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Ihboîê, e’eft à dire, les Tabernacles, où il y a treize Quations &autant de Réponfes. * Woltius, Bibliotb. HLébr.
TAMACLATI, TA MA C R A Tl, anciennement A-■poilinis Fanum, bourg de Barbarie dans le Royaume de Tunis. Ileft fur la côte, un peu au Levant de l’emboûchure du Guadil-Barbar & de la ville de Tabarque. * Mat y, Dièt. Géogr.
T A M A GA, rivière de Portugal, prend fa fource dans la
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Gallice; & après avoir coulé quelque tems dans la province deTra-los-Montes, elle la fépare de celle d’Entre Douro & Minho,& fe décharge dans le Douro à cinq lieues au deffus de Porto.* Maty, Di et. Géogr.
T A M A N, petite ville d’Afie dans la Circalfie. Elle eft furle détroit de Cafta, près de la Mer Noire. Cette ville appartientau Turc; & la plupart des Géographes la prennent pour la Con-forme ou Corocondama des Anciens. * Maty, Di et. Géogr.
T A M A R, rivière d’Efpagne. Voyez TAMBRE.
T A M A R ou T II A M A R. Voyez T H A M A R.
T A M A R A C A, ville & ifle de l’Amérique méridionale,forme une Capitanie, ou l’un des quatorze Gouvernemens deÛréfil, & appartient aux Portugais.
T A M A R E, rivière d’Angleterre. Voyez T A M E R.
* TAMARIT, anciennement petite ville de Catalogne,maintenant un village, ell: fitué à l’emboûchure de la Caya, àpeu près à l’eft de Tarragone, dont elle eft éloignée d’environdeux lieues. * Maty, Dift. Géogr.
* TAMARIT, château d’Efpagne dans le Royaume d’A-ragon , vers les confins de la Catalogne. 11 eft à l’eft de Sarago-ce, dont il eft éloigné de 22 lieues.
* T A M A R O, petite rivière d’Italie dans le Royaume deNaples, coule dans la Principauté Ultérieure, & fe déchargedans le Caloré, un peu au deffus de Bénévent.
T A M A R O, fiviére d’Efpagne. Voyez TAMBRE.TAMARROCH, ville ancienne d’Afrique, bâtie fur larivière d’Ommirabi par les Africains, & ceinte de murs & detours à l’antique. Il femble à fa fituation, qui eft entre les Pro-vinces de Duquéla & de Trémécen, & celles d’Efcure & deTedla, que c’eft l’ancien Maroc, dont ceux qui ont écrit l’Hi-ftoire Romaine ont fait mention, étant certain que le Marocd’aujourd’hui a été bâti par Aben-Techifien, & par les Lumptu-nes longtems après les Romains, & depuis la venue des Arabes.Cette ville dépend d’Azamor, & quand le Duc de Bragance laprit pour Emanuel, Roi de Portugal, tous les Iïabitans l’aban-donnèrent , & fe retirèrent à Almédine, où ils ne furent pasmoins incommodez. Cependant elle ne s’eft point repeuplée de-puis , & les Arabes de Charquie errent à préfent par fes campa-gnes , qui font extrêmement abondantes, tant en blez qu’en pâ-turages. Le nom de Tamarroch eft Africain, aufll les bâtimensde la ville femblent-ils avoir été faits par les Bérébéres. On tientqu’elle a été fort peuplée. * Marmol, Defcript. du Royaume deMaroc, tome 2. 1 . 3. ch. 63. Th. Corneille, Di£t. Géogr.
T A M A S A, rivière d’Afie. Elle coule dans la Mingrelie,& fe décharge dans la Mer Noire, au nord de l’emboûchure duFazzo. On la prend pour celle que les anciens nommoient Cba-rijlus, Chariens & Cbarus. * Maty, Di£t. Géogr.
T A M A S S O. Voyez T A M A S U S.
TAMASUS ou T A M A S A, aujourd’hui Borgo di Ta-•maffo, ville de Chypre vers Famagoufte, étoit autrefois en gran-de réputation à caufe de fes mines ; & fur tout de celle d’étain.
* Etienne de Lufignan. Ptolomée. Strabon. Pline.
