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ordinaire contre les Arminiens, quoiqu’à l’exemple de Davenant& des Théologiens de Brème, il s’approchât plus des Remon-trans que des Contre-Remontrans dans les articles de la Grâceuniverfelle, & des fruits de la mort de Jefus Chrift, à ils foutin-rent dans la 74 Seflion que Chrift étoit mort pour tous les hom-mes. On le croit Auteur du Judicium de quinque Articulis Re-enonflrantium, qui fe trouve dans les Aétes du Synode fous lenom commun des Théologiens de la Grande Bretagne, & qui eftécrit avec plus de modération & de prudence que les pièces desautres Théologiens. De tout ceci on ne doit cependant pas con-clurre que Ward ait embraiTé alors, ou dans la fuite, toute ladoétrine des Remontrans comme Gand & quelques autresThéologiens Anglois ont fait. 11 paroit au contraire par une defes lettres écrite à Gérard Voflius en 1629, que dans ce femslà il étoit encore attaché à l’ancienne dodrine, & qu’il n’étoitpoint des amis des Remontrans. Une bonne partie de fes Ou-vrages de Théologie, comme, Dijfertatio de Peccato originaii, deJuflificatione, &c. ont été imprimez enfemble in folio, par lesJoins de Seth Ward. Son Traité de Efficacia Baptifmi, fe trouveinféré dans les Oeuvres de Gatacker, avec les Remarques de ceThéologien. Ward tâche d’y foutenir que tous les enfans batifezfont jultifiez. 11 mourut au mois de décembre 1643. Au relie ilfaut Te garder de le confondre avec un autre Samuel Ward, Pafteurd’ipswich, & Bachelier en Théologie, qui vivoit à peu présdans le même tems, & qui s’eft fait connoître par des Sermons& par d’autres petits Ouvrages de pratique, comme, Cbrifl ailin ail; Life offaitb; Cole front tbe altar ; Jetbros 'Jujlice; Woe toDrunkards, iÿc. * Le Neve , Faji. Angl. Aàa Synodi Dordr.Brand, Iliflor. Script, utriufque. Haies, Epifi. ex edit. Mosbemii.Epiftolæ Prafl. Viror. Diüionnaire Allemand de Bdle.
WARD (Seth) fameux Mathématicien & Evêque Anglois,né à Buntington en Héreford l’an 1617, fit fes études au Collè-ge de Sidney à Cambridge où Samuel Ward, Préfet de ce Col-lège le prit en affeétion & le reçut pour fon ferviteur. il fautremarquer que ces deux Wards n’étoient point parens. Comme
11 fe fentit un grand penchant pour les Mathématiques, il allatrouver Oughtred, qui demeuroit à la campagne, pour lui de-mander des éclairciffemens fur fa Clavis Matbematica, & dans lafuite il expliqua toujours cet Auteur à fes Elèves dans l’Acadé-mie. En 1643 , il fut chaffé de fa place avec d’autres & enferméau Collège de S. Jean à caufe de fon attachement au parti duRoi. 11 eut part auffi à un Difcours contre le Covenant. Enj< 549 , il fe lailfa gagner & obtint là-deffus de la part du Parle-ment la Chaire de Profeffeur en Altronomie à Oxford, à la pla-ce de Jean Gravius qui avoit été chaffé. Il fe laiffa même enfinperfuader à prendre les engagemens des Indépendans. En 1654,il reçut le degré de Doéteur en Théologie, & obtint enfuite laplace de Chantre d’Exefter; & depuis, celle de Préfet du Collè-ge de la Trinité. Quoiqu’en 1660, il fût obligé de quitter cettecharge & d’accepter une place de Prédicateur à Londres, il futcependant rétabli dans fa charge de Chantre dans la même année,& bientôt après nommé Doyen d'Exefter. En 1662, il parvintà la dignité épifcopale d’Exeffer dont il fut transféré à l’Evêchéde Salisbury en 1667. Il fut en même tems honoré par le Roide la charge de Chancelier de l’Ordre de la Jarretière. Commele Doéteur Pierce lui difputoit le droit de difpofer des Bénéficesde Salisbury, qu’il prétendoit appartenir uniquement au Roi, ily eut de grands débats entre ces deux Savans à cette occafion.Ward prit cette affaire tellement à cœur qu’il en perdit toutes lesforces de corps & d'efprit, fur tout lorsqu’il fe vit obligé defaire, dans des mauvais tems & dans un âge fort avancé, desvoyages fatigans en Cour. Il devint par là incapable de toutesfes fonétions & mourut près de Londres en 1689. H fut un desprincipaux Membres qui contribuèrent à l’établiffement de laSociété Royale des Sciences à Londres, à laquelle il fit préfent«l’une pendule. 11 employa de groffes fommes pour rendre na-vigable la rivière près de Salisbury & dépenfa beaucoup en d’au-tres libéralitez. Voici le caraétére que l’Evêque Burnetnous ena tracé: „ Rempli d’un vafte favoir, il avoit fur tout pénétré„ fort avant dans les Mathématiques, peut-être même étoit il„ trop favant. On doutoit fort de fa fincérité. 11 tournoit fe-„ Ion que le vent fouffloit; il jura la convention & fut à caufe„ de cela haï du Clergé de la Haute Eglife. Milord Clarendon„ le connoiffant plus propre que tout autre à gouverner l’Eglife,„ le foutint: ce qui fit que Ward conçut de grands projets. 11 étoit3 , grand politique, mais Théologien médiocre. ” Voici les ti-tres des Ouvrages qu’il a fait imprimer, Effay of tbe being andAttributes of God ; De Cometis; Idea Trigonométrie demonjîrata; Vin-dicte Academiarum ; Exercitationes contra Tb. Hobbes-, AJlronomiaGeometrica; Sermons. * Wood, Atb.Oxon. Dictionnaire Anglois.
