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Les Ouvrages imprimez que nous avons duTaffe, lont, IlGof-fredo, overu Gierujalemme liberata ; II Rinaldo ; l’Aminta , bavolaBofcbereccia ; Il Tcorijmond, Tragédie; Le Jette Giornate del Mon-da creato ; Le Rime è Projè ; Lettere famigliari ; Trattato del dé-crétant) ; Trè Dialogbi, cioé , Il Mejj'agiero, Il Vorno overo délianobilita , Il Forno Jecondo overo délia nobiiita ; Délia Dignita ; _ IlPadre de famiglia ; Délia Pieta ; Il Beltramo , overo délia Cortejia;Il Angone , overo délia Pacte ; Il Manzo, overo deli’ Amitizia ;La Molza, è dell’ Amore; Il Cavalière Amante, é delta Gentil-donna amata ; Il Forajliere Napolitano , overo délia Gelojia; LaCavaletta, overo délia Poëjia Tojcana ; Il Gonzago, overo del Pia-ter bonejlo ; Il Gonzago Jecondo, overo del Giuoco ; Il Romeo, overodel Giuoco; Il Malpiglio, overo delta Carte; IlCataneo, overo de glildoli; IlGianluca, overo delle Majchere; Uialogo del! Imprefe ; Trèdijcorji del Poëma Heroico , e délia arte Poëtica ; Apologia in difej'adelta J'ua Gierujalemme liberata, con alcune altre Opéré in difejadel Ariojlo ; Conclujioni amoroje ; Il Secretario ; Délia fortuna; Can-zone delta Coronazione del Duca Fincenzo Gonzagua ; Lettera nellaquale Ji parangom l’Italia alla Francia ; Orazione fatta nelï aprirjideli' Academia Ferrarefe ; Lezione recitata nell’ Academia Ferrare-Je; Rfpojia aile oppojizioni jatte alj'onnetto, &c. 11 y a aulfi delui quatre volumes in quarto d’Oeuvres poithumcs, contenant,Del Giuditlo j'opra la J'ua Gierujalemme da lui metejimo riformata,due libri; Poëjie varie ; RiJ'poJla di Rama, aPlutarco; Il Ficino, ove-ro deli Arte ; Il Portio, overo délia Firtu ; Il Minturno , overodélia Bellezza; Il Cataneo, overo delle Conclujioni ; Il Malpiglio Je-condo, overo del fuggir moltitudine; Il Conjlantino, overo délia Cle-menza; Orazione in Iode délia Serenijfima Cafa di Medicis; Letterapolitica , al Signer Giulio Giordani; Lettere poëticbe cf fumiharedivijeintrè libri. * Jaques Philippe Thomafin, in Elog. Illuji.Patav. Lorenzo Craffo , Elog. d'Huom. Lett. Fie du Taffe, parl’Abbé Charnes. Fita del Tajfo, par Jean - Batifte Manfo. Ména-ge, Antibaillet, tome i. Teiiüer, Eloges des Hommes Savons, tome4 : p. 207 — 232. édit, de Hollande 1715. Le Père Niceron, Mé-moires pour fervir àl’HiJl. des Hommes Illujires, tome 25 ,p. 43 — 92.
La conteftation qui s’étoit émue en Italie fur la lin du XVI■fiécle, & le commencement du XVII, entre les partifans duTalfe & ceux de l’Ariolte, touchant la préféance au ParnaffeItalien, femble être entièrement finie; & malgré le jugementde Meneurs de la Crufca, & de quelques particuliers de moin-dre confidération , le Taffe eft aujourd’hui enpoireflion du pre-mier rang fur tous les Poètes de fa Langue ; & ce qui fait lepoint le plus folide de fa gloire, c’eft qu’il n'y eft point arrivépar la faveur. Les Ouvrages qui lui ont acquis cette Princi-pauté font dans le genre Héroïque ou Epique , fa JeruJ'alem dé-livrée , ou le Godefroy ; fa jérujalem conquije ; fon Rinaldo ouRenaud; & les jept journées de la création du monde; dans legenre Dramatique, la Tragédie de Torijmond; dans le Bucolique, la Pailorale d'Aminte ; & dans les autres genres , ungrand nombre de vers qu’on appelle de petite efpéce, & quiconfident en Chanfons, Sonnets, Madrigaux, Epigrammes &autres rimes, dont le recueille divife en neuf parties, fansparler d’un grand nombre de Poëfies en profe qu’il a compofées.Le catalogue de tous fes Ouvrages généralement fe trouve, 1.dans le tome des Eloges de Tomafini, qu’on ne peut diitin-guer de l’autre qu’en l’appellant de petit papier, ou en le da-tant de l’an 1630; 2. dans le Théâtre de Ghilini ; 3. dans le
premier tome des Eloges de Lorenzo Craffo; 4. dans la Biblio-thèque Napolitaine duToppi; 5. dans les additions deM. Teis-fier, aux Eloges de M. deThou, tome 4. La jérujalem déli-vrée a donné matière de parler & d’écrire à un nombre infi-ni de personnes, tant en Italie qu’en France, & dans quelquesautres parties de l’Europe.