T A M A Y O (Martin) Soldat Efpagnol, qui fervoit en Al-lemagne dans l’armée de l’Empereur Charles-Quint, l’an 1545,fe rendic célébré par une aftion de bravoure, & par la féditiondont il penfa être la caufe innocente. L’armée de l’Empereurplus foible que celle des Proteftans, commandée par le Landgra-ve de Heffe, étoit campée en préfence des ennemis près d’In-golftadt: un homme de l’armée des derniers, d’une taille deGéant, & qui fe croyoit le Héros de fon fiécle, s’avançoit cha-que jour entre les deux camps, armé d’une hallebarde, & pro-voquoit au combat le plus brave des Impériaux. Charles-Oamtfit faire défenfes fous peine de la vie à tous les fiens d’accepterle défi de cet infolent: ce n’eft pas qu’il le crût fi redoutable-mais il craignoit qu’en cas qu’un de fes Soldats eût du pis Wautres n’en fuffent confternez, & qu’ils n’en tiraffent quelqueaugure fimftre. Ce Fanfaron revenoit tous les jours ; & s’approchant du quartier des Efpagnols, leur reprochoit leur lâchetédans les termes les plus injurieux. Tamayo, fimple Fantaffindans un terce ou régiment de fa nation, ne put fouffrir l’infolence de ce nouveau Goliath. Il prit la hallebarde d’un de fescamarades ; & fe laiffant couler le long des retranchemens, il al-la 1 attaquer; & fans avoir été bleffé, lui porta un coup de hal-ebarde dans la gorge, & le jetta fur le carreau. Il prit enfuitel’épée de ce malheureux, dont il lui coupa la tête, & la portadans le camp. Il fut la préfenter à fa Majefté, & fe jettant àfes piez, il lui demanda la vie. Charles-Quint n’eut aucun égardà la valeur de 1 amayo; & n’envifageant que les fâcheufes fuitesde cet exemple , il voulut qu’il fût paffé par les armes. Lesprincipaux Officiers intercédèrent tous pour un fi brave homme& infirmèrent a fa Majefté qu’elle devoir en cette conjonfture mé-nager 1 efpnt des Soldats, & particuliérement des Efpagnols, quiétoient 1 élite de fes troupes, & fupportoient les mépris avècladernière impatience; qu’il étoit dangereux d’ufer de févérité en
ce«e conjonfture, & de punir une belle aftion comme fi " étoft
un crime, que toute l’atmée s acquittent de fes devoirs avecbeaucoup moins d’ardeur & de diligence, fi les braves eens étoient traitez avec tant de dureté. Le Prince de Hongrie lé
Duc dé Parmf 6 ’ le Légat dU Pape ’ le Prince de Piémont! lecrédit ou leurf ’ u . n ? ot tous c , eu * a fi ui leur naiffance, leurn?mL tU eurs em pl°is donnoient la liberté de parler, nriérent1 Empereur, non de récompenfer la vertu de ce 1 bravé hoSî
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mais du moins de lui accorder fa grâce. L’Empereur, toujoursimplacable, vouloit abfolument qu’on exécutât ce malheureux,qui par une générofité vraye ou fuuffe, ne demanda plus de grâ-ce , lorsqu’on lui eut prononcé l’arrêt de fa morr. 11 fe conten-ta, pendant qu’on le menoit au fupplice, de prendre la tête durebelle; & la montrant à fes camarades, de les faire fouvenirque c’étoit là le crime qui le faifoit périr. II leur préfentoit auflll’épée qu’il avoit prife à fon ennemi, en les priant de la lui paf-fer au travers du corps, afin que les Sujets fidèles ne puffent re-procher à l’Empereur qu’il vengeoit lui même la mort des Pro-teftans , qui s’étoient révoltez contre lui. Enfin, on lui bandoitdéjà les yeux, lorsque les Efpagnols, qui étoient au nombre deneuf mille dans le camp, abandonnèrent leurs faftions, & me-nacèrent l’Empereur des dernières extrémitez, s’il ne pardonnoità un fi brave homme. Ces ménaces féditieufes étonnèrent Char-les -Quint, qui remit la décifion de cette affaire au Duc d’Albe,Général dé fon armée. Ce Duc, tout févére qu’il étoit, futobligé de céder à la néceffité, & de faire grâce à Tamayo, quife retira en Efpagne, moins fameux encore par fon combat, quepar le danger qu’il avoit couru, & par celui auquel l’Empereurfut fur le point d’être expofé lui même à fon occafion. * Bijl.du Duc d'Albe.
T A M B A, ville capitale d’un Royaume de même nom. El-le eft dans le Jetfebgo, dans l’Ifle de Niphon, au Couchant dela ville de Méaco. * Maty, Diiï. Géogr.
♦TAMBRE ou TAMARO, rivière d’Efpagne dansle Royaume de Gallice, coule à peu près du nord-eft au fud-oueft, & fe rend dans l’Océan, au fud-eft du Cap de Finifter-re, dont fon efflboûchure eft éloignée d’environ huic lieues. El-le arrofeNoya, & Muras.
T A M E, bourg ou ville, & rivière du Comté d’Oxford, enAngleterre. Voyez T H A M E.
T AMER ou TAMARE, rivière d’Angleterre. Elle afa fource vers le Canal de Briftol ; & coulant toujours du nordau fud, fur les confins du Comté de Dé von, & de celui deCornouaille , elle fe décharge dans la Manche à Plimouth.* Maty, Dict. Géogr.