WARDBERGouWARDBOURG, petite ville avecune bonne citadelle & un grand port. Elle eft fur la côte deHallande en Suède, à douze lieues de Gotcmbourg, vers le mi-di. * Maty, DiÜ. Géogr.
WARDBURG, en Saxe. Voyez W A R T B U R G.
W A R D E, petite ville de la Jutlande en Danemarck. Elleeft dans le diocéfe de Rypen, à fix lieues delà ville de Rypen,vers le nord. * Maty, DiÜ. Géogr.
WARDHUYS ou WARDHUS, petitefortereffemalentretenue. Elle eft fituée dans l’Ille de Ward, qui eft fur lacôte de la Laponie Norvégienne, vers les confins de la Mofco-vie, & elle eft capitale du Gouvernement de Wardhus. * Ma-ty, DiÜ. Géogr.
WARDHUYS ou WARDHUS (Le Gouvernementde) eft le Gouvernement le plus feptentrional du Royaume deNorvège. 11 eft (borné au fud par le Gouvernement de Dron-theim, & par la Laponie Suédoife; il a la Laponie Mofcovite auLevant; & il eft baigné par l’Océan feptentrional au nord & auCouchant. Ce Gouvernement renferme la Finmarchie, qui eft
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vers l’occident, & partie vers le nord ; & la Laponie Norvégien»ne qu’occupe le relie. C’eft un païs affez étendu, mais fortmauvais : il ne produit que quelques pâturages. Ses Habitans,plus que demi-fauvages, ne s’occupent qu’à nourrir quelques’beftiaux, ou à tuer quelques bêtes fauves, dont ils vendent lespeaux & les fourrures aux Suédois, dans les foires de lempter-land. * Maty, DiÜ. Géogr.
WARÜ 1 NBORG. Voyez WARINGBORG.
W A R E, bourg d’Angleterre avec marché dans la contréedu Comté de Héreford, nommée Brangbing, d’où l’on a tiré unbras de la nouvelle rivière, pour la commodité de Londres. Heft à 21 milles'Anglois de cette ville. * Diction. Anglois.
W A R E'(Jacobus Waræus) Irlandois, Chevalier de la Jar-retière, a donné au public un Traité fuccint, mais curieux deexaét, des Ecrivains d’Irlande. Il fut imprimé in quarto, à Du-blin l’an 1639, fous le titre de Scriptoribus Hybernice, libri duo,quorum prior continet Scriptores in Hybernia natos, pofterior Scripto-res alios qui in Hybernia mimera aliqua obierunt. Waræus n’eft pastombé dans les mêmes défauts touchant les Ecrivains d’Irlande,que Pitfeus dans fon recueil Latin des Ecrivains d’Angleterre,où cet Auteur s’étend fort au long fur de petits Auteurs d’ou-vrages peu ou point connus; il en fuppofe même qui n’ont ja-mais été. Waræus, plus judicieux & d’une critique plus fine,rejette les Ecrivains fabuleux, de les Ouvrages fuppofez, pourne rapporter que des Auteurs qui ont exifté véritablement, dedont ies Ouvrages méritent quelque attention. * Waræus, inFrcef. de Script. Hybern.
W A R E H A M. Voyez W A R H A M.
W A R E N , petite ville du Duché de Meckelbourg , enBaffe Saxe. Elle eft dans la Vandalie fur le Lac de Calpin, en-tre la ville de Guftrow de celle de Stargard, à neuf lieues del’une & de l’autre. Cluvier croit que Waren eft l’ancienne Wa-rinum, cité des Variniens, qui étoient une partie des Vindilesou Vandales. * Maty, DiÜ. Géogr.
