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V A C.
attendus, avoient été retenus par quelque empêchement#Ayant un jour repris une Religieufe de quelque relâchement,elle le décria fi fort dans la Maifon, qu’il fut obligé d’en for-tir. 11 fe retira à Saint-Sulpice par le confeil de M. Vincentde Paul, Supérieur-Général des Prêtres de la Mifllon, s’appli-qua aux Millions dans les villages, & vifita les Prifons & lesHôpitaux. Depuis il fut engagé parM. deRenti à fe confacrerau fervice des pauvres de l’Hopital-Saint-Gervais, parmi les-quels il trouva de grands fujets d’exercer fa patience, tantôtfur des Soldats dépouillez de tout fentiment de Religion, &fouillez de crimes ; tantôc fur des Enfans prodigues, tantôt furdes Moines vagabonds & fur des Eccléfiaftiques vicieux. Ladureté avec laquelle il traitoit fon corps, lui caufa une mala-die dont il feroit mort, fi la veine du bras, dont il avoit étéfaigné, ne fe fût r’ouverte, lorfqu’on s’y attendoit le moins,& ne lui eût rendu la fanté, après même que l’on eut dit pourlui les prières des agonifans. Cet accident fournit un fort ar-gument à ceux des Médecins, qui croyent qu’il n’y a point demeilleur remède que des faignées abondantes. La continuationde fes travaux lui caufa une maladie qui dura trois ans, qu’ilfouffrit avec beaucoup de patience , & qui ne finit que par famort, arrivée le fixiéme Février de l’année 1681, & la 78 defon âge. 11 compofa quatre Livres ; le premier eft l’Exem-plairedes Enfans de Dieu; le fécond eli, la Voje de JéJusChrifl,Fils de Dieu ; le troifiéme eft , 1 ’Artifan Chrétien , ou la Viedu bon Henri; & le quatrième a pour titre, Règlement & Pratïques Chrétiennes en forme de Conftitutions ,pour les Filles & les Veu-ves qui vivent dans le Séminaire des Sœurs de l'Union Chrétienne. 11y a outre cela un petit Ouvrage poithume imprimé à la fin dela Vie, fous le titre de Réflexions que doivent faire les perfonnes quicommunient fouvent. On a auffi promis un Recueil de Lettres é-crites à plufieurs perfonnes qui étoient fous fa direction. M.l’Abbé Richard a écrit fa Vie in douze. Elle fut imprimée à Pa-lis en 1692. L’Auteur y donne l’extrait des Ouvrages dont onvient de parler. * Journal des Savons, tome 20. p. 334.
VAGIE, VATZEN ou VEITZIN, en Latin Vaccia,ville de Hongrie, avec Evêché fuffragant de Strigonie. Elleeft fituée fur le Danube,à cinq milles au deflus de Bude vers lefeptentrion. Les-Turcs en étoient les maîtres ; mais l’an1684> le Prince de Lorraine en ayant défait un grand nombreprès de là, la fit attaquer par le Comte de Staremberg, & lagarnifon compofée de 500 Janiflaires fe rendit à difcrétion le27 Juin. Les Turcs la reprirent fur la fin de la même année.Cette place fut enfuite une de celles fur lefquelles le Séraskierfe vangea de fa défaite près de Gran. Il en fit fauter les for-tifications^ enfuite la démolit par les ordres du Prince de Lor-raine. * Hift. & Defcr. du Royaume de Hongrie, l. 3. 1688. Th.Corneille, DiBion. Géogr.
* VACONITZA ou VACONTZA, bourg de Mos-covie, dans la Province de Jugoric ou Jugora, fous le 67 de-gré de longitude, & fous le 66 degré de latitude. * Carte deMofcovie publiée à Amfterdam fous le nom de M. Delifle.