TAMERLAN, TAMBERLAN ou TI MUR-EE N C, que l’on explique Timur le Boiteux, & que fes Sujetsfurnommérent Témir Cutbeu, c’eft à dire, Fer heureux, Empe-reur des Tartares, fe fendit formidable fur la fin du XIV fiécle.Les Auteurs Orientaux le font pareiit du Cham des Tartares,auquel il fuccéda ; & d’autres difent qu’il avoit reçu la vie d’unpauvre Berger, & qu’il s’éleva à la fouveraineté par fon courage& par fa conduite. Il fe mit d’abord à la cête de quelques trou-pes , qu’il ramaffa à la hâte, & remporta diverfes viftoires dans lai’erfe. Ce bonheur augmenta fon ambition & fon armée, quifut enfuite de huit cent mille combattans. 11 attaqua fes voifins,fans que. rien lui pût réfifter; & en peu de tems il fournit lesPartîtes, força les murailles de la Chine, fubjugua diverfes pro-vinces des Indes, avec la Méfopotamie & l’Egypte ; & fe vantaenfin d’avoir fous fa puiffance les trois parties du monde : ce quilui fit prendre pour armoiries, OOO. Les Hiftoriens parlentdiversement de fon humeur, de fes inclinations & de fes con-quêtes. Les uns vantent fa douceur, les autres eftiment fonefprit, & les autres détellent fa cruauté. II eft pourtant fûr qu’ilfavoit un peu les Mathématiques, & que la Théologie Mahoméatane ne lui étoit point inconnue ; mais l’éclat de fes viftoires é-toit obfcurci par fa cruauté. En affiégeant une ville, il avoitcoutume de faire mettre le premier jour fur fa tente un étendartblanc, pour témoigner aux Habitans qu’il étoit en état de les re-cevoir avec douceur, s’ils fe rendoient fans réfiftance; le jourfuivant la bannière étoit jaune ou rouge, & cela fignifioit queles principaux de la ville payeraient de leur tête ; enfin le troi-fiéme jour il arborait un étendart noir, poûr témoigner qu’il fe-roit tout paffer au fil de l’épée, & qu’il n’épargneroit ni fexe,ni âge, ni condition. De toutes les viftoires de Tamsrlan, cel-le qu’il remporta fur le Sultan Bajazet, eft la plus confidérable.Ce dernier étoit le Prince du monde le plus fier & le plus ambi-tieux, & traitoit Tanjerlan de voleur & de révolté. Ces difeourslui furent rapportez. Invité par les Princes , que l’Ottomanavoit, ou dépouillez de leurs Etats, ou rendus tributaires, ilréfolut de punir l’orgueil du Prince Turc; & gagna fur lui unebataille, félon quelques uns, près de la ville d’Angorie en Gi-latie, en 1399 , ou plutôt en 1402. Le Vainqueur traita d’abordBajazet avec douceur; mais celui-ci, dont l’orgueil étoit infup-portable, s’en rendit indigne par fes emportemens, fes menace?
& fes mépris, contre la perfonne de Tamerlan, qui le fit met-tre , félon quelques Auteurs, dans une cage de fer, où il s’écra-fa la tête contre les barreaux. Mais le Sieur Péris de la Croix,Profeffeur en Langue Arabe au Collège Royal, Sécrétaire-Inter-préte du Roi pour les Langues Orientales, qui a donné au pu-blic en 1722, la Traduftion de l’Hiftoire de Tamerlan en quatretomes, in douze, écrite en Perfan par un Auteur contemporain,rapporte que Bajazet mourut le 23 mars 1413» d’une attaqued’apoplexie dans le camp de l’armée de Tamerlan, proche dubourg d’Akcheheyz. On dit que ce Prince Tartare envoya desAmbaffadeurs à Charles VI, Roi de France, pour lui témoignerqu’il le confidéroit comme le premier Monarque de l’Occident.C’eft ce que nous apprenons du Moine de faint Denys, qui a é-crit l’Hiftoire de ce régne. Tamerlan mourut, félon le mêmeAuteur, le premier avril 1415 > âgé de 71 ans, & le 36 de fon ré-gne, laiffant 3<5 fils ou petit-fils, fans comprendre les filles. Sesfils partagèrent entre eux toutes fes conquêtes; mais leur répu-tation eft bien au deffous de celle de leur père. Nous avons fonHiftoire écrite par Vattier. L’Auteur que Petis de la Croix atraduit, rapporte encore que Tamerlan n’étoit pas de baffe naif-fance, comme quelques uns l’ont écrit; mais qu’il étoit iflu defane royal, comptant parmi fes ayeuxplufieurs Chams; que fonC 2 P< 5 '