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ment du vivant de cet Empereur, ni de fon fils Charles le Chau-ve, teins auquel Pafchafc écrivoit cet Ouvrage. Cette Hiftoireapprend que Walla avoit époufé avant fa retraite, la fille deGuillaume, Duc de Septimanie. Quelques uns ont cru que lemême Walla avoit eu part à la dépolîtion de Louis le Débonnai-re ; mais il y en a qui prétendent le contraire, & leurs preuvesfont impreiüon. Ceux-ci foutiennent même qu’il s’y oppofatoujours forcement. * Fie de Louis le Débonnaire. Eginard, ABaSanBorum Ordinis S. BenediBi , IF fceculi. Bulteau, Abbrégé del’HiJloire de l’Ordre deJaint Benoît, tome 2. Le Père Anfelme, Hi-Jloire de la Maij'on de France.
WALLACE. Voyez W A L L E Y S.
W A L L Æ U S. Voyez WALL (Théodore de)
* W A L L A R T (Vincent) Flamand, né dans le diocéfe deCambray s’eft confacré dans le dernier fiécle à une pénitencetrès-aultére. En 1664, il vint à Paris, âgé d’environ 32 ans,y vécut pendant 34 ans dans une pénitence très-rigoureufe, &pafia les fix dernières années de fa vie fur le Mont- Valérienprès de Paris. Il mourut le 23 février 1704, âgé de 72 ans. Ila toujours été ami & bienfaiteur de Port - Royal, & de ceux quiétoientliez à cette maifon. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
WALLENBOURG, petite ville de Suide. Elle eft furune petite rivière dans le Canton de Bâle, à quatre lieues de laville de Bâle, du côté du fud. * Maty, DiB. Geogr.
W A L L E N D O R F. Voyez WALDERSDORF.
* WALLENROD (Conrad-Tibère de) iffu d’une an-cienne famille noble, fut en 1384 Grand - Commandeur, en 1388Grand Maréchal, & en 1390 Grand-Maître de l’Ordre Teuto-nique dans la Prude. Dès qu’il fut revêtu de cette dignité, ilmarcha contre les Lithuaniens avec une armée de 64000 hom-mes; mais il eut le malheur de la voir périr par la pede & parle fer. Cela le toucha fi fort qu'il en devint forcené & mourutle 25 juillet 1394. * Gr. DiB. Univ. Holl.
W A L L E N S T A D T. Voyez WAHLESTADT.
W A L L E N S T E I N. Voyez W A L S T E I N.
* WALLER (N. .. .) Poète Anglois , floridoit dans ledernier fiécle. Ses vers ont une douceur & une harmonie quilui font particulières. 11 étoit fort lié avec la Duchede Maza-rin, & avec M. de S. Evremont. M. de La Fontaine l’appelleY Anacréon d’Angleterre. Il n’écrivoit que pour fon amufement,celui de fa Maîtreffe & de fes amis. Il fit cependant fur la finde fa vie, qui fut très-longue, un Poëme fur l’Amour divin enfix Chants, & quelques autres Poëfies pieufes. M. Arouet deVoltaire fait le portrait de M. Waller dans fes Lettres Pbilofopbi-que s. * Voyez le Supplément de Paris 173 6 .
W A L L E S, le Nouveau Nort Walles, contrée des TerresArétiques. Elle eft fituée fur la Mer Chriftiane, au nord duNouveau South - Walles. Les Anglois qui ont découvert cespaïs, leur ont donné des noms conformes à leur fituation; l’unau nord, & l’autre au fud de la Mer Chriftiane. * Maty, DiB.Géogr.