VACQUERIE ou VAQUERIE (Jean de la) PremierPréfident du Parlement de Paris, qui vivoit dans le XV fiécle,étoit un homme de tête, ferme & intrépide. Il l’avoit faitconnoître en qualité de Penfionnaire de la ville d’Arras, dansla réponfe qu’il fit l’an 1476 aux Députez de Louis XI, Roide France, qui demandoit que les Artéfiens fe foumiflent à luiaprès la mort du Duc de Bourgogne. Il foutint les intérêts dela fille de ce Prince. Cependant il fallut fe foumettre; & cefut d’Arras que le même Roi le tira, pour le mettre à la têtedu Parlement de Paris l’an 1481. Dans ce pofte il foutint fonmême caraétére. Le Roi ayant envoyé des Edits à la Cour pourêtre vérifiez , avec menaces fi l'on n’obéiiïoit ; le PremierPréfident de la Vacquerie,à la tête de plufieurs Confeillers enrobes rouges, alla faire fes remontrances à fa Majefté, quivoyant la gravité,le port & la dignité de ces perfonnages, quivouloient fe démettre de leurs charges, plutôt que de véri-fier des chofes qu’ils croyoient contraires au bien de fon Etat,fit cafter fes Edits en leur prél'ence & les renvoya, les priantde continuer à faire juftice, & leur dit que déformais il n’en-voyeroit point d’Edit qui ne fût jufie & raifonnable. On dit mêmeque le Roi leur avoit ordonné cette vérification fur peine dela vie, &que le Premier Préfident déclara à fa Majefté qu’ilsaimoient mieux mourir, que de lui obéir en cette rencontre.Après la mort du Roi Louis XI, il fit encore des proteftationsfur la Régence, & mourut en 1497. Le Chancelier de l’Ho-pital dit dans une Harangue publique, que La Vacquerie étoitbeaucoup plus recommandable par fa pauvreté, que Rollin,Chancelier du Duc de Bourgogne, par fes richeffes. * Philip-pe de Comines, l. 3. Le Bret, de la Souveraineté des Rois. Bo-din, de la Republ. I. 3. Pafquier, Recherches, 1.2. Bayle, DiB.Crit 2. édit, de 1702.
VACü AC, pals qui confine avec celui qu’on appelle So-falat Altibr, c’eft à dire, la Campagne & la Vallée où fe trouveT or en poudre. Il y a dans ce pals deux villes célébrés, nom-mées Daduab & Iananah, & une grande bourgade, dite Dagda-gab. D’Herbelot, qui en parle ainfi dans fa Bibliothèque O-rientale, ajoute que, félon le Schérif Al-Edrifli, cette Provin-ce, dont tous les Habitans font noirs, n’eft éloignée de l’iflede Langialous, que de deux journées de chemin. Il dit en-core que félon le même Auteur, Gezaïr-Al-Vacuac, qui fontles Ifles de Vacuac, font dans la partie la plus orientale de laMer de la Chine ; qu’au-delà de ces Mes il n’y a rien de con-nu, & que celle de Dbahat ou Dhahi, dont la Mer de la Chi-ne a reçu fon nom, eft une des Mes de Vacuac. * Th. Cor-neille, DiB. Géogr.
VACUNE, Vacuna, Déeffe des Laboureurs, étoit adoréeçomme favorable à ceux qui demandoient du repos. Ils célé-
broientfes Fêtes en Hyver, afin de pouvoir fe repofer aprèsla récolté. * Ovide, Rafles, l. 6. v. 307.
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V ADA, VADI, petit bourg avec un Fort. Il eft dans lePifan en Tofcano, à l’embouchure de la Cécina, & à fixlieues de la ville de Livourne, vers le levant méridional. *Maty, DiBion. Géogr.
* VA DDE R (Louis le) de Bruxelles, fut un habile Pein-tre en Païfages, dans lefquels il a exaétement fuivi les régiesde la Perfpeftive. * Gr. DiB. Univ. Holl.
VADIAN ou VADIANUS, (Joachim) naquit à Saint Gall le 29Novembre 1484, de Léonard von IVart ,Sénateur du même lieu.Après que le jeune Joachim, qui prit enfuite le nom de Vadian,eut fait fes premières études avec fuccès dans fa patrie, il lesalla continuer à Vienne en Autriche. Etant courageux, il felaiffa aller à fon impétuofité, & fit pendant quelque tems leBreteur. Un Marchand de Vienne eut le bonheur de lui fai-re quitter ce criminel penchant. Vadian fe livra dès lors tel-lement à l’étude,qu’il n’avoit d’ordinaire pour fon chevet qu’unVirgile in folio, qu’on voit encore aujourd’hui dans la Biblio-thèque de S. Gall,parmi les Livres qu’il donna à fa patrie. DeVienne il alla à Villac dans laCarinthie, & pour déchargerfon père de la dépenfe qu’il lui caufoit, il fut établi par le Ma^giftrat de ce lieu Précepteur de la Jeuneffe. Quelque temsaprès étant retourné à Vienne, il y fut fait Profeffeur des Bel-les-Lettres. En l’année 1515, il harangùa avec beaucoup d’é-loquence Sigifmond, Roi de Pologne, au nom de l’Univerfitéde Vienne , en préfence de l’Empereur & de deux autresRois, & il fut honoré de la charge de Reéteur de l’Académie.Puis, il voyagea en Pologne, en Hongrie, en Allemagne, &en Italie, & s’étant fait recevoir Dofteur en Médecine, il feretira en fon pals, où il s’attira l’amour & l’eftime de tous fesConcitoyens par fon favoir, par fa candeur, par fa probité,& par fa vertu. L’année après fon retour il fe maria avec Mar-the Grebel, fortie d’une famille noble de Zurich. Il exerça laMédecine avec beaucoup de gloire, & ayant été élevé à lacharge de Sénateur, il s’aquitta de cet emploi avec tant deprudence & d’intégrité, qu’il fut honoré huit diverfes fois dela dignité de Conful de fa patrie. Il contribua beaucoup à laRéformation de fa patrie, & il mourut âgé de 66 ans. 11 étoitfavant en Mathématique, en Géographie, en Philofophie, &en Médecine. Il s’étoit fouvent fait admirer par fon éloquen-ce, & il écrivoit fi bien en vers, qu’il mérita la couronne delaurier que les Empereurs ont accoutumé de donner à ceux quiexcellent dans la Poëfie. Il s’appliqua beaucoup à la Théolo-gie, & réfuta les fentimens de Swenckfeld. Jofeph Scaligermet Vadian au nombre des plus doétes d’Allemagne. Paul Jove,malgré tout ce qu’en a dit Voflius le-fils, loue beaucoup le Com-mentaire de Vadian fur Fomponius Mêla. Voici les vers qu’onfit à fa louange:
Virtutis cultor, variâ & preeelarus in arte,
Cofmographus , Medicus, Rhetor, & Hiftoricus ;Religionis amans fana, patrieque falutisVindex, Helvetica Gloria magna plagce.