T A S S I L O N. Cherchez THASSILON.
T A S S l N G : c’eft une fort petite ifle, où il n’y a que
‘quelques villages. Elle eft dans la Mer Baltique, entre l’Ifle deî’yonie & celle de Langeland. * Maty, Diction. Géogr.
T A S S I U S (Jean Batifte) de Bruxelles, Libre Baron duSaint Empire , fut Confeiller Privé de Dom Juan d’Autriche,Ambaffadeur de Philippe II à la Cour de France. 11 a écriten huit livres l’IIiftoire des Troubles des Païs-Bas, jufquesà l’an 1598. Cet Ouvrage n’étoit encore qu’en Manufcrit dutems de Valére André, Bibliotb. Bélgica, p. 454.
T A SS O, iile de l’Archipel vers l’Europe, appellée au-trefois Tbajfos ou Tbalajfia ., eft à une grande lieue de la terreferme de la Roman ie. Son circuit eft à peu près de fept ouhuit lieues, & fon terrein eft fort inégal; moitié plaines, moi-tié montagnes. Les montagnes de la partie méridionale renfer-ment des carrières, d’où l’on tire un marbre admirable, & fontcouvertes de plufieurs vignobles, dont le vin eft excellent. Ils’y voit un grand nombre de pins & de fapins. On y trouveencore quelques monceaux d’écume de métal, qui montrentqu’il y avoit autrefois de bonnes mines. En effet, Philippe deMacédoine & Alexandre le Grand en retiroient 80 talens tousles ans. Cette ifle avoit été une Colonie des Phéniciens quiy bâtirent la ville que l’on y voit encore, mais dans un étatbien différent de fon ancienne fplendeur, quoiqu’elle foit allezbien peuplée. Avant que les Vénitiens y arrivaffent , on lanommoit Cbryfe à caufe de fon or. Tbas lignifie auiïï en Phéni-cien une lame d’or, & c’eft de là que vient le nom de l’Ifle. *Bofchim, Arcbipelag. Bochart, Cbanaan. I. 1. c. 40.
T A S S O (Bernard) & T A S S O (Torquato) Foyez TASSE,
T A S S O N I (Alexandre) Poète Italien, natif de Modéne.étoit de l’Académie des Humorijles; & pour fe rendre célébréil affefta de critiquer les Ouvrages de Pétrarque dans des ob-férvations, où il n’oublie rien pour le décrier & le tourner enridicule. 11 entreprit aufii de critiquer Homère de la mêmemanière , & ramaffa, à ce qu’il difoit, environ cinq cens fen-rences de ce Poète, pour prouver qu’elles étoient contre le bon
T A S. T A T.
fens, ce qui lui acquit plus de mépris que de réputation ; maisle Poème Héroï-comique qu’il fit de la guerre qui s’étoit for-mée entre les Modénois & les Bolonois en Italie, au fujet d’unfeau qui avoit été pris, & qu’il intitula, la SeccbiaRapita , futparfaitement bien reçu. On dit que c’étoit un homme fi bizar-re, qu’il vouloit fe faire peindre avec une figue à la main, àdeffein de faire connoître qu’après tout l’attachement qu’il avoiteu auprès des Grands, il n’en avoit jamais profité de la valeurd’une figue. Son Poème du Seau à été traduit en François parPierre Perrault. Lorsque Taffoni fut devenu plus avancé enâge, il quitta ces fortes d’exercices, & fe mit à compofer uneHiftoire Eccléfiaftique, qu’il a continuée depuis la naiffance deJefus- Chrilt jufqu’au XV fiécle , & où il fait paroître en beau-coup d’endroits des fentiinens contraires à ceux de Baronius.U mourut en 1635 , à Modéne, où il s’étoit retiré près du Prin-ce de ce lieu , qui l’avoit fait fon Confeiller. * Jan. Nie. E-rythræus , Pinacotb. Fir. Illuji.
* T A S Z U C K 1 (Staniflas) de l’Ordre des Chevaliers enPologne, paffa une partie de fa vie à la Cour de l’EmpereurCharles - Quint, & y fut eftimé; mais dans la fuite il fe rarigeaparmi les Sociniens, ôt foutenoit que le Fils de Dieu n’avoitpas été avant la Vierge Marie. On a de lui Prœfatio ad Stanis .laum Szafranceium Cajtcllanum Sendoinirienjem in M. Czecbovicii ju-dicium Juper Catecbeji Pauli Giiovii; Difcours Latin à Etienne Roide Pologne dans la caufe d’Alexis Rodecius Imprmeur, retenu enprifon, & qui fut enfuite mis en liberté. * Foyez le Supplémentde Paris 1736.
T A T A ou D O T E S , petite ville fortifiée. Elle eft dansle Comté de Kornore, dans la Baffe Flongrie , à quatre lieuesde la ville de Kornore, vers le midi. * Maty, Dict. Géogr.
T A T A R, riviere. Foyez T A R T A R.
T A T A R S, peuple. Foyez T A R T A R E S.
