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8 (1740) Lettres SEH - Z
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YSA.ISE YSL. YSS.YST.&c.

Juftice en ce qui regarde le dedans de la ville & fa banlieue, quis’étend à un demi - quart de lieue tout à l’entour. Le Roi ayantcréé depuis quelque tems un Bailliage à Ypres, toutes les fen-tences des Juftices du plat païs, qui alloient en droiture auPar-lement de Tournay, iront par appel à ce Bailliage avant qued’aller au Parlement. On tient à Ypres deux foires qui durentchacune huit jours, outre une troifiéme qui eft feulement pourles chevaux. * Mémoires inanujcrits. Th. Corneille, Dict. Géogr.Voyez 1 P R E S.

Y S A B E A U DE BAVI E'R E. Cherchez ELISA-BETH.

Y S E. Voyez I S E (Alexandre d’)

Y S E L ou YSSEL. Voyez I S S E L.

YS EL BOURG ou YSSELBOURG. Voyez IS-SELBOURG.

YSELMONDE ou YSSELMONDE. Voyez I S-SELMONDE.

YSELSTEIN ou YSSELSTEIN. Voyez IS-

5 E L S T E I N.

YSENBOÜRG. Voyez ISENBOURG.

* YSENDOORN (Gisbert d’) naquit le troifiéme décem-bre 1601, à Ede dans le Vélau. Son père mourut en 1603

6 fa mère en 1607. Peu de tems avant fa mort elle l’avoit misà l’Ecole à Harderwyck où il apprit le Latin, le Grec & l’Hébreu.De là il paffa de bonne heure aux études Académiques. En1616, il vifita les Académies deGroningue, de Franeker & deLeyde, puis celles de Sedan & de Saumur. Enfuite il fe rendità Paris où il demeura deux ans, & où il continua l’étude de laPhilofophie. Il y fut reçu Dofteur en Philofophie en 1620.Après cela il alla voir les autres Académies de France, &fe ren-dit à Marfeille, d’où il fe tranfporta à Carthagéne & à Alicanteen Efpagne; mais ne pouvant s’accommoder à l’humeur des E-fpagnols, il retourna à Marfeille, d’où il prit le chemin de l’Ita-lie, où il vit les villes de Gênes, de Pife, de Sienne & de Ro-me. Il alla de là à Naples, d’où après un court féjour il retour-na à Rome. Il parcourut enfuite les autres villes d’Italie, re-vint en France, & forma le deflein de s’y établir; mais depuis ilchangea de penfée, & retourna en 1629 dans fa patrie, où il tom-ba malade, peu de tems après fon arrivée. En 1634 il fut appel-lé à Déventer en qualité de Profefieur en Philofophie. Treizeans après, c’eft à dire, en 1647, il paffa de Déventer à Harder-wyck, où il fut fait premier Profefieur en Philofophie, &où ilmourut. On a de lui, Effatorum Phihjopbicorum Centuriœ duœ ;Collegii Pbilofophici Daventrienjis partes duœ j. Compendium LogicœPcripatcticce ; Pbyfiologia, Logica £? Etbica Irtripatetica; MedullaPbyficce generalis & fpecialis, &c. * Gr. DiH. Univ.Holl. Slich-tenhorft, Théâtre des villes de Gueldre, en Flamand j L 1. ReviiDaventria illuftrata.

YSENDYCK. Voyez I S E N D I C K.YSENGHIEN, famille. Voyez G A N D.

* YS ER. rivière de Flandre dans les Païs-Bas prend fafource dans la Châtellenie de Caflel, coule d’abord du fud aunord, puis del’oueft à l’elt, & entre dans l’Yperlée à l’endroitoù eft le Fort de la Knocque.

Y SL AND T. Voyez ISLANDE.

Y S S E L & les mots qui en font compofez. Voyez I S S E L.

* YSTEDT ou Y D S T A D T, petite ville de Suède,fur la côte méridionale de la province de Schonen ou Scanie, eftau fud - eft de Lunden, dont elle eft éloignée d’environ 14 lieues.

Y S T E L L A (Louïs) Religieux de l’Ordre de S. Domini-que, natif de Valence en Efpagne, remplit la première Chairede l’Ecriture dans cette ville pendant vint ans, depuis l’an 1580,& alla enfuite à Rome, où il fut Vicaire général en 1602 pen-dant l’abfence du Général, & une fécondé fois en 1605, jufqu’en1608, où il fut fait maître du Sacré Palais. Dès fon arrivée àRome, il fit imprimer fes Commentaires fur la Genéfe & furl’Exode qui parurent en 1601, in folio, & dont il y eut une fé-condé édition en 1609. Ses occupations ne lui permirent pas deretoucher ce qu’il avoit écrit fur le refte de l’Ecriture. Il mou-rut à Rome le cinquième feptembre 1614. * Echard, Script.Ord. Fratrum Prced. tome 2.

