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tuée à 43 degrez cinq minutes d’élévation, & s’étend de la lon-gueur de trois lieues d’Allemagne du nord-eft au fud-eft. Laplus grande partie de la terre de cette ifle eft fablonneufe & fté-rile, & vers le rivage elle ert ou couverte de coquilles, ou ma-récageufe. * Oléarius, Voyage de Mofcovie fc? de Perje, l. 4.
TZETZE’S (Jean) Poète Grec, vivoit vers l’an 1170.L’Hiftoire Mêlée, dont il a donné treize Chiliades, eft écrite envers libres qu'on appelle ordinairement politiques ou populaires ;mais ils ne font pas du genre des ïambes, comme plufieurs l'ontcru. Il paroît du fafte & de l’arrogance dans le ftyle de Tzetzès,& on a peine à fouffrir tant d’inutilitez fades & ennuyeufes,qui font répandues dans tout fon Ouvrage. On a imprimé à Bâ-le, des Epigrammes Gréques de ce Poète, avec quelques compo-rtions d’Héraclide de Pont. Jean Tzetzès a mieux réüflî dansla Grammaire & dans la Critique, que dans la Poëlie. Il nous adonné de très - bonnes Scholies fur Héfiode. * Nicolas Gerbe-lius, Prœfat. in Tzetzœ Hiftor. Polit. Olaüs Borrichius, Differt.de Poè’t. Grœc. Baillet, Jugement des Savant, £?c. tome 3. partie2 .p. 449.». 207. édit. cPAmfterdam 1725.
TZETZE’S (Ifaac) frère du précédent, a publié fous fonnom, des Commentaires fur le Poème de Lycophron, appellél’Alexandre ou la Cajfandre , quoique cet Ouvrage appartienneà Jean Tzetzès, qui en avoit gratifié fon frère Ifaac. Il y adans ces Commentaires une infinité de chofes utiles, pour en-tendre l’Hiftoire & la Fable, & qui peuvent fervir même à l’in-telligence de divers endroits obfcurs & difficiles, qui fe rencon-trent dans les autres Auteurs. On y trouve aulfi des éclaircifie-mens importans fur la Langue Gréque, & fur diverfes Maximesdes Philofophes. * Arnoldus Arcenius Peraxilus, ou Arnaud deLens, Epijl, ad Lycopbr. Gerbelius, Prœfat. in Hijl. Joan. Tzet-zœ. Baillet, Jugement des Savant , £?c. tome 2. partie 1. p. 325.n. 294. Note de M. de la Monnoye, édit. d’Amfterdam 1725.TZIBHON- Voyez T SIB H O N.
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TZORNOGAR, petite ville que le Grand - £)uè de Mo-fcovie fit bâtir en 1627, contre les defordres que les Cofaqueicommettoient en ce lieu-là, où ayant furpris une caravane dequinze cens Mofcovites fur le Wolga, ils la pillèrent toute, &tuèrent fept ou huit cens hommes, avant que l’efcorte, quiavoit pris le devant, & dont les Cofaques avoient laiffé paifetles Soldâts fans etre fortis de leur embufcade, la pût rejoindre,à caufe que la rapidité de la rivière l’empêchoit de remonter avecla diligence nécelfaire pour la fecourir. Elle fut bâtie d’abordune demie-lieue plus bas qu’elle n’eft prèfentement; mais lesgroftes eaux ayant fait ébouler la terre le long du bord en figrande quantité, qu’ilfembloit que le cours du Wolga en fût enquelque façon détourné, & qu’on auroit peine à aborder à laville, on la transféra au lieu où on la voit aujourd’hui. Elle eftfituée fur une rive fort élevée du côté droit de la rivière, écfortifiée de huit tours de bois, & d’un rempart de grofles plan-ches, fans avoir d’autres Habitans que trois ou quatre cens Sol-dats qu’on y entretient pour la confervation du pais contre le*courfes des Cofaques & des Tartares Kalmukes. La ville eftquarrée, & à chaque coin eft une guérite, pofée fur quatre grof-fes perches pour les Sentinelles, qui découvrent de là une gran-de plaine à perte de vue, fans bois & fans aucune éminence.On l’appelle aulfi Tzernoyiar , & Micbaëlo-Novogrod. * Oléarius,Voyage de Mofcovie & de Perfe , l. 4.
TZUCÔNI, petit païs du Japon dans Pille de Niphon,avec une ville principale, nommée aulfi Tzuconi. Antoine Car-din la place entre les Royaumes de Farima & d’Yamaxiro, dan*la province de Jetfengo.
TZURULUM, ville ancienne de la Thrace, qui a aulfiété appellée Turulus, Turullus & Turulea. Les Géographes tien-nent que cette ancienne ville, que l’on croit être la même qu’^r-zus, eft celle qu’on nomme aujourd’hui Cbiaurlic dans la Ro-manie.