prend communément Zatmarbany*pour l’ancienne Docirava, ville delà Dace. *Maty, Diü. Géogr.
Z A T O R, ville de la petite Pologne dans le Palatinat deCracovie fur la Viftule, entre la ville de Cracovie & la provincede Siléfie, eft bâtie fur le confluent de Skauda ou Skatva avec laViftule. Le païs qui eft aux environs, eft appellé le Duché de Zator.
* Z A T T U ou Z E'T H U, Juif, qui, après le retour dela Captivité de Babylone, ligna l’alliance qu’on renouvella avecDieu. * Néhémie ou II. Efdras, cb. 5. v. 14 Ceux de fa familleretournèrent de la Captivité de Babylone, au nombre de neufcens quarante-cinq. * Efdras ou I. Efdras, cb. 2. v. 8»
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