♦YST-W 1 TH ou Y-STWITH, petite rivière d’An-gleterre dans le Comté de Cardigan, coule à peu près de l’eft àl’oueft & fe jette dans la Mer d’Irlande au bourg d’Aberiftwith.* Maty, DiS. Géogr.

Y S U E'L A, rivière. Voyez I S U E'L A.

Y T A T A, province du Biledulgérid en Afrique. Elle eftfur la frontière de la Libye, des dépendances du Royaume de Ta-filet, & prefque aufli grande que la province de Dahra. Les Ha-bitans l’appellent Garib. Ce font gens mêlez qui ne parlent pu-rement ni Africain ni Arabe. Ils font braves & ont quantité dechevaux qu’ils nourriffent de dates faute d’orge. Ils habitent en-tre des palmiers qui font leur principal revenu, & font entou-rez d’autres Bérébéres dont il y a eu deux branches ; celle de Si-cutana & celle d’Etuazguit. Ces peupies font tous Vaifaux duChérif. * De La Croix, Hiftoire d'Afrique, tome 2. Th. Cor-neille , Diü. Géogr.

* Y T H A N ou ITHAN, rivière de l’Ecofle feptentrio-nale dans la province de Buchan, coule avec beaucoup de dé-tours, dunord-oueftaufud-eft, & fe rend dans la mer à New-bourg.

Y V A. Y V E. Y U M. Y V O. Y U P. Y W E. Y Z U.

Y V A I N, Prince de Galles, étoit fils d’Aimoin, qu’Edouardfit mourir, après lui avoir ôté la Principauté de Galles,dont il étoit le véritable héritier. Yvain fe voyant déshérité parla mort de fon père, & n’étant point en état de fe faire rendrele païs de Galles, fe retira en France. 11 fe mit au ferv.ice du

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Roi, qui lui donna les premières charges de fon armée, & l’en-voya en plufieurs occafions fur mer & fur terre, où il aquit beau-coup de réputation. Voilà ce que plufieurs Auteurs difent; maisil eftfûr que ce fut Edouard, I. du nom, Roi d’Angleterre quifournit le païs de Galles, après avoir défait Léolin, Prince deGalles, & David fon frère, en 1283 , le premier ayant été tuédans un combat, & l’autre ayant eu la tête tranchée. * Hi(loi-re d’Angleterre, d’Ecoffe & d’Irlande.

* Y V A N BERBUDA (Dom Martin) Grand-Maîtred’Alcantara vers la fin du XIV fiécle, étoit Portugais, & pritbeaucoup de part aux guerres d’Efpagne en fon tems. Vers l’an1394, trompé par un Hermite vifionnaire, il fecrut deftiné deDieu pour faire la conquête de Grenade, & fur cette imagina-tion il fit une irruption dans ce Royaume, où il fut défait & tuéfur la place. Les Maures envoyèrent des Ambafladeurs à HenriIII, furnommé le Valétudinaire, Roi de Caftille, pouf fe plain-dre de l’irruption d’Yvan, comme d’une infraâion faite auxtraitez. Henri qui n’y avoit point de part, la defavoua: ce quifatisfit les Maures. * Voyez le Supplément de Paris 1736.

Y VAN , Prêtre de l’Oratoire, Fondateur de l’Ordre desReligieufes de Notre-Dame de la Miféricorde, avec la MèreMarie-Magdelaine de la Trinité, étoit de Rians, petite villede Provence. Il y naquit le dixiéme novembre 1576, de pareils,qui n’ayant pas le moyen de le faire étudier, le mirent Enfantde chœur de la paroiffe, où il commença à apprendre à lire , àécrire & à chanter. Le defir qu’il avoit de s’avancer dans l’étu-de, le porta à s’offrir aux Minimes de Pourriéres. Les Mini-mes ayant été contraints de le congédier à caufe de la cherté desvivres, il erra quelque tems dans le bois, n’y mangeant que desracines & des fruits fauvages. Il s’avifa d’aller à Pertuis, où ilgagna quelque tems fa vie à fonner les cloches & à vendre desimages. 11 trouva bientôt après la maifon d’un Gentilhomme,qui le prit pour avoir foin de fes enfans, ce qui lui donna moyeiide continuer fes études. Mais comme on n’enfeignoit à Pertuis