* W A L L E Y S (Guillaume) que le Grand DiBionnaire Uni-verfel Hollandois nomme WALLACE, d’une Maifon peu il-luftre, & d’une fortune encore plus médiocre, mais d’un génietrès - élevé. Ce généreux Ecodois, quoique peu autorifé parmifes Compatriotes, entreprit de relever fa patrie de l’abyme demifére où Edouard II, qui en avoit fait la conquête, l’avoit ré-duite, pendant que les perfonnes du premier rang, divifées pardes faisions, ou fuivant le parti du Vainqueur, travailloient àl’envi à faire durer fon efclavage. Les Auteurs Ecoflois font decet homme illuftre un portrait qui le rend comparable aux plusgrands Héros, & trouvent â peine des termes allez relevez pourfaire connoître fon mérite. Cet homme, quoiqu’â peine connuen Eco fie, ayant pris la réfoludon de travailler à la liberté defon païs, affembla dans ce deffein un petit nombre de troupes,avec lequel il fit de fi merveilleux progrès, qu’on ne fait cequ’on doit le plus admirer, ou la hardieflfe de fon entreprife,ou lefuccès dont elle fut d’abord accompagnée. Tous ceux quifoupiroient après la liberté, voyant qu’il y avoit un homme al-lez hardi pour fe mettre à leur tête, coururent en foule fous fesdrapeaux, & formèrent bientôt une armée confidérable. _ Avecce fecours Walleys attaqua les places dont les Anglois étoient lesmaîtres, & leur infpira une telle terreur qu’à peine fe trouva-t’ilquelque place qui voulût attendre les dernières extrémitez. 11ne leur laiffa que la ville de Barwick. Ces heureux fuccès don-nèrent à fon armée une fi grande admiration pour fa vertu, quefans s’arrêter aux formalitez ordinaires, elle le déclara Régentdu Royaume. Edouard , qui étoit alors en F'Iandre , revintpromtement en Angleterre & marcha en diligence contre les E-colfois à la tête d’une puiffante armée qui défit celle de Waleys,lequel fe retira avec le débris de fon armée, derrière les maraisdu nord, où il n’étoit pas poffible de le pourfuivre. La jaloufiedes Seigneurs Ecoflois avoit été une des principales caufes de fadéfaite, & étoit préjudiciable aux intérêts du Royaume. Celadétermina Walleys à fe démettre de la Régence, & depuis cetems-là il n’agit plus que comme particulier. Cela fe pafia en1298. En 1303, ce brave homme fut par une infigne trahifonlivré entre les mains d’Edouard, qui pour épouvanter les Ecof-fois par le fupplice de Walleys, qu’il regardoit comme l’uniqueauteur de leur révolté, le fit juger, condamner & exécuter com-me coupable de haute trahifon, & ordonna que les quatre quar-tiers de fon corps fuflent expofez dans quatre des principalesvilles d’Angleterre. Ce cruel traitement n’a pas empêché que lapoftérité ne lui ait rendu la juftice qui lui eft due, & que lesgens non prévenus ne le regardent encore comme un Héros quiétoit digne d’une meilleure fortune. * M. de Rapin - Thoyras,Hifl- d’Angleterre, tome 3. I. 9. p. yi. 72. 73. 74; 81 Êf 82.
W A L LI A , Roi des Goths en Efpagne. Voyez V A L-LIA.
W A L.
W ALLINGFO RD (Jean) Hiftorien Anglois, a écritdes Chroniques des Rois d’Angleterre, qu’il a ramalfées en unlivre, dont les Manufcrits étoient gardez dans la Bibliothèquedu Baron de Lumley. * Pitfeus.
WALLINGFORD, ville d’Angleterre dans la contréedu Comté de Bark, qu’on appelle Morten, fituée fur la Tamife.C’elt une ville ancienne, & qui étoit autrefois extrêmement for-te. C’eft la Gallena ou la Caleva Atrebatum des Anciens, capita-le des Atrébatiens, puis des Saxons, qui habitoient dans ce Com-té. Elle a eu autrefois un mille de tour fans les remparts ; é-toit défendue d’un fort château, & contenoit douze paroiffes.Mais en 1348, elle fut fi défoléepar la pelle, qu’elle n’a main-tenant qu’une églife de relie & très - peu d’Habitans. On ne voitplus que les mafures de fes remparts : elle a pourtant encore leprivilège de députer deux Memores au Parlement. Elle eft à 38milles Anglois de Londres. * DiB. Anglois.