* T ATFRiDUS, Religieux du Monaftére de Phare, bâ-ti par Sainte Hilda, a été l’ornement de l’Eglife Anglicane versl’an 680, félon le fentiment de ceux qui en parlent, qui le fontpalier pour le plus illuftre de fon fiécle en fcience & en vertu. IIfut nommé à l’Evêché de Worchefter; mais il mourut avant qu’ilen eût pris poffeifion. * Pitfeus. Béda. Léland.
T A T 1 E N, Tatianus, furnommé l 'AJjyrien, du nom de fapatrie, fut un habile Orateur ou plutôt Philofophe, Difciple deS. Jultin. 11 demeura attaché à l’Eglife tant que fon Maître vé-cut ; mais après fon martyre, enflé d’orgueil il fe fit Chef d’unenouvelle Serte. Il compofa un grand nombre d’Ouvrages, &entre autres un Traité pour les Chrétiens contre les Gentils, im-primé en Grec & en Latin à la fin des Oeuvres de faint Juftin &dans ies Bibliothèques des Pères. Il y a dans cet Ouvrage plu-fieurs erreurs. 11 y parle de la génération du Verbe en des ter-mes qui peuvent favorifer l’Arianifme. 11 tient que les Anges &les Démons font compofez de corps & d’ames, & il foutient quel’ame meurt & qu’elle reffufeitera avec le corps. On donna à faSe été le nom d'Encratites ou Continent. 11 difoit qu’Adam étoitdamné; condamnoit le mariage, & foutenoit diverfes autres er-reurs. 11 avoit compofé une Harmonie des quatre Evangéliftes,dite DiateJJ’aron, où il avoit omis tout ce qui prouvoit la véritédu corps & de l’humanité du Fils de Dieu. On lui attribue unautre Ouvrage intitulé de la PerfeStion félon le Sauveur, laquelleil faifoit confifter à s’abilenir du mariage, & de plufieurs chofesque l’ÿvangile enfeigne être permifes. On n’a préfentement deTatien que fon Difcours contre les Gentils; car la Concorde quiporte fon nom n’eft point de lui. Le livre de la Perfection, citépar faint Clément d’Alexandrie, n’eft pas venu jufqu’â nous,non plus que fon Traité fur les endroits difficiles de l’Ecriture-Sainte , cité par Rhodon. Cherchez E N C R A T I T E S. * S.lrénée, l. 1. c. 30. Tertullien, de Prcefcr. c. 52. Clément Ale-xandrin, Strom. I. 3. c ÿ Pœdag. I. 2. c. 2. Origéne, in Celfum,l. 2. Eufébe, in Cbron. A. C. 172. £? in Hijl. I. 4 5. S. Epi-
phane, Hær. 46. S. Auguftin, Philaftre & faint Jean de Damas,de Hær. Théodoret, Hær. Fab. I. 1. Saint Jérôme, Catal. de Fir.Illuji. c. 29. Baronius, in Annal. Bellarmin, de Script. Eccl. jjc.M. Du Pin, Bibliothèque des Auteurs EccléJiajiiques du fécond Jiécle.
* TATIEN, Gouverneur d’Egypte fous Valens en 367,eut divers emplois, fous les Empereurs fuivans. Il en eft fou-vent parlé dans l’un & dans l’autre Code. * Jac. Gothofredi»Projopogr. Codicis Tbeodojiani.
TATIEN (Jules) Foyez TITIEN.
T A T I U S, Roi des Sabins, indigné de ce que les Romainsavoient enlevé les filles de fes Sujets, leur fit une guerre qui futcommencée & terminée par la prudence de ces femmes, la qua-trième année de la fondation de Rome, & l’an 750 avant JefusChrift. Trois ans après, une alliance folemnelie fut jurée entreles Romains & Tatius. Ce dernier s’établit à Rome, quittantfon ancienne demeure de Cures, d’où les Romains prirent lenom de Quintes. 11 fut affaflîné fix ans après, & on crut quec’étoit par ordre de Romulus, à qui ce partage de domination &de commandement ne plaifoit pas. * Tite-Live, /. 1. Plutar-que , in Romulo.
T A TI U S (Achille) d’Alexandrie, a écrit un livre de laSphère, dont la plus grande partie femble être un fimple Com-mentaire fur Aratus, très - célébré parmi les Anciens, & qui eftcité l’an 354, par Julius Firmicus dans fon Traité dé jà Sphère.Pierre Viftorius, qui avoit tiré cet Ouvrage Manufcrit de la Bi-bliothèque des Ducs de Florence, le fit imprimer le premier; &depuis, le Père Pétau l’a traduit en Latin. On lui attribue en-core quelques autres Ouvrages, comme les Amours de Leucippa& de Clitophon, que Jérôme Commelin tira de la BibliothèquePalatine, pour les donner au Public, & qu’Annibal Cruvius deMilan, traduifit en Latin. Saumaife a publié ce livre avec desNotes. Suidas dit que ce Tatius fut Payen, puis Chrétien &Evêque. Photius parle de lui en fa Bibliothèque, Coi. 87.