* WARENBRUCK, WARNBURG ou W A R-T E N B E R G, petite ville du Cercle de la Haute Saxe, enAllemagne dans l’Eleétorat de Saxe. Elle eft fur-l’Elfter, à peuprès au nord - nord - oueft de Drefde, dont elle eft éloignée defept à huit lieues.
WARENDORP, petite ville du Cercle de Weftphalie.Elle eft dans l’Evêché de Munfter, fur la rivière d’Embs, à qua-tre lieues de la ville de Munfter, vers le Levant. * Maty, DiÜ.Géogr.
W A R F U S E'E, noble & ancienne Seigneurie du païs de Has-baye. Lepremier Seigneur de Warfufée dontilfoit faitmention,eft Othon , qui portoitpour armes de gueulles Jèmé de fleurs de lysd’argent, qui vivoit en 1102, & que Hémericourdit avoir été leplus riche Seigneur du païs de Hasbaye. Liebert fon fils aquitencore les grands biens de la Maifon d’Awir par fon mariageavec Alix, fille unique & héritière de Hugues, Seigneur d’A-wir, dont il n’eut qu’une fille, qu’il donna en mariage à Raèsde Dammartin, dit à la Barbe, tige confiante de la Maifon deWarfufée. Ce Seigneur étoit frère de Renaud, Comte de Dam-martin & de Bologne, & fortoit des Comtes de Vexin, defeen-dus , félon l’opinion commune, par le Comte Nébelon, desComtes de Madru, Princes du rang royal.
Vers l’an 1212, Renaud, Comte de Boulogne & de Dammar-tin s’attira l’indignation du Roi Philippe Augufte par fa révolté.Raès à la Barbe fon frère, eut part à fa difgrace, & fut obligéde fortir du Royaume. Il fe retira dans le païs de Liège, où ilépoufa Alix de Warfufée, Dame d’Awir, de Lexhi, d’Awans,de Wauroux, de Geneffe, deLimont, de Loncin, de Hermale,de Chaumont, &c. dont il eut deux fils, Liebert, dit Sureat,Seigneur de Warfufée, & Hugues, Seigneur de Lexhi. Lepre-mier donna l’origine à une noinbreufe poftérité ; & celle du fé-cond ne fut pas moins puiffance. Deux de fes principales bran-ches, favoir, celle d'Awans & celle de Wauroux, firent bruitdans le monde par les fanglantes guerres, dites des Awans & desWauroux, qui commencèrent en 1290entre les Seigneurs de cesterres pour un fujet fort léger, & qui ne finirent qu’en 1335,par un traité de paix, dont la caufe eft fort finguliére. L’Evê-que & la ville de Liège, & le Comté de Loots ayant défendules guerres privées, fous peine de la vie, les Seigneurs Chefsde la guerre des Awans & des Wauroux, qui étoient tous dupaïs de Liège & du Comté de Loots, aimèrent mieux s’accom-moder entre eux, que de perdre en obéïffant à cette ordonnancele droit où ils étoient de tout tems de fe faire la guerre. Lie-bert , dit Sureal, fils aîné de Raès à la Barbe, prit le lurnoin deWarfufée, & conferva les armes de Dammartin. Son frère puî-né prit le furnom de Lexhi & les armes d’Awir : de manière queces deux frères eurent des furnoms & des armes différentes, ceque leurs enfans ont fi bien imité, qu’on a vu trois ou quatrefrères porter des furnoms & des armes différentes, que leurs en-fans changeoient fans beaucoup de difficulté. On en voit despreuves dans le Miroir de la Noblejfe de Hasbaye, compofé parJean d’Hémericour, Chevalier de faint Jean dejérufalem, quiécrivoiten 1388 & 1398. & qui mourut fort vieux le 28 décem-bre 1403.
Les premiers Defcendans de Raès à la Barbe ne confervérentrien de commun entre eux que le cri de fa Maifon, qui étoitDammartin. La plupart d’entre eux le quittèrent quelque temsaprès; les uns prirent le cri de Warfufée, les autres d'Awans,& les autres de Wauroux. Ces cris ont fervi en partie à faireconnoître la poftérité de Raès. Une des plus illultres branchesqui foit fortie de Hugues, Seigneur de Lexhi fon puîné, a étécelle de Hell, confidérable dans le Païs-Meffin, par les terresj qu’elle y a poffédées, & à caufe de la part qu’elle a eue au Gou-vernement de la ville de Metz, avant qu’elle cefiàt d’être impé-I riale. Voyez HEU. * Du Bouchet, Maifon de France. Le La-
bou-