‘que la Grammaire, il alla à Arles pour étudier en Philofophie& en Théologie. Et après divers voyages à Carpentras, à Mar-feille, à Lyon, à Avignon, il fut promu à l’Ordre de Prêtrifedans cette dernière ville, l’an 1606, étant âgé de trente ans.Il eut divers emplois, fut Curé de la Verdire, & enfuite de Coü-tignac en Provence, & joignit aux travaux de la vie apoftoliqueles auftéritez des Solitaires. Cette vie ne lui paroiffant pas af-fez retirée ni affez févére, il quitta fa Cure & s’enfonça dans urtdéfert, où il n’avoit point d’autre occupation que le jeûne & làprière. Les peuples qui le vifitoient quelquefois dans fon her-mitage, le prièrent d’accepter la place de Vicaire de Brignoles,où il contribua beaucoup à la réformation des mœurs par fes pré-dications & par la fainteté de fa vie. Le Curé lui réfigna fa Cu-re en mourant; mais un autre la lui difputa. Le Père Yvan aimamieux terminer le différent en renonçant à fon droit, que des’engager dans un procès. On lui donna un petit Prieuré, dontil fe défit bientôt après. Pour mener une vie plus tranquille, ilentra dans la Congrégation des Pères de l’Oratoire d’Aix. Cefut alors qu’il connut la Mère Marie-Magdelaine de la Trinité,& que par fes avis & par ctux d’un Capucin, elle fonda l’Ordrede la Miféricorde, où l’on recevoit fans dot, les filles de qualité*qui n’avoient pas de bien pour entrer dans les autres Religions.Le Père Yvan jugeoit d’abord cet établiflement impolfible ; maisil fe rendit aux inftances qu’on lui fit. Le 14 d’août 1637, oncommença à jetter à Aix en Provence les fondemens du nou-veau bâtiment pour loger les pauvres filles de l’Ordre de la Mi-féricorde. Les ennemis de cette Congrégation naiffante donnè-rent à l’Archevêque d’Aix de mauvaises impreflïons du Père Y-van & le décrièrent dans fon efprit comne un ignorant, & utlhomme peu capable de l’emploi dont il fe mêloit. Ce Prélat ôtaà ce Père la direétion de cette maifon ; mais les nuages de la ca-lomnie furent bientçt diffipez. Cependant l’orage ne fut paSpour cela entièrement appaifé. L’Archevêque ne pouvoit di-gérer le projet d’un nouvel Ordre, ni la penfée de recevoir desfilles fans dot ; mais l’Archevêque d’Avignon approuva l’In-ftitut. Le Comte d’Alais, Gouverneur de Provence, obtint dtlRoi les lettres néceffaires pour cet établiflement; & l’Archevê»que d’Aix reçut enfin la Bulle, & permit aux filles de prendrel’habit de Religieufes, & au Père Yvan de les confefler & de lesconduire. La cérémonie de leur vêture fe fit le 13 de juin 1639.

_ La Mère Magdelaine, qui avoit été la première Supérieure fedémit de la charge, pour aller établir à Marfeille une autre mai-fon du même Ordre. Elle en établit d’autres à Avignon & à Pari».Le Père Yvan eut tant de joye de l’établiffement fait dans cettedernière ville, qu’il voulut l’aller vifiter; mais il étoit fi acca-blé d’années & de maladies, qu’il y mourut dans la facriftie lehuitième oétobre 1653. On a imprimé fes Lettres & fon Orai-fon funèbre, & un livre qu’il compofa pour la Mère Marie-Magdelaine, qui a pour titre, Conduite à la Perfection Chrétienne** Vie de la Mère Marie - Magdelaine, par le Père Crofet, Jé-fuite.

Y U C A T A N. Voyez J U C A T A N.

Y U C A Y, vallée du Pérou. Elle eft à quatre lieues delàville de Cufco vers le nord - eft, félon ce qu’écrit Garciteffo deLa Véga, & comme enfermée entre de fort hautes montagnesqui la garantiffent de toutes les injures de l’air, en forte qu’il yeft fort fain & fort tempéré. On y voit beaucoup de vergers &de jardins. Les Incas s’y retiroient anciennement pour fe don-ner aux plaifirs. Ils y avoient plufieurs édifices magnifiques, dontles veftiges fe voyent encore aujourd’hui. Quoique l’air de cet-te vallée foit fort tempéré , les fommets des montagnes des envi-rons font prefque toûjours couverts de neiges. Les Incas avoientdans cette même vallée une fortereffe fi bfen défendue par fafituation, qu’elle pouvoit réfifter avec peu de monde à un grandnombre d’ennemis. Elle étoit bâtie fur un haut rocher , ceinte

L a tou*