W A L LIS (Jean) fameux Mathématicien Anglois , né en1616, â Ashford dans le Comté de Kent, où fon père étoit Pré-dicateur, fit fes études au Collège dEmanuel à Cambridge. IIfut enfuite Miniftre de l’Eglife de S. Martin, & depuis d’une au-tre Eglife à Londres du tems de la rébellion. En 1649, il futnommé Profcffeur Savilien en Géométrie dans l’Univerfité d’Ox-ford, & prit le dégré de Doéttur en Théologie. En 1657, ilobtint la charge de Garde des Archives, tint celles de I’Univer-fité dans un fi bon ordre, & conduifit les procès avec tant deprudence & de dextérité, qu’il ferma la bouche à tous ceux quilui envioient cet emploi. Il fut aulïï un des premiers qui contri-buèrent à l’établiflement de la Société Royale des Sciences àLondres. 11 étoit petit, mais bien fait, fon efprit vif; fes for-ces ne diminuèrent point avec l'âge, & fa vue étoit fi bonnequ’il ne fe fervit jamais de lunettes. Il mourut â Oxford le 28oftobre 1703, âgé de 87 ans, ayant commencé quelques joursauparavant, quoique prefque fans douleur, à fentir qu i! appro-choit de fa fin. Comme il y avoit très-peu de perfonnes quipufient aller de pair avec lui, & que c’eft avec raifon qu’on luidonne rang parmi les principaux Mathématiciens de fon fiécle,il a aufli enrichi la République des Lettres d’un grand nombred’Ouvrages. En voici les titres: Aritbmetica ; De Seâionibus Cc-nicis; Aritbmetica infinitorum; (Ifmaël Bullialdus fit depuis ungrand Commentaire fur cet Ouvrage.) Meclanica; Algebra; &quelques autres petits Traitez. Il a aufli publié divers Ouvragesdes anciens Mathématiciens avec des Verfions Latines, commefont quelques pièces d’Archiméde; Ptolomai Harmonia; Arijlar-cbus Samii de dijiantia Solis (ÿ Lunœ ; Porpbyrii Commentarii inHarmoniam, £?c. Toutes ces pièces furent enfuite impriméesenfemble entrois volumes in folio, qui contenoient aufli fes Ou-vrages de Théologie, qui font, De S. Trinitate; De SabbatboCbrijliano; Commentarius in Epijlolam ad Titum ; De titulis Pfalmo .rum; De Melcbijédeko; De jobo, iÿc. On y a aufli ajoûté fesOeuvres mêlées, comme, Grammatica Anglicce Linguœ cum DijcurfuPbyjico de loquela-, Logic a ; DiverJ'es pièces contre Hobbes, dont il adémontré la craffe ignorance dans la Philofophie & dans les Lan-gues. Il poflfédoit aufli une Science particulière pour déchiffrerles lettres écrites en chiffres. Il s’eft rendu par là utile non fea-lement à fa patrie, mais aufli à des Princes étrangers qui é-toient bien avec l’Angleterre. L’Eleéleur de Brandebourg luienvoya en 1663 une chaîne d’or avec une médaille en récom-penfe d’un fervice de cette nature qu’il lui avoit rendu. * Di-Bionnaire Anglois.
* WALLIUS (Gilles) de Bruges, Doéteur en Théologie& Profelfeur dans l’Académie de Louvain, a publié ParcenefuAntiquitatis contra novorum Dogmatum SeBatores ; Oratio de veraEccleftæ pojleritate. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 30.
WALLIUS (Jacques) Jéfuite Flamand, né à Courtrayl’an 1599, mort vers l’an 1680, célébré Poète Latin, dont lesPoëfies ont été recueillies en un volume , & divifées en neuf li-vres, favoir, deux de pièces Héroïques ; un de Parapbrajes eavers Hexamettres fur Horace; deux d ’Elegies; un autre, fous letître d’Olivier de la Paix, qui eft aufli compofé d’Elégies; & troisd’Odes. Elles furent imprimées à Anvers l’an 1656, in oBavo ;l’an 1657, in douze, & l’an 1669, &c. * Baillet, Jugemens desSavans, &c. tome 4. partie 2. p. 434. n. 1531. édit. d’AmfterdaiaI 72 S-
W A L O. Voyez G U A L O.
* W A L O N, édifia beaucoup par fa régularité l’Abbaïe deHaumont, aujourd’hui l’Abbaïe de l’Aine. 11 vivoit dans le XIIfiécle. Il étoit Flamand & fon vrai nom étoit Walrad, qui futchangé en celui de Walon, qui étoit plus doux pour la pro-nonciation. Il fe confacra affez jeune, à la vie monaftique, &en fui vit la profeflion pendant 38 ans, pendant lefquels il futprefque toujours Célérier de fon monaftére. Dieu le priva de lavue fur la fin de fes jours, mais il n’en devint que plus intérieur.11 mourut l’an 1174. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
* WALON-CAFELLE (Pierre) de S. Orner, Prieurdu couvent de l’Ordre de S. Benoît à Bergue-S. Vinox. On ade lui, Inftitutionum Monafticarum libri très ; de Hofpitalitate Mo-nacborum; de Cajibus Monacborum refervatis ; deCauJis £? RemediisCalamitatum Belgii ; Cor.ciones très de fui abnegatione; de PaupertateEvangelica; de Contemplatione ; Catalogus accuratus Abbatum S. Vui-noci. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 7 66 6 f 1&1-
WALONS ou OUALONS, furnom que l’on donneaux peuples qui ont l’ufage de la Langue F’rançoife dans la Flan-dre, l’Artois, le Hainault, &c. Ils ont la réputation d’être ex-cellens Soldats.
* W A L P O ou WALPON, VALPO ou VAL-PO N, ville de l’Efclavonie, au fud & â trois lieues du Drave,au nord & à onze lieues de la Save, & à l’eft & à environ 14.lieues de Pofféga ou Poféga. * Carte de Hongrie, publiée à Am-fterdam fous le nom de M. Deliile. Voyez aufli V A L P O N.
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