Les Oeuvres .imprimées de Vadian font, Carmen de LaudibusCœfarum Friderici III patris, & Maximïliani filii ; Epitaphium Ro-dolphi, Epifcopi Herbipolenfis ; Ecloga cui titulus Fauftus, contra in-vidos quofdam ; Elegia de Vadianorum fanutiœ Infignibus à SigiJ'mondoI, Romanorum Rege, donatis ; Elegia, qua certamen fuum cum mortedeferibit ; Ode in Laudem Dominicte RefurreBionis ; Sylva de Lautli-bus Patrie ; De Foètica, & Carmïnis Ratione liber ; Commentaria inlibres très Pomponii Mêla,defitu orbis;Epiftola ad Rodolphum AgricolamJcripta, ubi explicatur locus apud Flinium de Doirante & Pygmais, delongitudine Gabbaris, & quid fit Uncia; Locus Perfii ex Satyrâ pri -mâ, v. 95. Siccoftam longo fubduximus Apennino; De Antipodtbusmulta ; De Laça Acronio, & Veneto;Locus Lucaniex libro 6. v. 352.de Dorio ; Locus Virgilii ex primo Georgicorum, de Vertice AuftrinolScholia in fccundum C. Flinii librum Naturalis Hiftoria ; Epitometrium Terre partium, Afice, Africa, & Europe, compendtariam lo *corum deferiptionem continent , precipuè autem quorum in ABis Lu-cas Evangelifta Ëf Apoftoli mennnere ; Aphorijinorum libri Jex, deconfideratione Euchariflia, de fententiis videlicet J'uper hac re contro-verse , de Sacramentis antiquis & novis, deque verbo, fymbolis , &rebus, item de vero veri corporis Domini efu , de Transfubftantiatio-nis Dogmale , & veritate corporis Chrifii humani, prœterea qualisfuerit ritus Cœna veteribus, rurfus per quos, quomodo, & quibustemporibus , is ceremoniarum accejfione auBus atque immutatus fit ; E-piftola qua explùat Quaftionem, an corpus Chrifli propter cottjunBio-nem cum verbo infeparabilem aliénas a corpore. conditiones fibi fumât ;Epiftola ad Johannem Zuiccium Conftantienfis Ecclefia Paftorem, inqua poft explicatas in Cbriflo naturas diverfas 8P perfonam ex diverfisnaturis unam, Jefum vel in gloria veram cjfe creaturam demonjlratur ;Antilogia ad Gafparis Schwenckfeldii argumenta in libellum, quiab eoSummarium injeriptus eft, collcBa; Pro ventate carnis triumphantisChrifli Anacephaleofis contra tredecim infignes G. Schwenckfeldii erro-res; Confilium contra peftem; Epiftola de obfcuris yerborum fignifica-tionibus ; Antiquitates Alamannica ; Liber de Chriftianifmi etatïbus ;Epiftola de Conjugio fervorum apud Alamannos. Il lailfa plufieursautres Ouvrages qui n’ont pas été imprimez, & dont on peutvoirie Catalogue dans Melchior Adam. * De Ihou, Hift.Melchior Adam. Scaliger. Teiifier, Eloges des Hommes Savons,tome 1. p. 65. ëf fuiv. édit, de Hollande x7 1 5-VADO ou VAI, Fortereffe avec un port, fituée fur lacôte de Gênes, environ à deux lieues de Savone, vers le cou.
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